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RCSC - R. Antwerp FC : l'analyse des coaches
12 août 2019

Laszlo Bölöni : "Nos adversaires ont fait preuve de plus d’héroïsme et de clarté."

"Avant toute chose, je voudrais féliciter les vainqueurs. J’ai eu l’impression, en première mi-temps, que des erreurs ont été commises de chaque côté, aussi bien au niveau de notre défense qu’au niveau de celle de Charleroi qui, toutefois, s’est créé des occasions devant notre but.

Notre adversaire aurait pu les exploiter, comme nous, nous aurions pu, aussi, mieux profiter de nos opportunités.

En seconde période, on a équilibré le jeu et on a commencé à prendre l’initiative, mais pas suffisamment, et c’est une erreur de placement d’un des mes joueurs qui est à l’origine du but d’ouverture.

Ce goal a précédé une demi-heure de folie où des occasions se sont succédé, des buts, tantôt acceptés, tantôt refusés, un penalty…

On ne sait pas comment faire devant ces interventions du VAR car c’est délicat, aussi, pour les arbitres. On ne peut pas dire qu’ils aient eu un match difficile mais les dernières minutes l’ont été… On va devoir apprendre à gérer ces arrêts de match et ces pertes de temps, notamment, sur les positions hors-jeu. Je ne sais pas comment cela se passe, quand ils doivent juger une phase, sur un hors-jeu. Avec le VAR, cela devrait être plus simple et je suis sûr qu’ils font leur maximum pour y contribuer… On doit les comprendre.

Tout cela fait que nos adversaires ont fait preuve de plus d’héroïsme et de clarté. On ne peut pas imputer notre défaite aux changements qui ont été effectués. Charleroi a mérité sa victoire, si je tiens compte de ces dernières trente minutes."

Karim Belhocine : "J’ai vu ce soir, à Charleroi, un public et son équipe."

"Comme le souligne Monsieur Bölöni, les deux équipes se sont créé des occasions et on a assisté à un match assez équilibré. Dans la possession du ballon, on était un peu au-dessus mais on savait qu’on allait avoir affaire à une formation qui est très présente dans les duels et qui possède des joueurs capables de créer des décalages. Ils nous ont posé des problèmes, on a essayé de faire jeu égal et de proposer du jeu.

Les erreurs des deux côtés ont été à l’origine de plusieurs opportunités, de part et d’autre. Ensuite, en deuxième mi-temps, il est vrai que l’Antwerp est beaucoup mieux rentré dans le match et cela nous a causé beaucoup de difficultés. Nous avons, alors, essayé de jouer un peu plus dans la verticalité et on a pu, à nouveau, se créer des occasions.

Là où je suis vraiment satisfait et où je félicite les garçons, c’est qu’après ce penalty raté, on aurait pu tomber et baisser les bras mais, au contraire, ils ont eu les ressources et l’envie d’aller chercher, ensemble, ce second but. Ils le doivent uniquement à eux-mêmes et je leur tire mon chapeau.

J’ai entendu, effectivement, que les supporters scandaient le nom de Jérémy Perbet. Maintenant, je ne sais pas si c’était au début ou pas. C’est bien, cela veut dire que Jérémy est apprécié au Sporting de Charleroi. Et c’est normal, vu qu’il a déjà apporté beaucoup au Club. Donc, que les supporters chantent son nom, c’est quelque chose de bien pour lui, pour nous, pour l’équipe et cela signifie qu’ils sont derrière nos joueurs.

On essaie d’être influencé par ce que l’on voit, au niveau du jeu, le staff technique et moi. En ce qui concerne Jérémy, j’ai eu une discussion avec lui, avant le match. Je lui ai expliqué exactement comment je voyais ce match-là, pourquoi je choisissais Chris Bedia et quel rôle – à Jérémy – allait lui être confié. En football, des fois, vous parlez de choses, vous tentez des choses et ça n’arrive pas. Et des fois, ça arrive. Jérémy et moi avons donné nos points de vue et ça s’est bien passé. Il est rentré et il nous donne le but de la victoire. Je ne peux lui dire que "bravo".

Si, à 1-1, je me suis dit, que le match allait encore se terminer sur un nul, il est possible que je me le sois dit intérieurement. Je me le suis dit, peut-être, après le penalty manqué. J’ai pensé que, franchement, les événements ne tourneraient pas en notre faveur. Après, je suis entraîneur. Je ne suis ni spectateur, ni téléspectateur, mon rôle est de continuer à diriger mes joueurs, si je le peux, à les aider, quand je le peux, et rester dans le positif et dans le match. En restant positif et eux, les joueurs, sur le terrain, ils ont réussi à aller chercher ce deuxième but et cette victoire qu’ils ne doivent qu’à eux-mêmes.

Dans les constantes, on peut aller dans le positif comme on peut aller dans le négatif. Comme je suis, plutôt, quelqu’un de positif, je vois des bonnes choses qui se répètent et d’autres sur lesquelles on s’améliore. Maintenant, il est clair qu’il y a encore des choses à améliorer et qu’on peut faire beaucoup mieux. Les joueurs, comme nous, le savent. Je ne reprendrai que la phrase d’un grand entraîneur qui disait que l’on n’est encore qu’au mois d’août. On est encore dans une période de préparation. On essaie de travailler chaque jour. Les joueurs sont appliqués et j’essaie de l’être aussi. J’espère qu’on va progresser dans le jeu, dans les occasions – et en donner moins, comme tous les entraîneurs du monde –, et qu’on va continuer à progresser, de manière linéaire.

Dans les choix de sélectionner Modou Diagne et Chris Bedia, j’ai ma propre façon de voir les choses. Par rapport à Modou, il avait fait un bon match contre Gand, notamment, au ballon. Il avait une petite gêne mais on avait quand même décidé de l’aligner étant donné que Zajkov était suspendu. Cette semaine, il est revenu et j’ai dû prendre une décision. Si on regarde le banc de touche, à un moment donné, on est amené à faire des choix. Avec la règle des Belges, il y a certains joueurs qui doivent être là. Il reste trois places et on doit trouver des joueurs polyvalents afin de combler plusieurs positions. C’est pour cette raison que Zajkov n’a pas été repris et c’est un crève-cœur parce qu’il travaille très dur et que c’est un joueur très concentré et attachant. Malheureusement, quand on enlève le gardien sur le banc, il y a six places, et je dois faire en sorte de mettre des joueurs à toutes les positions. En tenant compte de tous ces aspects, mon choix est compréhensif.

Je suis satisfait de l’implication des joueurs, de leur envie de prendre des points, de jouer, ensemble, les matches jusqu’au bout. Soit on reste sur l’aspect mathématique, soit on reprend le contenu des matches et quand on tient compte de ce dernier critère, je suis satisfait de ce 5/9 même si on pouvait avoir un peu plus. D’un autre côté, cela nous a demandé beaucoup d’efforts. Et, surtout, je n’ai pas tendance à m’enflammer très vite, ce n’est que le début, que le troisième match de championnat, on doit garder tout ce qui est bon, on doit corriger ce qui manque et ajouter encore des ingrédients afin d’être constant durant toute la saison. On sait qu’en football, un jour, on est satisfait et, le lendemain, on n’est pas bien. Restons humbles, continuons à travailler et à développer ces valeurs que sont celles du Sporting de Charleroi. On verra, ensuite.

À propos des sensations, je suis satisfait de cette première victoire mais j’ai un petit peu de regrets car on a quand même laissé passer deux points – à Courtrai – et là, on serait vraiment très bien. Je suis content mais je suis fatigué car cela a été tellement dur, émotionnellement. Et puis, toutes ces phases, avec le VAR, vous font ressentir l’impression qu’en fait, vous avez peur d’être heureux. Vous avez peur de fêter un but et vous n’êtes pas fâchés quand vous en prenez un. J’ai eu cette sensation, à la fin du match, un peu comme s’il y avait une décision du VAR et que j’attendais si on avait gagné ou pas. Finalement, cette victoire, c’est un moment de bonheur, surtout quand on voit cette communion entre nous, les joueurs et les supporters.

J’ai vu, ce soir, à Charleroi, ce dont je m’attendais à voir : un public et son équipe.

S’il y a maintenant un "Belhocine time", je ne crois pas. On devrait plûtot l’appeler le "Joueur time", ou le "Charleroi time", tout simplement, avec une équipe qui n’a jamais envie de lâcher quoi que ce soit. C’est ma plus grande satisfaction depuis mon arrivée. Le seul point commun entre cette fin de match et ce que l’on appelle le "Felice time" ou le "Belhocine time", ce sont les joueurs. Ils étaient là au moment du "Felice time" et ils sont toujours là, actuellement. Cela veut surtout dire que ça fait partie de l’ADN de l’équipe, du Club et que nous, on est juste là pour les accompagner."

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samedi 31 août 2019 à 20h30
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3 : 1
Résumé de la rencontre

 

Classement

CL
équipe
PTS
9.
KV Ostende
6
10.
SV.Zulte Waregem
6
11.
Royal Charleroi Sporting Club
5
12.
K Saint-Trond VV
3
13.
Royal Sporting Club Anderlecht
2

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