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Kamen 2019 – A. Claes : "En médecine, rien n'est figé..."
11 juillet 2019

 

Tu avais effectué ton premier stage, avec le Sporting, il y a tout juste un an, à Mierlo. Comment cette passation de pouvoir a-t-elle eu lieu, entre Frédéric Borlée et toi ?

"C’est une passation de pouvoir qui s’est faite en douceur puisqu’on a étroitement collaboré pendant un an. Cela m’a permis d’entrer au sein du staff de l’équipe première progressivement, de me familiariser avec la manière de travailler de Fred, du staff de l’époque qui n’est plus forcément la même, aujourd’hui – c’est quelque chose qui ne se renouvelle pas chaque saison mais bien à chaque changement de staff, ce qui est fréquent dans le monde du football – et, au niveau des joueurs, d’apprendre à les connaître et vice-versa, afin qu’une relation de confiance s’installe. C’est très important dans le domaine du sport, quand on est médecin du sport et au contact d’une équipe, au jour le jour, et même dans le domaine médical, en général, de pouvoir instaurer cette relation de confiance."

Peux-tu nous résumer comment ça se passe, une journée de stage, au sein de votre staff ?

"Après le lever, on voit les joueurs qui ont besoin de soins, qui sont blessés ou qui se réveillent avec un problème quelconque, afin de les réévaluer pour, ensuite, après s’être concerté avec les kinés, soumettre au coach les joueurs à écarter, en tout ou partiellement du groupe, et proposer une prise en charge plus spécifique.
Il y a, bien sûr, tous les soins à prodiguer, c’est plus le travail des kinés, mais je reste toujours à proximité d’eux afin de les aider. Durant l’entraînement, soit, je reste à l’intérieur afin d’effectuer de l’administratif, soit, je suis au bord du terrain, comme ce mardi, pour m’occuper d’un joueur en particulier, suivant le type de blessure ou le délai de l’évolution de la blessure. On se répartit le travail, au niveau de la prise en charge individuelle de chacun.

Après, il y a un second passage aux soins, quand l’entraînement est fini et s’il n’y a pas eu de bobos, il n’y a aucun souci. On réévalue les joueurs à nouveau, avant et après la seconde séance de la journée.

On n’a pas eu trop de problèmes, cette semaine, et il n’y a pas trop de blessés. Enfin, il faut pouvoir se renseigner sur les moyens médicaux un peu plus importants, à proximité, le cas échéant – même si ça n’arrive pas fréquemment. Mais le jour que cela se produit, il est essentiel de pouvoir réagir rapidement et efficacement."

Comme es-tu venu à la médecine sportive ? Tu t’y sentais prédestiné ?

"J’ai toujours voulu travailler dans la médecine du sport, dès que je me suis orienté vers des études de médecine. J’avais choisi une autre voie car la médecine du sport n’est pas une voie à part entière. J’ai donc pris une autre direction, toujours en gardant cette optique de médecine du sport. Pendant mon assistanat, j’en ai profité pour me former en médecine du sport, en parallèle, et j’ai eu la chance de terminer mon assistanat avec le Docteur Lemaire – qui était médecin du sport également sur Charleroi –, ce qui m’a permis, à côté du domaine théorique, de, déjà, m’accoutumer à la pratique de la vie de tous les jours en cabinet et avec une équipe sportive de haut niveau."

Quand on pratique la médecine du sport, on doit forcément aimer le monde sportif, en général. À part le football, y-a-t-il une autre discipline qui recueille tes suffrages ?

"J’ai toujours pratiqué beaucoup de sport, pas nécessairement en club, mais, déjà tout petit, pendant les vacances, je faisais énormément de stages sportifs en tous genres, que soit en football – je me rappelle encore des stages "Dante Brogno" –, en tennis (que j’exerce depuis que j’ai 5-6 ans) ou en natation (jusqu’à mes 13 ou 14 ans). Actuellement, je me suis intéressé au hockey sur gazon et au triathlon. Je fais un peu moins de tennis, par manque de temps."

Quel a été ton cheminement pour devenir médecin du sport ?

"Étant donné qu’il n’y a pas de formation complète type en Belgique et, même, en Europe, en général, il faut aller se former ici et là. Donc, après avoir fait plusieurs formations en Belgique, orientées vers la médecine du sport et l’activité physique, même pour les patients qui ne sont pas obligatoirement sportifs mais qui ont des problèmes de santé et pour lesquels, on sait que le fait de les mettre au sport serait une bonne chose, je suis allé également me former à Paris, en traumatologie, l’année passée, au diplôme européen assez reconnu, et je continue encore à m’initier à l’heure actuelle car, aussi bien en médecine qu’en préparation physique, rien n’est figé. Tout change avec l’évolution des connaissances."

Enfin, dans le domaine de la médecine sportive, il faut pouvoir aussi privilégier les relations humaines, la mentalité et l’état d’esprit, des valeurs que l’on retrouve dans le monde sportif ?

"C’est ce que nous prônons au sein de notre staff. Bien évidemment, on n’est pas toujours d’accord, et, heureusement d’ailleurs, parce qu’il n’y a pas qu’un point de vue. On a une très bonne entente. Après, comme dans tout métier où on travaille en communication avec des gens, la relation humaine est importante. Mais il faut pouvoir aussi fixer certaines barrières avec les joueurs, nonobstant le fait que l’on s’entend très bien, surtout quand on a le même âge ou voire, quand on est plus jeune que certains d’entre eux."

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0
3.
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0
4.
KV Malines
0

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