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Conférence de presse de M. Luka Peruzovic.
09 avril 2011

"Comme vous l’avez remarqué, j’ai la voix cassée, comme Patrick Bruel. Les joueurs ont eu, en tout, six entraînements. Je n’ai pas changé grand chose à ce niveau-là, si ce n’est les horaires. J’ai décidé de commencer le premier entraînement 30 minutes plus tôt et j’ai repoussé le second une heure plus tard, pour que les gars aient plus de temps de récupération entre les deux. Le staff présent avant moi a fait du bon travail, ce qui m’a permis d’arriver ici et d’enchaîner avec ma méthode. On a déjà écrit pas mal de choses au sujet de la rencontre de samedi. Personnellement, j’ai la conviction que les joueurs vont se donner à fond lors de ce match. J’espère que les vrais supporters seront présents demain. J'espère également qu'ils encourageront l’équipe comme il se doit : non pas avec des balles de tennis ou avec des banderoles négatives, mais avec une ambiance qui poussera l’équipe et des encouragements d'un bout à l'autre de la rencontre et pas pendant 20 ou 40 minutes. Je suis ici pour une seule raison, la même que tout le monde : la survie en D1. C'est la seule chose importante et cela passe par une énergie positive de la part de tout le monde. On a six points de retard et on va aborder les matches à venir comme des matches de coupe à élimination directe. Tout le monde - joueurs, staff, direction - va mettre tout en oeuvre pour gagner. Tout le monde est déterminé et conscient de la situation qui est la nôtre. Il ne faut pas s’attendre à des révolutions tactiques de ma part. Il y aura juste des petites retouches. Le football a changé. Dans le passé, 80% des clubs jouaient avec trois défenseurs mais les tendances sont différentes aujourd’hui. Il y a 30 ans, faire jouer un gaucher à droite comme le proposait Ivic était inconcevable mais, maintenant, cela semble normal. Il est devenu logique de jouer à quatre derrière. En 1999, je faisais déjà jouer l’équipe avec quatre défenseurs. Je ne pense donc pas être un entraîneur défensif, contrairement à ce que certains déclarent. Je n’ai pas mis de pression psychologique sur les joueurs - qui en ont déjà assez - juste une pression de travail. La fatigue, après Eupen, était à mon avis plus mentale que physique pour les joueurs. J’étais fatigué aussi après le match de ce samedi… et pourtant, j’étais assis, moi. Beaucoup ont trouvé que Biton était peu soutenu samedi dernier. C’est un problème que l’on réglera dès demain. Je pense que le match se jouera au milieu de terrain et qu’il faudra aussi penser à avoir une bonne reconversion offensive. Losada ne sera certainement pas apte, mais on évaluera la situation au jour le jour. Je pourrais éventuellement prendre des risques, mais en restant raisonnable. Si je n’ai pas accepté plus vite le poste d’entraîneur, c’est simplement pour des raisons personnelles et non pour d’autres choses. En ma position de conseiller du club, j’ai tout fait, tout donné pour que l’équipe gagne et cela c’est d'ailleurs presque produit. Quand le président s’est séparé de Monsieur Kovac, j’étais déjà au club et je ne me voyais pas quitter le navire comme un rat. J’ai défendu Monsieur Kovac jusqu’au bout, car je n’étais à ce moment, ni sur le banc, ni sur le terrain. Quand j’ai accepté le poste, j’ai été très clair avec le président : c’est moi qui devenais le responsable sportif, le manager même et personne d’autre. Je travaille avec le staff, je délègue, j’ai confiance en eux tous. Prenez Tibor, par exemple, il est là depuis quelques temps, c’est la continuité et il peut me donner des informations nécessaires sur certains sujets. On va tout faire pour gagner demain. On ne s’est pas préparé pour jouer le match nul. D'ailleurs, personnellement, je ne connais pas de préparation pour cela. Il n’y a plus rien qui me choque en football et la remontée d’Eupen samedi dernier ne m’a donc pas choqué, car un match n’est terminé qu’au coup de sifflet final. J’ai senti un petit relâchement lors des dernières minutes. Il y a moyen de régler ces petits problèmes physiques et mentaux et je vais tout faire pour cela. Je ne dirais pas vraiment que je suis un manager « à l’anglaise » car, pour moi, c’est un type qui reste dans son bureau et je suis très loin de ça. Je préfère être sur le terrain avec les joueurs. Je suis un type exigeant. Je veux du respect des joueurs et c’est normal. Les gens qui m’ont précédé tentaient de le faire aussi, mais ils n’ont pas totalement réussi. La base était là et il manquait peu de choses pour faire mieux. Une victoire changerait beaucoup de choses et la preuve en a été faite après le match contre le GBA. Et puis, il y a eu cette chute malheureuse conte Courtrai. Je souhaite de tout mon cœur que l’on fasse un bon match et un bon résultat et qu’on le réalise tous ensemble. Quand on donne tout, on est beaucoup plus heureux, surtout si on gagne. Je connais Albert Cartier depuis sa période à Tubize. Je dois d’ailleurs le «remercier» pour les déclarations qu’il a faites, disant que mon arrivée changeait la donne pour Charleroi. Je n’ai pas encore eu beaucoup le temps de voir ce qui avait changé dans le stade, car il y a d’autres priorités. Il y a des choses plus importantes pour le moment. Pour moi, la mise au vert fait partie de la préparation. Je vais éventuellement avoir la possibilité de parler individuellement avec certains joueurs, ce qui n’est pas possible dans d’autres circonstances. Il est difficile de changer les habitudes. J’espère mettre beaucoup plus de positif en place. Je ne pense pas qu’on aura 20 joueurs à la mise au vert, donc la sélection n’est pas encore définitive. J’espère qu’il n’y aura pas de blessés lors du dernier entraînement. Martos et Grégoire ont bien récupéré. Ils ont bien travaillé jeudi."

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