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Édito d'après-match : "Il n'y a pas de petit profit."
09 avril 2019

Le 3-4-1-2, avec lequel le Sporting débuta la rencontre, au Kerhweg, n’avait plus été mis en œuvre depuis le 26 janvier, à domicile, face à Waasland-Beveren (partage, 2-2). Ce n’est que la seconde fois que ce système est appliqué, depuis le début de la saison, et il a donc rapporté 4 points en deux démonstrations. De là à prétendre que Felice Mazzù reconduira un dispositif identique lors de la réception de Westerlo, dimanche prochain, il y a un pas que nous ne risquerions pas de franchir.

Toutefois, à Eupen, c’est la septième fois que le Coach carolo avait recours à un schéma tactique, à partir de trois défenseurs centraux, celui-ci lui ayant, jusqu’à présent, rapporté quatre victoires, un partage et deux défaites, autrement dit, en bilan comptable, un total de 13 points sur 21 (61,9 % des points). Si l’on veut faire la comparaison avec un dispositif avec quatre défenseurs, les Zèbres ont enregistré, sur les 26 autres matches de la Pro League, neuf victoires pour cinq partages et douze défaites, ce qui représente un résultat de 32 points sur 78, soit… 41 % du total des points.

Enfin, en ce qui concerne les "clean sheet", c’est la cinquième fois que Nicolas Penneteau parvient à garder ses filets inviolés dont quatre fois… avec une défense à trois.

Les chiffres et les statistiques étant ce qu’ils sont, ils ne constituent pas pour autant un gage de certitude pour déterminer lequel de ces choix tactiques, dans le futur, s’avérerait le plus judicieux. Ce dernier ne sera couché sur papier que lorsque tous les paramètres auront été définis en fonction de l’adversaire et des joueurs sur lesquels Felice Mazzù pourra compter.

Pour en revenir au match proprement dit, s’il fut loin d’être folichon sur la diversité et l'intensité, il permit de dégager certains enseignements comme les duels qui opposèrent Ocansey à Núrio, tantôt Blondelle et Msakni à Maxime Busi, alors que la sortie prématurée de l’international Tunisien compliqua certainement les desseins tactiques de Claude Makelélé. D’ailleurs, que serait-il advenu de la physionomie des 56 minutes restantes de jeu si l’auteur du second but, lors de la victoire de son équipe, au Mambourg, il y a à peine trois semaines, avait eu la possibilité de prester l’intégralité du match ?

D’autre part, si Gjoko Zajkov et Gabriele Angella soignaient leurs montées sur les six coups de coin obtenus par leur formation, Gaëtan Hendrickx et Marco Ilaimaharitra tâchaient d’endiguer les déplacements de Luis Garcia afin de l’empêcher de trouver l’homme libre dans les intervalles.

Si la seconde période fut une copie conforme de la première au niveau de la possession du ballon, les retraits de Núrio et de Maxime Busi contraignirent Felice Mazzù à abandonner son 3-4-1-2 au profit d’un 4-4-2 avec Stergos Marinos et Gjoko Zajkov aux postes d’arrières gauche et droit. Ensuite, la sortie de Marco Ilaimaharitra au profit de Jérémy Perbet fit même glisser Victor Osimhen sur le flanc droit. C’est d’ailleurs de cette position et après avoir chevauché deux tiers de terrain, que notre Nigérian eut la lucidité de distiller un centre précis à son coéquipier français, lequel réussit à trouver un trou de souris, devant Castro-Montes, Molina et Bushiri…

Il n’y a pas de petit profit… Voilà une victoire qui fait un bien fou au moral des Zèbres, bien décidés à grapiller leur retard sur leurs prédécesseurs au classement !

Allez les Zèbres ! We Are Charleroi !

 

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