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Saint-Trond - RCSC : Un p'tit coup dans le "rétro zébré" : À Jean-Pierre et Sylvano…
04 mai 2016

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, attachez bien vos ceintures, le Commandant de Bord de la Zebra Time Machine entame sa manœuvre d’atterrissage sur le terrain du Stayenveld en ce jeudi 6 juin 1985.
Dans quelques minutes, Alex Ponnet va donner le coup d’envoi de cette avant-dernière journée du Tour Final de Division 2 qui opposera St-Trond au Sporting de Charleroi.
Au classement, les Zèbres mènent la danse devant Winterslag, leur plus redoutable rival dans la lutte pour la conquête du second billet donnant droit à la montée alors que le RWDM a déjà franchi le palier en sa qualité de Champion.
Le soleil luit sur des tribunes où quelques retardataires peinent à trouver place. L’ambiance monte dans des gradins envahis par autant de supporters locaux que zébrés.
Éric Van Lessen, un ex-Zèbre (de 1977 à 1979, et, en fin de carrière durant la saison 83-84 où il occupait la double fonction joueur/coach avant de revenir à la tête de l’équipe de 1988 à 1990), devenu l’entraîneur des Canaris, aligne sa meilleure formation tandis qu’André Colasse doit se passer des services de Jean-Marc Brichand qui a abusé de bristols jaunes. Et pourtant, l’entraîneur natif de Jumet ne s’en préoccupe pas davantage pour présenter un onze résolument offensif avec un entrejeu inédit composé de Pascal Horion, Kevin Pugh, Joseph Varrichio et Sylvano Goretti, ce dernier étant appelé à nourrir les deux fers de lance, Jean-Pierre Dhondt et Didier Beugnies.  Devant Benoît Mailleux, le 4 arrière est solide : Freddy Delanghe, Peter Harrison, Salvatore Curaba et Fabrice Silvagni sont prêts à veiller au grain.
Après quelques échanges, Fabrice Silvagni se blesse et doit céder sa place au jeune Denis Barbier qui va s’en tirer comme… un titulaire chevronné. Pendant le premier quart d’heure, les Zèbres sont strictement réduits à défendre leur domaine, plient sous les attaques incessantes des Limbourgeois mais ne rompent point. Ils ripostent tant bien que mal avec un coup franc cadré de Freddy Delanghe mais qui n’inquiète pas Velkeneers. Peu après, St-Trond hérite d’une belle occasion mais Claes expédie le ballon au-dessus du but carolo. Mais au fil de cette première période, il y a de plus en plus d’électricité dans l’air et les Trudonnaires accentuent leur pression sans, toutefois, la traduire au marquoir.
Peu avant la mi-temps, Pascal Horion amorce une action offensive relayée par Kevin Pugh qui adresse un ballon en cloche au-dessus de la défense locale à destination de Didier Beugnies. Le petit attaquant de poche du Sporting ne se pose pas de questions et reprend le ballon d’une volée instantanée du pied droit qui, à ras de terre, se loge dans le coin droit de la cage de Velkeneers.
Le kop très fourni du Sporting, qui avait pris possession de la tribune derrière le keeper de St-Trond, exulte sans se douter qu’il va vivre les 45 minutes les plus longues de ce tour final.
Malgré les nombreux assauts des troupes de Van Lessen, les Zèbres se signalent encore par quelques escarmouches sous la forme d’un coup franc de Joseph Varrichio intercepté sans trop de difficultés par Velkeneers et par un débordement de Sylvano Goretti qui adresse un centre à Didier Beugnies dont le tir est trop désaxé.
Dans les derniers instants, Kevin Pugh sauvera in extremis un envoi dangereux sur la ligne et Gunther Jacob alertera encore un Benoît Mailleux très attentif, bien déterminé à garder ses filets intacts.
Au coup de sifflet final, les supporters carolos envahissent la pelouse comme s’ils étaient déjà en division 1 tandis qu’André Colasse, lui, restera plus réaliste et ordonnera à ses joueurs de ne pas faire la fête avant de venir à bout de leur dernier adversaire, le RC Malines…  

 

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