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K. Belhocine : "St-Trond est une équipe forte en contres…"
21 septembre 2019

 

 

"En ce qui concerne Ryo Morioka et Marco Ilaimaharitra qui ont été ménagés, ils ont repris normalement, depuis le milieu de la semaine. Pendant un ou deux jours, on a dû faire attention et prendre quelques précautions mais, ensuite, ils se sont sentis mieux.

Tout le monde est apte. Il y a juste Parfait Mandanda qui s’est fait mal, ce jeudi, au petit doigt. Les résultats de ses examens font qu’il en a, au moins, pour quatre semaines.

Après notre succès contre Genk, il a fallu trouver le bon équilibre entre prendre la confiance nécessaire et ne pas verser dans un excès d’euphorie afin de se remettre en question, tout de suite, et se reconcentrer sur le prochain match.

Contre Saint-Trond, ce sera un match très différent du précédent. Ce sera une rencontre, au moins, aussi difficile, si ce n’est, plus difficile. C’est une formation qui a besoin de points et qui possède beaucoup de qualités, malgré son classement (12ème avec 8 points/21, ndlr). Il faudra montrer de l’envie, être, au moins, aussi engagé, concentré et aussi fort que contre Genk, afin de l’emporter. Il faudra également garder notre football et être toujours aussi solidaire, les uns des autres, afin de continuer sur notre lancée.

Ce n’est pas aussi simple de trouver le bon équilibre dans une équipe. Tout d’abord, il y a beaucoup de joueurs qui donnent satisfaction. Certains d’entre eux commencent les matches, d’autres rentrent au cours de ceux-ci et, enfin, d’autres qui montrent de bonnes dispositions, chaque semaine.

Maintenant, il est clair que quand on réalise un match comme celui face à Genk ou celui à Waasland, cela veut dire que ceux qui sont sur le terrain ont répondu à ce que vous attendiez d’eux. Autant je sais l’importance qu’il convient d’accorder à un onze titulaire, pour lui redonner la confiance afin de le reconduire, autant je sais, à chaque fois, que parmi ceux qui sont sur le banc et qui ne débutent pas, il y en a qui mériteraient de monter sur le terrain. Tout simplement parce qu’ils travaillent chaque jour et nous aident, quand on fait appel à eux. Quand leur tour viendra, ils devront saisir leur chance. C’est ainsi qu’un groupe fonctionne et progresse, c’est ce que j’essaie de leur expliquer.

Je tiens à maintenir le dialogue, aussi, avec les joueurs qui ne débutent pas, en leur disant que je n’ai rien à leur reprocher. Leur travail et leur niveau de jeu à l’entraînement sont bons. Leurs qualités font qu’ils mériteraient d’être aussi titulaires. Mais quand une équipe preste bien sur le terrain, on se doit de la reconduire. Parfois, il y a des choix en fonction de l’adversaire ou des circonstances. L’apport des joueurs, que ce soit à l’entraînement ou au moment où ils rentrent dans un match, permet de pousser les autres à rester concentrés et à être à 100 %. C’est le foot qui décidera du moment où l’effet inverse se produira. C’est comme ça que l’on maintient le niveau d’un noyau. C’est le principe de la concurrence et on doit l’accepter.

C’est très difficile, pour moi, quand je dois faire un choix, souvent, dans certaines positions, entre deux très bons joueurs et, qui plus est, deux très bons gars, mais c’est mon job. J’en suis bien conscient.

Il est vrai que je suis plus à même de m’occuper de mon équipe et de ce que nous voulons mettre en place que de m’adapter à l’adversaire, même si on le respecte et qu’on tient compte de ses qualités, afin de le contrer au mieux.

On a la chance d’avoir beaucoup de bons joueurs avec un niveau très proche. Tantôt, la balance penchera d’un côté, comme de l’autre.

Saint-Trond est une équipe forte en contres et en reconversions offensives. Nous devrons être prudents et attentifs, car on n’est jamais à l’abri d’un contre. Si on a la possession, il faudra faire en sorte qu’elle ne soit pas stérile et nous permette de marquer des buts. Le déroulement du match, on ne le connaît pas, on essaiera de faire attention à tout ce qui peut se passer et à jouer notre football.    

Quand j’avais vu le calendrier de début de saison, je m’étais rendu compte qu’il était déjà difficile. Au stade actuel, nous attendons encore de rudes rencontres avec celle de ce samedi et, ensuite, notre déplacement en coupe à Boom, avant d’aller au Standard et de recevoir Anderlecht.

Mais, j’ai envie de vous dire une phrase bateau : tous les matches doivent être joués. Je me répète, je m’attèle à travailler sur ce qu’on peut influencer et ce, sur quoi on peut plancher. Le reste, on reçoit l’information, le calendrier, et on essaie de s’adapter.

Ensuite, les observateurs pensaient que ça allait être un début de saison et un championnat difficiles… Ça peut toujours l’être. Il n’y a que quelques matches qui ont été joués et, chaque semaine, il faut se remettre en question. Je n’ai pas une grande tendance à baisser les bras mais je n’ai pas une grande tendance, non plus, à m’enflammer. C’est bien, ce que l’on a fait pour le moment, mais ce n’est qu’un début. Tout peut aller très vite, dans les deux sens. Le début de saison est satisfaisant mais pour que cela continue, qu’on aille vers le haut et pour rester ambitieux – c’est ce que je demande, aux joueurs, d’être ambitieux –, dans le football ou dans la vie, on doit remettre l’ouvrage sur le métier, à chaque fois, à chaque match, face à chaque adversaire.

Le début de saison ne sera encore qu’un peu meilleur si on l’emporte, contre Saint-Trond, et ce sera de la même façon, après chaque match.

En voyant le travail des garçons, leur implication, leur talent et leurs qualités, je savais qu’on pouvait s’en sortir, durant ce début de championnat. Maintenant, on est encore loin de beaucoup de choses. En ce qui nous concerne, on fait le bilan chaque semaine et on retape sur le même clou, en expliquant aux joueurs que le bonheur qu’ils ont pu vivre la semaine d’avant peut rapidement se transformer, la semaine d’après, en quelque chose de superficiel, s’ils ne font pas le travail nécessaire.

C’est un groupe qui vit bien, où il faut laisser aux joueurs des plages où ils peuvent se retrouver ensemble, mais quand c’est le moment de travailler et de progresser – j’insiste bien là-dessus –, ils sont concentrés et à l’écoute. Et on est là, aussi, pour remettre les choses dans leur contexte, les accompagner et les conseiller, en tant qu’individu ou en tant que groupe.

Si Dorian Dessoleil est capitaine de l’équipe, c’est parce que, tout simplement, je le connaissais déjà, avant que je n’arrive, et qu’il faisait partie du groupe des capitaines, les années précédentes. Il est à Charleroi depuis déjà quelques années et en termes de prestations, il est très régulier et il a montré que, défensivement, c’est un patron. De plus, de par sa position sur le terrain et son leadership, je pense que c’est le joueur qui convient. Pendant la préparation, j’ai observé et je me suis aperçu que dans l’organisation, Dorian passait bien les infos et qu’il avait le leadership nécessaire. J’en ai discuté avec lui ainsi qu’avec Nicolas Penneteau, entre autres, et mon choix s’est porté sur lui, tout naturellement. Ce brassard fait qu’il a passé un cap et qu’il a pris de l’importance, afin de bien assumer cette fonction."

 

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