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CHARLEROI - PARTIZAN BELGRADE : l'échauffement
23 septembre 2020

Si l’appétit vient en mangeant, il faut pouvoir garder une poire pour la soif. Ce premier match d’Europa League est la cerise sur le gâteau pour le Sporting de Charleroi. Si nos Zèbres affichent la même faim et la même soif qu’en championnat, la friandise serbe pourrait être à leur goût... Attention, toutefois, de ne pas tomber sur un os car le Partizan de Belgrade, ce n’est pas de la roupie de sansonnet. Qu’on se le dise.

Pour Karim Belhocine, cette évidence ne fait aucun doute : "Le Partizan est une équipe qui a l'habitude de jouer l'Europe, de jouer les premiers rôles dans son championnat, avec des internationaux... Ce sera une confrontation difficile. Nous devrons être à haut niveau et donner tout pour que nous puissions l'emporter à domicile."

Quant à Dorian Dessoleil, il ne manquera pas de passer le message à ses coéquipiers : "Le Partizan est une équipe habituée des compétitions européennes. Ils ont de l'expérience et possèdent de bons joueurs. Ce sera à nous de faire le nécessaire et de répondre présent, comme nous le faisons depuis le début de saison."

Pour la petite histoire, le Partizan, ce n’est pas moins de 27 titres de champion (16 championnats de Yougoslavie, 3 de Serbie-Monténégro et 8 de Serbie) et 16 victoires en Coupe (9 de Yougoslavie et 7 de Serbie).

Une belle carte de visite pour une formation au sein de laquelle le coach des Zèbres aura l’occasion de retrouver deux "vieilles" connaissances : "J'ai joué avec Uros Vitas (défenseur central, ndlr), à Gand (du 31 janvier 2014 au 1er février 2016, ndlr). C'est un garçon attachant, travailleur, bon des deux pieds. À l'époque, nous étions en concurrence... pour le banc (sourires). Il a des qualités certaines et je me souviens qu'il tirait, très bien, les coups-francs. Je connais aussi Markovic, qui est passé par Anderlecht (ailier droit, en prêt de Liverpool du 31 janvier au 30 juin 2018, ndlr) lorsque j'étais assistant."

Mais le Partizan possède en ses rangs d’autres joueurs capables de faire la différence comme, entre autres, leur ailier gauche japonais Takuma Asano et leur avant-centre nigérian Umar Sadiq qui totalisent, à eux deux, 11 réalisations depuis le début de la compétition nationale serbe (après 8 journées, le Partizan est second, à 6 points de l’Étoile Rouge – lequel aligne un sans-faute – avec 6 victoires pour 2 revers, un goal average de 22/7 et 5 "clean sheet", cette dernière statistique à l’attention toute particulière de Nicolas Penneteau).

De quoi accentuer la pression ? De toute façon, celle-ci est omniprésente en toutes circonstances dans tous les sports. L’important est d’en faire son alliée.

Karim Belhocine : "Qu'il y ait une pression autour du club, des installations, des Belges (car, ce jeudi, nous allons représenter la Belgique), c'est une bonne chose et nous devons faire avec. Cela doit nous pousser, pour essayer de nous surpasser encore plus. Certains ont déjà connu l'Europe et, pour d'autres, c'est un apprentissage. Le tout étant de faire le maximum et, surtout, de faire ce qu'ils font le mieux : jouer au football."

Dorian Dessoleil : "Nous ne nous mettons pas de pression supplémentaire en pensant que c'est un match d'Europa League. Il suffit de savoir se remettre en question et de prendre ce match comme il se doit. De là pourrait venir la différence."

Au mieux, le chemin qui mène aux poules est encore semé de deux embûches. L’accessibilité à celles-ci n’en sera encore que plus savoureuse si les Carolos réussissent à franchir ces obstacles.

Karim Belhocine : "Ici, à Charleroi, nous ne devons pas nous attendre à recevoir de cadeaux. Tout ce qu'on peut avoir, tout ce qu'on doit avoir, nous devons aller le chercher. Il faudra être présent, ce jeudi, sans se poser trop de questions, en se donnant à fond pour ne rien regretter."

Dorian Dessoleil : "On sent l'engouement qui entoure cette rencontre. Nous restons concentrés sur notre football. Le fait de vivre ce genre de match donne envie d'en connaître et ce sera à nous de faire le travail afin, justement, d’en connaître encore plus…"

Vu et approuvé :

Pour avoir le droit de disputer le 3ème tour préliminaire, le Partizan a écarté le club letton du FK RFS (1-0, but du médian Natcho, sur penalty) et a dû batailler ferme pour venir à bout du FC Sfîntul Gheorghe (Moldavie) à la faveur d’un penalty accordé à la 104’ (et transformé à nouveau par Natcho). Les Zèbres savent ce qu’il faut ne pas faire pour éviter la passe de 3 en faveur des Serbes… Le coach du Partizan, Aleksandar Stanojevic restera-t-il fidèle à son 4-2-3-1 qui lui a permis de garder le zéro derrière à deux reprises ? C’est une probabilité très plausible pour une formation dont les phases arrêtées sont la spécialité de Natcho par le calibrage, notamment, de ses coups de coin, et dont le jeu en profondeur, lorsqu’il est négocié, peut s’avérer très dangereux par l’entremise de la vitesse de son attaquant de pointe, Sadiq. Leur milieu offensif, le guinéen Soumah est à surveiller également par sa très bonne conduite de balle ainsi que le virevoltant et très rapide Asano. Enfin, il conviendra de ne pas laisser trop d’espaces à Markovic, ni de lui offrir l’opportunité de s’exprimer par ses dribbles déroutants… 

La sélection de Karim Belhocine :

Penneteau – Descamps – Imbrechts – Busi – Dessoleil – Willems – Kayembe – Diagne – Goranov – Ilaimaharitra – Gillet – Morioka – Henen – Hendrickx – Nkuba – Ribeiro Costa – Gholizadeh – Benchaib – Fall – Nicholson – Rezaei 

Non repris : Moutha – Descotte – Lazare Amani – Marinos – Zajkov.

Blessés : Bruno et Diandy.

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