#Flashnews

F. Mazzù :"De la lumière, des étincelles et du feu."
21 mai 2019

"Au sujet de Victor (Osimhen), à partir du moment où il est dans la sélection, c’est qu’il est apte – ou pas – à commencer, en tout cas, il est repris. Il s’est entraîné. À propos de Younes (Delfi), il n’y a pas de problème, il s’est entraîné normalement, aussi.

Je suis très satisfait de ce que j’ai vu à l’entraînement, ce mardi, parce que les jours entre les matches sont peu nombreux. Analyser l’état d’esprit entre deux matches, ce n’est pas évident. Il y a de la récupération à faire. Aujourd’hui (lisez mardi), le groupe a fait un très bon entraînement, avec beaucoup d’envie. C’est bien pour préparer un match, comme celui de demain (lisez mercredi) qui sera un déplacement difficile. Je sens le groupe avec beaucoup d’envie, c’est déjà ça qui est le plus important. Chaque match, chaque adversaire a sa vérité, ce sera à nous d’être présents, ce mercredi.

On a eu la chance de pouvoir faire un peu de rotation, contre Eupen. La plupart de ceux qui vont commencer ont eu quelques jours pour pouvoir récupérer. La majorité du groupe enchaîne un deuxième match – ceux de demain en tout cas – de manière normale, ils ont eu quasiment une petite semaine.

Si on a laissé récupérer plusieurs joueurs, c’est dans l’objectif de préparer ce match de Courtrai. Il y a la mise en place par rapport à cet adversaire, j’en tiens compte pour le onze qui commencera.

Sur ce qu’on a vu sur les PO 2, j’attends une équipe de Courtrai très motivée. Ils ont fait pas mal de déclarations dans le sens où ils étaient contents de jouer Charleroi, qu’ils n’ont jamais goûté à l’Europe et que c’était le moment. C’est une formation qui fonctionne bien, depuis pas mal de semaines. On s’attend à un Courtrai très confiant avec de l’envie mais ce sera le cas, pour nous aussi. On a eu, plus ou moins, le même parcours qu’eux, à deux points près, si on les comptabilise. Ils ont terminé avec 24 points et nous, 22. La seule différence, c’est qu’ils ont eu une plus longue gestion positive par rapport au groupe, par rapport, d’une part, à ce qu’ils ont fait en termes de résultats, et, d’autre part, qu’ils ont su très tôt que le deuxième ne participerait pas, étant donné qu’il n’avait pas eu sa licence. Cela leur a procuré de la sérénité et leur a permis d’enchaîner, comme ils l’ont fait.

On sait très bien que le danger vient par les côtés, ils ont de la taille, ils ont du gabarit dans le box. On a essayé de préparer cela au mieux.

On n’a pas reçu d’informations sur Avenatti. On ne sait pas s’il est blessé ou s’il va finalement jouer. De toute façon, il n’y a pas que lui, dans l’équipe. Avant que le ballon n’arrive sur sa tête ou sur son pied gauche, il est dans d’autres pieds, sur d’autres têtes. Dans le jeu aérien, il y a Lepoint qui n’est pas mal, Chevalier qui est bien dans la verticalité, Dhaene qui n’arrête pas de mettre des centres, Ezekiel qui, quand il joue, fait de bons appels dans les espaces, Van der Bruggen qui dirige le jeu… Ce sera à nous d’être bien organisés, dans tous les secteurs du jeu.

Les choses s’enchaînent bien quand la confiance est là, que ce soit dans le foot ou dans tout ce qu’on fait. Quand une personne se sent en confiance, que les doutes sont éliminés, et, que ça fonctionne dans un schéma, la confiance grandit et on se permet beaucoup plus de choses, tant au niveau de l’organisation défensive qu’offensive. Il faudra éviter cet excès de confiance. On a eu la chance, dans plusieurs matches, de garder le zéro derrière. C’est un paramètre qui a redonné de la confiance au gardien et au groupe. C’est de cette manière-là qu’on a avancé. Il y a eu cette prise de conscience du fait qu’on ne s’était pas qualifié en PO 1 et qu’on avait aussi la chance de pouvoir faire quelque chose de bien, en PO 2. On ne le fera que si ce mercredi, on réussit à gagner ce match. On aura alors atteint une grosse partie de l’objectif, si on gagne ces PO 2.

De pression, je n’en ai pas ressenti à l’entraînement. De l’adrénaline, je me suis permis de dire aux joueurs qu’on en avait besoin, que j’aimerais voir de la lumière, des étincelles, que j’aimerais voir du feu parce que c’est justement un match qui se joue en un seul match. Et que le match pouvait se gagner ou se perdre, aujourd’hui (lisez mardi) à l’entraînement. J’ai vu une certaine adrénaline positive.

On sait très bien que, chez lui, Courtrai est très difficile à jouer. Ils ont des joueurs qui aiment les espaces. Le terrain n’est pas spécialement grand; maintenant, on sait que, psychologiquement, on a gagné là-bas en championnat.

On n’a pas travaillé les tirs au but parce que je ne crois pas à la répétition des penalties à l’entraînement. Le contexte est totalement différent dans un stade vide, avec des copains qui se marrent à côté… Tandis que, dans un stade plein, où vous êtes hués, et où le contexte psychologique est totalement différent, le geste technique, tous des joueurs de D1 savent frapper un penalty. Je ne pense pas qu’il y ait un joueur de D1 qui ne sache pas frapper un penalty. Ce sont les émotions et le contexte mental qui sont les plus importants et si on devait arriver jusque-là, je choisirais les joueurs qui me semblent les plus sereins et qui maîtrisent le plus les émotions. Et j’ai déjà une idée sur ces joueurs.

Retour

RCSC Mentions légales