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Réactions d'après match du coach.
14 novembre 2010

Laszlo Csaba (coach RCSC) : "Nous avons joué un football correct. Je pense qu’on n'a pas joué un mauvais football compte tenu des conditions et d'un terrain dans cet état. Mercredi, je pensais que des joueurs comme Losada, Serwy, Cordaro et Kaya allaient pouvoir apporter davantage techniquement et allaient pouvoir créer plus de danger. Mais, après coup, je ne peux être fâché sur personne. Vuorinen et Tshibumbu n’ont pas apporté assez de danger. C’est notre problème. Ils ne parviennent pas à marquer. On ne joue pas un mauvais football jusqu’aux seize mètres. C’était encore le cas ce soir. On est organisé. L’adversaire se crée des opportunités mais ce ne sont pas vraiment des occasions franches. Ce sont des demi-occasions. Et à la 90e minute, il y a une frappe des seize mètres et c’est dedans. Il y a de quoi devenir fou. Le problème est là et je ne sais pas depuis combien de temps c’est comme ça. On ne peut pas toujours blâmer les joueurs. Maintenant, il faut continuer à s’entraîner, être organisé et essayer de jouer un football correct. Je suis attristé par cette situation parce qu’en gagnant aujourd’hui, on pouvait dépasser nos deux opposants directs. Le plus important est de marquer des buts… qu’ils le soient par des attaquants, des défenseurs ou des médians. Je ne pense pas que tactiquement nous soyons mauvais. Non. Nous avons peut-être été plus dangereux que lors des matches précédents. Par exemple, Onür Kaya a une belle occasion. Maxime Brillault a aussi une grosse opportunité à la dernière minute. Quant à l’occasion de Vuorinen, il faut normalement pouvoir la mettre dedans. Mais la question n’est pas de pointer du doigt un joueur. Je ne sais pas depuis combien de temps cette équipe n’a plus marqué sur un shoot au-delà des seize mètres. Cela me rend très triste. J’ai parlé avec le Président. Je lui ai donné mon opinion. On doit faire quelque chose. C’est nécessaire. Je suis déçu pour les gens qui viennent au stade. Aujourd’hui, ils ont applaudi l’équipe. Ils ont encouragé les joueurs. Ils ont réellement été de bons supporters ce soir. Et on n’a pas pu le leur rendre. C’est une très mauvaise situation pour notre club. Le fait est que, ce soir, on perd un match contre une équipe qui n’était pas meilleure. Si l’adversaire est deux classes au-dessus de nous, je n’ai rien à dire. Ou plutôt, dans ce cas-là, je dis « Ok. Félicitations à vous ! Nous avons été très mauvais ». Mais, ce soir et lors des matches précédents, je ne peux pas dire cela, car c’est le même niveau. Parfois, je pense que c’est à devenir fou. Personne ne marque. Si on regarde les statistiques, on compte une victoire, quatre nuls… et seulement neuf buts. Vous voyez tout de suite où est le problème. A l’entraînement, on peut s’exercer, s’exercer encore et toujours. On a aussi besoin de « qualité ». On a beau encourager les joueurs à l’entraînement. Ce qui compte, ce sont les matches. Le stage à Malaga, en Espagne, va permettre aux joueurs de se vider la tête. Ils en ont besoin. C’est pour cette raison que nous allons tenter quelque chose comme ça. Dans la situation actuelle, on doit faire tout ce qui est possible pour se nettoyer la tête. On ne peut pas prendre des joueurs sur le marché. On va essayer de ne plus penser à autre chose qu’au football. Ce n’est pas pour prendre des vacances mais pour continuer à s’entraîner, pour se parler, se retrouver ensemble, pour être plus fort et pour essayer de trouver des solutions. Voilà le but de ce voyage. Il n’y a rien d’autre. Actuellement nous devons essayer tout ce qui pourrait être important pour l’équipe. C’est une décision du Président. Il pense que c’est important de faire quelque chose dans ce sens. Au sujet du passé, je n’ai rien à dire. Chacun sait les erreurs qui ont été commises. Maintenant, on doit aller au-delà de ça. On doit faire tout ce qui est possible pour le club. J’ai entraîné Ferencvaros, l’équipe nationale hongroise, celle de l’Ouganda, Heart of Midlothian, en Ecosse. Ce sont toutes des bonnes équipes, de grandes équipes. Maintenant, on n’arrive pas à gagner un match, on perd des matches, on rencontre tout un tas de problèmes. Vous savez le plus facile pour moi, ce serait de dire « Je m’en vais. Occupez-vous de l’équipe. Trouvez un autre coach. ». Mais je ne pense pas que ce soit la meilleure solution. Non. Aussi longtemps que je verrai une possibilité de sauver cette équipe, de sauver ce club, je voudrai rester. Je vais essayer tout ce qui est possible. Pour cette raison, j’ai parlé avec le Président de plusieurs choses, aujourd’hui, directement après le match. Aussi longtemps qu’on en aura la possibilité, nous ferons le meilleur pour l’équipe. "

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