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CHARLEROI - LECH POZNAN : la 3ème mi-temps
02 octobre 2020

Le rêve est passé… Les regards se sont perdus. Sur la pelouse du Mambourg détrempée, une pluie de chagrin est tombée… Les Polonais du Lech Poznan sont venus et ont vaincu. Les regrets sont inutiles, l’amertume est futile. S’il y a des victoires jouissives, il y a aussi des défaites constructives. C’est sur cette mentalité que, pour forger leurs futurs succès, les Carolos devront s’appuyer.

 

La manière dont ils ont évolué en première période leur a-t-elle été préjudiciable au point d’avoir un impact influençable sur la physionomie de la rencontre ?

 

Steeven Willems et Karim Belhocine ont un avis commun pour en débattre :  "On n’est pas rentré dans le match comme on l’aurait voulu", admet, d’emblée, notre défenseur central, "en laissant un peu trop de liberté à l’adversaire et en n’étant pas aussi présents dans les duels. On savait pourtant que c’étaient des points dans lesquels on devait exceller et dominer, face à une équipe qui est techniquement bonne avec le ballon, qui joue pas mal et qui crée beaucoup de mouvements."

 

Quant au coach zébré, il développe un début d’analyse identique : "J'explique notre première période timide par la qualité de l'adversaire. Ils étaient présents et ont gagné plus de duels. Ils ont inscrit deux buts, via des frappes à distance, dont une déviée. Leur engagement et leur organisation nous ont étonnés."

 

 

Au vu de cette première période, on s’est demandé ce qui a bien pu trotter dans la tête des Zèbres…

 

Steeven Willems : "Il est possible qu’on avait cette petite pression, du moment-clé de notre petite carrière qui pouvait faire la différence à un moment donné."

 

Karim Belhocine : "L'enjeu, en début de match, nous a-t-il paralysé ? Je ne sais pas. C'est une possibilité mêlée à la qualité du Lech Poznan."

 

Durant la pause, les choses étaient limpides : il fallait obligatoirement changer son fusil d’épaule si l’on voulait recoller au score. Pour Karim Belhocine, le message allait dans ce sens : "Nous en avons parlé à la pause et si nous voulions revenir dans la partie, il fallait les pousser. Nous nous sommes procuré des occasions et avons mis un but. Malheureusement, le deuxième n'a pas voulu rentrer. Je pense qu'il y a eu une bonne réaction du Sporting mais, parfois, vous avez des occasions qui ne rentrent pas et c'est l'adversaire qui se qualifie."

 

Et s’il y eut une rafale d’opportunités – non concrétisées – pour les Zèbres durant la seconde période, les Polonais du Lech ont su faire le gros dos et attendre que l’orage passe… Le réalisme, au niveau européen, est un capital qui rapporte toujours : "Il est vrai que notre manque d’efficacité, au niveau européen, cela se paie cash", avoue Steeven Willems, "et on le voit nous-mêmes quand on regarde des matches de très haut niveau, cela paie sur la première occasion. Si on veut aspirer à franchir un palier, il faudra travailler notre efficacité."

 

 

Karim Belhocine, lui, entrevoit l’avenir noir et blanc sur fond d’espoir et de sérénité : "On se place où l'on veut : dans le regret ou dans l’espoir. Pour ma part, et lorsque l'on voit ce que nous avons fait en deuxième mi-temps où nous aurions pu nous qualifier, je préfère me ranger du côté de l'espoir. Nous avons une équipe qui, lorsqu'elle le veut, peut jouer contre n'importe qui. À 0-2, elle a réagi et ne s’est pas posé de questions. Il faut continuer et entamer le match prochain en s'appuyant sur cette deuxième période."

 

Et on a beau se répéter mais la présence des supporters aurait pu jouer un rôle déterminant pour que la pièce tombe du bon côté : "Il est sûr qu’avec la présence d’un public comme le nôtre, cela aurait constitué un plus pour revenir au score", certifie Steeven, "mais aussi en première mi-temps où il nous aurait poussé à être davantage meilleur. Malgré ça, même si le public n’était pas là, je pense qu’on a fait ce qu’il fallait en seconde période pour essayer de revenir au score : on a montré de la bonne volonté, de l’envie et de l’agressivité en gagnant plus de duels. On a juste manqué de réussite dans la finalité."

 

Le mot de la fin revient à notre coach : "Nous pouvons lever la tête et être fiers de notre parcours, même si nous ne nous sommes pas qualifiés. Nous allons penser à la seule compétition qui nous reste, pour le moment : le championnat. Mais je pense également à mes joueurs, à la débauche d'énergie qu'ils ont fournie et au plaisir que j'ai à les voir se surpasser."


Vu et approuvé : le facteur chance a été prépondérant et a penché nettement en faveur du Lech Poznan. Non seulement, les buts ont été inscrits sur leurs deux seules frappes cadrées de la rencontre mais ils ont bénéficié aussi d’un maximum de réussite. Laissons tout d’abord Steeven Willems raconter lui-même les circonstances qui ont entouré le but de Ramirez : "En fait, je touche la balle du visage. Le joueur se trouve à l’entrée de la surface de réparation, il s’apprête à frapper. Je vois un espace devant moi où je sens que cette frappe va partir. J’essaie de m’y mettre pour parvenir à la contrer. Depuis le début de la saison, j’avais réussi à les contrer toutes et c’est quand c’est le plus important que je n’y arrive pas…". Quant au tir de Puchacz qui amène le 0-2, le ballon passe entre la jambe droite tendue de Joris Kayembe et le front de Dorian Dessoleil… Comme quoi, il était écrit quelque part que ce ne devait pas être la soirée des Zèbres ! 

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