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Rémy Descamps : "On est soudé, quoi qu'il arrive."
09 janvier 2020

 

 

D’où es-tu originaire et où as-tu grandi ?

"Je suis originaire de la région lilloise, du Nord-Pas-de-Calais, où j’ai grandi jusqu’à mes treize ans."

Tu t’es retrouvé très tôt dans les buts ?

"Oui, j’ai débuté tout petit. Je me rappelle d’un entraînement avec les grands buts et, ce jour-là, le gardien n’était pas là. L’autre gardien s’est blessé. Alors, je suis allé dans les buts et le comble, c’est que je n’en ai pas pris alors que je mesurais un mètre dix ! (rires). Ça m’a plu, ça m’a marqué même, et depuis ce jour-là, je ne les ai plus quittés."

Donc, tu as été joueur de champ avant d’être gardien ?

"Oui, cela remonte à longtemps. Quand on débute, on joue un peu partout…"

Et si tu n’avais pas été gardien, à quel poste aurais-tu aimé jouer ?

"Je dirais en 6 ou en 8, pour bien organiser le jeu. Je ne suis pas quelqu’un qui va en faire de trop, je suis très simple."

As-tu des membres de ta famille qui ont joué ou qui jouent au football ?

"Mon père a joué au foot quand il était jeune. Malheureusement, il a dû arrêter assez vite suite à un accident. Mon petit frère a joué aussi au foot mais ensuite, il s’est tourné vers le basket, un sport que j’avais pratiqué avant de choisir le foot."

Ton père a été gardien ?

"Oui mais en handball et il en gardé de bons réflexes !"

Comment as-tu abouti au PSG et quel souvenir le plus marquant as-tu gardé de ton expérience internationale en Équipe de France U21 ?

"Pour arriver à Paris, il y a eu plusieurs étapes préalables. Je suis parti dans une Académie pendant un an après avoir joué à Lille. Ensuite, je suis allé à Clermont-Ferrand durant deux ans afin d’avoir du temps de jeu et de pouvoir m’affirmer. Cela m’a ouvert les portes du PSG et m’a permis de me rapprocher du domicile familial. C’était un cadre idéal où tout était réuni pour bien progresser. Cette opportunité s’est présentée fin de l’année dernière. Après ma blessure au doigt, je suis bien revenu et j’ai eu la chance d’être appelé en Espoirs de l’Équipe de France. J’ai eu l’occasion de côtoyer de futures stars même si, la plupart, je les connaissais déjà. Quand on joue au PSG, on affronte de grosses écuries, c’est ça qui est bien."

Comment s’est présentée l’opportunité de venir au Sporting de Charleroi ?

"J’avais déjà eu plusieurs touches l’année précédant mon arrivée et les discussions avaient bien avancé. Puis, ça n’a pas pu se faire, je suis parti en prêt à Clermont-Ferrand où j’ai joué une année pleine. Le Sporting est ensuite revenu à la charge et j’ai aussi pensé que c’était le bon moment pour venir."

Lorsque tu étais en Ligue 2, as-tu pu remarquer quelques similitudes entre cette compétition et la Pro League ?

"Ce sont deux championnats très différents. En Belgique, c’est plutôt du box-to-box, de la projection rapide. En France, c’est plus du jeu de possession et le jeu est plus lent, au niveau de la construction. Et en Belgique, c’est plus physique qu’en France."

Quelles sensations retires-tu de ton premier stage, ici, avec Charleroi ?

"C’est bien pour le groupe, pour apprendre à se connaître encore mieux. On est soudé, quoi qu’il arrive et on sait bien qu’on est là pour travailler, qui plus est, dans un cadre superbe."

Qu’est-ce que ça fait de travailler avec un gardien comme Nicolas Penneteau ?

"C’est vrai que quand j’étais petit, il jouait déjà ! J’ai toujours connu Nicolas dans les buts et, pour ma part, il a toujours été un gardien référence en France. Je l’ai un peu perdu de vue lorsqu’il est parti à Charleroi. Quand je suis arrivé, j’ai su qu’il n’y avait aucun souci à se faire pour travailler ensemble. Je savais que j’allais acquérir de l’expérience à son contact."

As-tu un gardien de but préféré ?

"Je n’ai pas forcément de modèle. J’essaie de prendre des petits trucs à droite et à gauche de certains gardiens qui sont au plus haut niveau. Je suis plus dans les détails que chacun d’eux peut m’apporter."

Quelles sont tes principales qualités et les points que tu dois encore améliorer dans ton jeu ?

"Je suis quelqu’un de calme, je ne me précipite pas. Je ne perds pas la tête, je reste concentré sur le jeu. Après, je suis grand et je prends beaucoup de place. Cela fait partie de mes qualités, de prendre de l’envergure, que ce soit au sol ou dans le trafic aérien. D’un autre côté, je dois travailler les aspects physiques. Je suis encore jeune et je dois encore me développer, que ce soit du point de vue physique ou de mes appuis afin d’avoir un maximum de stabilité."

Maintenant, si tu veux bien, on va te poser quelques questions insolites, tous azimuts… Pour commencer, pizza ou pâtes ?

"Plutôt les pâtes, j’en raffole !"

Chocolat ou fromage ?

"Je suis français mais je dirais chocolat… Le sucré, c’est bon !" (rires)

Ton rêve le plus fou ?

"Gagner la Champions League !"

Ta chanson préférée ?

"Quand je dois chanter une chanson en public, c’est "Papaoutai" de Stromae !"

Ton plus beau souvenir d’enfance ?

"Un grand tournoi international avec Lille quand j’étais plus jeune, on avait gagné en finale, aux tirs au but, contre Lyon !"

Un seul mot pour te décrire ?

"Simple."

Es-tu superstitieux ?

"Non, pas forcément, mais j’ai mes petites habitudes. J’aime bien d’avoir une certaine routine avant l’entraînement, quand je fais mes protections. Pour me préparer, je commence toujours par des étirements avant de poursuivre par des abdos et du gainage. Ensuite, je finis par une partie un peu plus mobile."

Tu aimes cuisiner ?

"Je sais faire des choses simples. De nos jours, ce n’est pas si compliqué. Il y a tout ce qu’il faut, il faut juste prendre le temps pour faire les courses, on va sur le net et le tour est joué !" (rires)

Si tu étais un super héros, quel super pouvoir aimerais-tu posséder ?

"J’aimerais bien voler !"

L’avis de Cédric Berthelin :

"D’abord, avec Rémy, il a fallu apprendre à se connaître, même si je l’avais déjà visionné à l’époque où je travaillais encore à Courtrai. Je connaissais ses qualités et je l’avais vu jouer plusieurs fois en Ligue 2.

Et puis, il a fallu qu’il s’adapte à un nouvel environnement. Les choses ont un peu traîné par rapport au fait qu’il avait eu du mal à trouver un logement.

Rémy bosse bien. Il a la chance d’avoir Nico devant lui, qui est un très bon guide et permet aux jeunes de progresser. Il suffit qu’il soit patient et qu’il soit prêt le jour J.

Il a une très grande envergure, il prend beaucoup de place dans le but. Il est assez explosif pour sa taille. Là ou il pourrait progresser – et on en a déjà discuté –, ce serait dans le trafic aérien.

Rémy est le prototype du gardien moderne où, avec les nouvelles techniques, dans les un contre un, les face à face, il faut savoir rester debout et prendre le plus de place possible. Et c’est plus facile quand on fait deux mètres !

Il est tout à fait apte à prendre la relève, on n’a aucune crainte là-dessus. Je suis persuadé de ses qualités et de sa réussite. Pour l’instant, Nico fait une grosse saison et on ne peut pas se permettre de changer. Il n’y a pas de raison d’ailleurs. Le plus important, c’est qu’il continue à travailler, prendre tout ce qu’il y a à prendre et répondre présent quand on fera appel à lui."

 

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