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Charleroi-Eupen : un peu d'histoire
07 novembre 2019

 

Un peu d'Histoire !

Au début de la saison 1973-1974, la Division 2 s’inscrivait dans un contexte inhabituel avec la mise sur pied de la Ligue professionnelle de football en Belgique.

Ainsi, pour l’année suivante, le profil de la D1 changeait pour accueillir deux clubs supplémentaires et en compter 18 au lieu des 16 initiaux. Par cette modification, les équipes de l’antichambre allaient clairement se mesurer afin d’essayer de rejoindre l’élite de notre football et, de ce fait, acquérir une nouvelle dimension.

Durant cette campagne, l’AS Eupen (le "K" de "Königliche", pour le titre de Société Royale, n’apparaissant que pour le 50ème anniversaire du Club en 1995) était sacrée Championne d’automne sur un total de 14 rencontres, la 11ème journée ayant été remise.

Malheureusement, les Pandas ne sauront garder le même rythme de croisière puisqu’ils termineront en 4ème position, derrière l’Olympic de… Montignies (l’appellation du ROCC, de 1972 à 1982), l’AS Ostende et Lokeren, malgré une attaque prolifique (la seconde, derrière le lauréat) principalement alimentée par un certain Rainer Gebauer – à qui nous avions consacré un "Pastplayer" pour sa période zébrée de 1974 à 1980 (https://www.sporting-charleroi.be/web-2018/actualite-detail.php?id=4918). Enfin, rappelons que, pour la petite histoire, malgré une 14ème place peu reluisante, le RCSC accédera directement à la D1 pour disposer d’une équipe à vocation professionnelle, à part entière.

Sur leurs huit dernières confrontations face au KAS Eupen, les Zèbres n’ont subi qu’un seul revers sur leur terrain (pour cinq victoires et deux partages) … C’était au terme de la phase classique du précédent championnat (1-2).

Le checkpoint !

Pour ceux qui s’attendent à un match à sens unique, on serait loin de les suivre dans cette hâtive conclusion car les Eupenois viennent de signer un très intéressant 10/12, à l’instar des Zèbres. Ce qui signifie qu’on ne doit certainement pas s’attendre à recevoir une opposition malléable, loin de là ! Sur leurs quatre succès acquis jusqu’ici, les joueurs de Beñat San José se sont imposés à l’extérieur à trois reprises (au Cercle, à Ostende et à Courtrai). De plus, le coach espagnol semble avoir assemblé les bonnes pièces de son puzzle tactique, lequel a retrouvé une meilleure étanchéité défensive (2 "clean sheet", face à Anderlecht et Genk) ainsi qu’une meilleure productivité offensive (7 goals marqués en 360 minutes) agrémentée par le retour en grâce d’un ex-Zèbre en la personne de Danijel Milicevic, impliqués dans 7 des 10 derniers buts (3 réalisations et 4 passes décisives) inscrits par sa formation. Mais l’attention des Carolos ne devra seulement pas se focaliser sur ce dernier. En effet, Bautista (3 buts et 2 assists), Bolingi (3 buts), le défenseur central Amat (2 buts) – qui n’hésite pas à s’exporter dans le camp adverse, lors d’une reconversion ou de l’exploitation d’une phase arrêtée – et le japonais Toyokawa – qui peut occuper plusieurs postes dans le secteur offensif puisqu’il a les qualités techniques pour évoluer, tout aussi bien, en tant que second attaquant de pointe – ou derrière un avant centre unique – qu’en tant qu’ailier gauche, à la place de Milicevic – requerront une vigilance de tous les instants. Le dispositif tactique adverse aura toute son importance dans l’animation des Zèbres car Beñat San José pourrait recourir à un 4-3-1-2 ou un 4-3-3, les deux systèmes lui ayant valu d’empocher les trois points aussi bien chez les Côtiers que chez les sociétaires du Stade des Éperons d’Or…
 

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