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Bienvenue chez toi, Georget.
10 août 2010

A l’occasion de l’ouverture de la saison 2010-2011 au Stade du Pays de Charleroi, face aux Champions de Belgique du RSC Anderlecht, le Royal Charleroi Sporting Club a eu l’immense honneur et plaisir d’inviter son légendaire "Zèbre du siècle", le grand, le très grand Monsieur Georget BERTONCELLO. La webteam était chargée d’accueillir Georget et ses fils, Johnny et Steve, sur le parking du stade. Sitôt les portes franchies, les embrassades accompagnées de petits mots d’amitié commencent pour ne plus finir de la soirée. Des supporters aux contrôleurs en passant par Mehdi BAYAT, tout le monde y va de sa petite plaisanterie à l’adresse de notre truculent Ancien. Même Monsieur VAN HOOLSBEECK, le manager général anderlechtois, arrive, salue respectueusement Georget et l’invite tout aussi courtoisement à l’accompagner dans l’ascenseur qui monte vers les business seats où nous attend notre table. Votre serviteur étant namurois, c’est tout naturellement que notre conversation débute par la cité mosane. La malle aux souvenirs s’ouvre sans difficulté, vas-y Georget, raconte-nous l’Union Royale Namur, chère à Frank DEFAYS. - « Quelle belle équipe nous avions dans les années 70. On a même failli être champion de division 3. En ce temps-là il y avait encore deux montants directs et nous avions fini troisième. Et pourtant, quels joueurs !!! » Georget cite le nom de ces équipiers de l’époque avec des éclats dans les yeux en même temps que les visages nous reviennent en tête. Et tour à tour, vêtus de leur vareuse jaune et noire, viennent se placer autour de notre table son entraîneur et ami Michel DELIRE (le papa de Marc), Jacky BEURLET le rugueux défenseur quadruple champion de Belgique avec le Standard, Daniel MATHY le meilleur gardien carolo du siècle passé, Dominique MOUZON le rapide flanc gauche qui méritait mieux que la D3, Bojo BAN décédé il y a un peu plus de trois mois, Léon SEMMELING quintuple champion avec le Standard lui aussi, Jean CATINUS le professeur d’horlogerie et valeureux capitaine des Merles. Avec une place spéciale pour Michel SOULIER, le solide jeune défenseur namurois qui, lors d’un match de Coupe de Belgique en août 77, trouva la mort sur le terrain du Parc Astrid anderlechtois et dont le stade des "Champs-Élysées" prit le nom. - « J’étais sorti à la 64e quand Michel (Delire) m’a annoncé en tchoulant (sic) le décès de notre équipier. Alors, assis sur le banc, j’ai tchoulé avec lui. Regarde (il me montre son bras), j’en ai encore des frissons. Quand ton heure est là, il n’y a rien à faire. Oui, pour les croyants c’est comme ça. Mon papa était Italien, c’était un mineur. Il allait à la messe tous les dimanches et il nous a élevés dans cette croyance. Après ce moment d’émotion, commence enfin l’interview comme elle était prévue. Georget, même les Carolos les plus jeunes connaissent votre nom, comment expliquez-vous cela alors que beaucoup de joueurs tombent rapidement dans l'oubli ? - « Je pense que les supporters appréciaient mon jeu. Comme j’étais un fanfaron, je faisais beaucoup de sottises sur le terrain pour amuser le public qui aimait ma personnalité et en plus ma morphologie un peu grosse faisait rigoler. Pourtant quand il fallait courir, j’étais là, hein ! J’ai joué 3 ans au FC Liège, on faisait la Coupe d’Europe, AC Milan, Valence. En vitesse je les tuais, moi. C’était ma qualité avec le dribble et les "petits ponts". J’étais le roi des "petits ponts". Je préférais faire un "petit pont", puis un deuxième et parfois un troisième que de marquer un goal. Tout ça pour m’amuser et amuser les supporters. » On connaît vos qualités, aviez-vous un gros défaut ? - « Oh oui ! J’en avais plusieurs, mais j’étais surtout un petit peu "fade" (sic). J’étais fainéant sur les bords. S’il faisait bon ou trop chaud, je ne voulais pas courir. Je jouais "à la carte". C’est peut-être pour ça que je n’ai jamais joué à un plus haut niveau. J’ai fait partie des 30 présélectionnés pour Mexico en 1970, mais l’équipe nationale était déjà seulement pour les Flamands, alors tous les Wallons DUQUESNE, DEPIREUX, STASSART et moi, au revoir avec GOETHALS. Avez-vous été touché d'avoir été élu "Zèbre du siècle" ? - « Oui, beaucoup. C’est un honneur : la reconnaissance des supporters. Dante BROGNO aurait voulu l’avoir. Il y avait 400 personnes avec toutes les personnalités, Van Cau, Abbas BAYAT, etc. dans la Salle Rose. Daniel MATHY était droit devant moi. J’avais déjà bu un petit coup avec lui et puis on m’a tendu un micro. Alors, j’ai dit que ça me faisait bien plaisir, je me suis tourné vers Dante et j’ai dit que j’étais désolé pour lui mais qu’il l’aurait dans cent ans. (Georget éclate de rire) Suivez-vous encore régulièrement le football en général et le Sporting en particulier ? - « Oui, mais je ne viens plus souvent. Quand j’ai trop mal (il me montre son genou qui l’handicape fortement et l’empêchera de donner le coup d’envoi du début de cette saison), mes fils viennent au stade et ils me racontent le match. J’ai toujours dit : Zèbre un jour, Zèbre toujours. J’ai signé mon affiliation en 1955, trois semaines avant mes douze ans. Je suis et serai toujours Zèbre. » A suivre...

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