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Charleroi - Genk: l'avant match
11 septembre 2019

 

TOUS AU MAMBOURG, TOUS DERRIÈRE LES ZÈBRES !

Un peu d'Histoire...

Comme beaucoup – qui s’intéressent au milieu du football belge – le savent, le KRC Genk est né en 1988 de la fusion entre le FC Winterslag et le Waterschei Thor.

Dans le grand cahier de l’Union Belge, les champions en titre sont d’ailleurs répertoriés sous le matricule 322 du premier cité et leur stade actuel, la Luminus Arena, a été érigé sur les anciennes fondations du second. Une juste répartition dont l’équation a conduit à une formation qui, depuis un peu plus de vingt ans, a connu des débuts chaotiques (deux relégations en 1988-89 et en 1993-94), avant de figurer parmi les meilleures du championnat et de conquérir les lauriers nationaux à quatre reprises (aux termes des saisons 1998-99, 2001-2002, 2010-11 et 2018-19).

Le FC Winterslag a pu gravir les échelons sous le règne de Robert Waseige qui, de joueur, en devint le joueur-entraîneur de 1971 à 1973 pour en être le coach à temps plein jusqu’en 1976, avant d’y revenir de 1979 à 1981, suite à un premier crochet par le Standard de Liège.

Le Noordlaan – qui était, jadis, le repère du club – connut surtout ses heures de gloire durant son parcours en Coupe de l’UEFA, au cours de la saison 1981-82, lorsque le tirage au sort le désigna afin d’affronter le prestigieux Arsenal de Terry Neill (mythique milieu de terrain du club londonien – originaire de l’Irlande du Nord – pour avoir disputé 241 matches et inscrit 8 buts, de 1959 à 1970, sous la vareuse rouge et blanche des Gunners). À la 62ème minute du match aller, le 21 octobre 1981, l’avant-centre allemand du FC, Karl Berger, marqua l’unique but de la rencontre.

La confiance était donc de mise, pour le retour, deux semaines plus tard afin de croire à l’exploit. Près de 23.000 spectateurs s’étaient rassemblés dans les travées du Highbury (le stade d’Arsenal jusqu’en 2006) et, à part une minorité de supporters limbourgeois, les très nombreux partisans des Gunners furent pris à froid sur un magistral coup de tête du défenseur Mathy Billen, dès la 3’. Malgré une égalisation par Hollins à la 32’ et un second goal par Rix à la 71’, les joueurs de Mathieu Bollen résistèrent héroïquement pour décrocher une qualification historique. Malheureusement, ils furent laminés en 1/8ème, lors du match retour à Dundee United où ils concédèrent une cinglante défaite sur le score sans appel de 5-0…

La tribune principale du FC Winterslag... (D.R.)

Le logo du FC Winterslag, dans les années 70... (D.R.)

Le Waterschei Thor, de son côté, remporta, par deux fois, la Coupe de Belgique (en 1980, au détriment du SK Beveren, 2-1, et en 1982, face à Waregem, 2-0) et se rendit célèbre sur la scène européenne pour avoir bouté le Paris Saint-Germain hors des ¼ de finale de la Coupe des Vainqueurs de Coupe 1982-83. Vaincus à l’aller, le 2 mars 1983, par 2-0, des œuvres de Jean-Marc Pilorget et Luis Fernandez, les troupes de l’entraîneur allemand, Ernst-August Künnecke, renversèrent complètement la vapeur, le 16 mars, après un match retour, quasi, à sens unique durant une heure de jeu, et des prolongations anthologiques.

Devant, environ, 20.000 spectateurs, les Clijsters, Plessers, Janssen, Voordeckers et autre Gudmundsson déployèrent des déferlantes devant le but de Dominique Baratelli. À la demi-heure, l’attaquant suédois profita d’un corner de Martos pour déflorer le marquoir. Après une remarquable domination belge, Roland Janssen transforma magistralement, à la 67’, un coup franc vivement contesté de la part des Parisiens estimant que leur gardien n’avait pas enfreint la règle du nombre de pas avant de dégager…

Finalement, la délivrance se produisit à la 114’, à la faveur d’un but splendide de Pier Janssen, sur un service de son homonyme Roland. Mais, coïncidence, comme leurs voisins de Winterslag, les coéquipiers de l’emblématique meneur de jeu, papa de Kim, sombrèrent au seuil de la finale – devant les opposer au Real Madrid –, face à une autre formation écossaise, le FC Aberdeen…

C'est sur les fondations du stade de Waterschei que fut érigée la future Cristal Arena (qui devint, par la suite, la Luminus Arena...) D.R.

Le blason de Waterschei... (D.R.)

Les 5 dernières saisons des Zèbres, à domicile, face au KRC Genk :

  • 18/19

2 mars 2019 : 1-1
24’ : Heynen 0-1
56’ : Henen (sur un assist de Núrio)

Croky Cup :

5 décembre 2018 : 1-3
35’ : Gholizadeh 1-0 (sur un assist de Willems)
54’ : Dewaest 1-1
77’ : Maehle 1-2
90’ + 4’ : Gano 1-3 

  • 17/18

PO 1 :

13 avril 2018 : 2-2
11’ : Rezaei 1-0 (P) (*)
22’ : Ilaimaharitra 2-0 (sur un assist de Fall)
36’ : Seck 2-1
59’ : Ndongala 2-2

17 décembre 2017 : 1-1
63’ : Rezaei 1-0 (sur un assist de Tainmont)
65’ : Karelis 1-1

  • 16/17

Croky Cup :

14 décembre 2016 : 1-3 (après prolongations)
69’ : Karelis 0-1
83’ : Willems 1-1 (sur un assist de Pollet)
94’ : Karelis 1-2
116’ : Karelis 1-3

26 octobre 2016 : 2-1
4’ : Karelis 0-1
11’ : Ninis 1-1 (sur un assist de Tainmont)
82’ : Diandy 2-1 (sur un assist de Bedia)

  • 15/16

Match aller de barrage Europa League :

26 mai 2016 : 2-0
43’ : Baby 1-0
50’ : Perbet 2-0

26 décembre 2015 : 1-0
67’ : Pollet (sur un assist de Tainmont

  • 14/15

31 janvier 2015 : 1-0
86’ : Marinos

Bilan : 4v, 3n, 2d

Particularités chiffrées :

Cela fait donc près de trois ans – ou un peu plus de trois saisons – que les Zèbres ne sont plus parvenus à venir à bout, à domicile, du KRC Genk. Par contre, sur les cinq dernières saisons, ils n’ont jamais été vaincus, au Mambourg, dans le cadre du championnat. Leurs deux derniers revers ont été subis uniquement en Coupe de Belgique, à chaque fois, sur le même score de 1-3 et la dernière défaite des Carolos, dans leurs installations, en Pro League, remonte au 23 septembre 2012 (1-2, le but zébré par Badibanga) – alors que Yannick Ferrera était aux commandes de l’équipe. Du côté visiteur, c’est Karelis qui se montra le plus prolifique puisqu’il inscrivit 5 buts en l’espace de… 300 minutes, autrement dit, un but par heure ! Heureusement pour les Zèbres, Karelis est parti voir si l’herbe du terrain était plus verte ailleurs puisqu’il officie actuellement pour le compte du FC Brentford en Championship (l’antichambre de la Premier League) après s’être retrouvé sans club, au retour de son prêt au PAOK. Enfin, sur les 7 dernières rencontres en compétition normale, les Zèbres ont donc réalisé un joli bulletin de 15 points sur 21 ou, en termes de pourcentage, conquis un peu plus de 71 % du total arithmétique… Comme quoi, le Mambourg reste un bastion très difficile à infiltrer, même pour les caïds !

Le "checkpoint" !

Il n’y a que lors du dernier déplacement au FC Bruges, avant la trêve, que Felice Mazzù a utilisé un 4-3-3 avec un triangle à l’endroit, c’est-à-dire, avec, à sa base, deux médians récupérateurs (Berge-Heynen) et Piotrowski, à sa pointe, juste derrière Samatta, l’avant-centre. À savoir si Paintsil et Ito seront reconduits dans leurs fonctions, on ne pourrait l’affirmer avec certitude, pour l’un des deux ou… pour les deux, tout simplement, car l’ex-coach des Zèbres possède d’autres alternatives, au sein de son noyau, et pourrait, tout aussi bien, en revenir à un système avec un triangle renversé, comme il l’avait fait lors des cinq précédentes rencontres, avec Berge comme seul milieu récupérateur, devant une défense à quatre, et avec, par exemple, un tandem Hrosovsky-Heynen derrière les trois joueurs offensifs, en tenant compte du fait que le transfuge slovaque peut évoluer à tous les postes de l’entrejeu.

Les p’tits clins d’œil…

Ils ont été très nombreux à avoir fréquenté les deux formations… On va tâcher d’en omettre aucun, par ordre alphabétique, en tant que joueurs : Norbert Beuls, Berto Bosch, Didier Boulet, Fabien Camus, Dimitri De Condé, Sébastien Dewaest, Alexandre Di Gregorio, Orlando Dos Santos Costa, Hervé Kage, Neeskens Kebano, Clinton Mata, Jacky Mathijssen, Ilombe Mboyo, Dieumerci Ndongala, Jordan Remacle, Ederson Thormena, Leo Van Der Elst, Marc Vangronsveld, Éric Van Lessen et Rudi Vossen, et, en tant qu’entraîneurs, Aimé Anthuenis et Luka Peruzovic.

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