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CHARLEROI - STANDARD : la 3ème mi-temps
05 octobre 2020

 

Cela devait bien arriver un jour. Que ce soit contre le Standard, ou n’importe quel autre Club, il fallait bien connaître, tôt ou tard, le goût amer d’une première défaite. Et, quitte à choisir, il est préférable qu’elle se produise avant une trêve internationale plutôt qu’après.

 

Guillaume Gillet est venu à nous en porte-parole de ses coéquipiers sur cette question : "C’est une défaite qui fait mal et que l’on doit analyser, à tête reposée; ça tombe bien puisqu’on a quinze jours pour le faire."

 

Après une première période terne qui, de part et d’autre, n’avait pas le punch que l’on pouvait espérer d’un derby, la seconde mi-temps a été plus animée avec un dernier quart-d’heure qui, lui, aura tenu toutes ses promesses sans pour autant sourire aux Zèbres…

 

"Ça a été un match compliqué entre deux équipes qui sont sorties d’une joute européenne" reconnaît celui qui fut aligné à la position de Maxime Busi. "Ça s’est senti certainement tout au long de la première mi-temps. Mais je pense que, sur la globalité, le Standard a mieux géré cette rencontre tout en ne se créant, toutefois, pas beaucoup d’occasions."

 

En tout cas, notre invité n’avait plus presté au back droit depuis des lustres : "Ça m’a fait une sensation bizarre car cela faisait, je pense, quatre ans que je n’avais plus évolué à cette position. Mon dernier match à cette place devait être lors d’un match amical avec la Belgique face au Portugal. On se pose pas mal de questions et c’est sûr que j’ai un style différent de celui de Maxime qui a la fougue et la vitesse. J’essaie de compenser avec l’expérience et le placement. J’ai fait de mon mieux pour aider l’équipe."

 

Et puis, il faut reconnaître sincèrement que le Standard de Liège a mieux flairé, sur le plan tactique, où ça pouvait faire mal aux Carolos. Guillaume Gillet l’admet sans fioritures : "Au niveau fraîcheur et agressivité, on était un cran en dessous et on n’a jamais vraiment réussi à mettre cette équipe du Standard assez en difficulté, notamment sur les contres, une de nos forces. On aurait peut-être dû laisser la balle plus à l’adversaire et profiter des espaces qu’il pouvait nous offrir. On n’a pas été à notre meilleur niveau sur ce plan-là.

 

Ce premier revers ne doit cependant pas occulter le magnifique parcours du Sporting avant le dénouement du choc wallon : "L’air de rien, on est toujours en tête du classement" souligne Guillaume. "Évidemment, on aurait bien voulu reprendre les trois points et creuser l’écart. Cela n’a pas été le cas mais on ne doit pas tout jeter à la poubelle, il ne faut pas oublier tout ce qu’on a fait depuis le début."

 

 

Pour en revenir à l’aspect tactique, les Zèbres ont été perturbés par un 3-4-3 adverse – qui a bien fonctionné et dont les médians ont pris la maîtrise sur l’entrejeu tout au long de la rencontre – malgré qu’ils aient été animés de meilleures intentions dès leur retour des vestiaires. Karim Belhocine analyse : "Il a fallu trouver des solutions devant un Standard qui s’est présenté avec un cinq arrière et qui restait dans la reconversion. Lorsqu'un adversaire joue avec cinq défenseurs, c'est la preuve que vous avez progressé. Le Standard avait un plan de jeu et ils l'ont parfaitement appliqué. On est mieux rentré en seconde période mais ensuite, on s’est fait miner. On a pu revenir dans la rencontre mais malheureusement, on n’a pas réussi à en planter un deuxième."

 

La fatigue mentale engendrée suite au match contre le Lech Poznan, la blessure de Maxime Busi et la sortie de Steeven Willems ont-elles été préjudiciables ? L’entraîneur du Sporting s’explique : "On dit que l'Europa League peut coûter des points et créer un manque de fraîcheur. Ce n’est pas une excuse car en ce domaine, les deux équipes étaient sur un plan d’égalité puisque le Standard, aussi, avait disputé un match d'Europa League jeudi dernier. En ce qui concerne les remplacements de Maxime Busi et Steeven Willems, il est difficile de dire si leurs absences ont pesé sur la rencontre. Guillaume Gillet a fait un bon match et Modou Diagne a effectué une bonne rentrée dans des circonstances difficiles. Quant à la fatigue, elle s’est fait ressentir, peut-être, après l’heure de jeu. Après 8 matches et une défaite, si nous avons été inférieurs pendant 30 minutes, nous n'avons pas à rougir."

 

Au moment où vous lirez ces lignes, le mercato sera sur le point de fermer ses portes ou sera déjà clôturé et là aussi, Karim Belhocine tenait à être clair dans ses attentes et espérances : "J'aimerais disposer d'un noyau plus profond. Nous en discutons avec la Direction et nous savons quelles sont les pistes à privilégier. Je suis satisfait de mes joueurs et, comme tout entraîneur, j'espère ne pas perdre de titulaires importants. Le mercato fait que vous pouvez perdre des joueurs. Pour moi, le plus important, c’est que les joueurs qui sont là se sentent bien au club."

 

 

Par le petit bout de la lorgnette : Alors qu’ils avaient la possession, la première mi-temps des Zèbres a été totalement improductive au niveau des frappes. En seconde période, c’est le banc liégeois qui a amené le premier but avec Cop au service et Balikwisha à la conclusion. Michel-Ange, en effet, se taillait le portrait des Zèbres tandis que Raskin l’affinait un peu plus tard. Les Zèbres eurent le mérite d’y croire en plantant, par l’entremise de Mamadou Fall, un nouveau but sur un coup de coin astucieusement délivré par Ryota Morioka. Mais, malheureusement, durant les ultimes instants, le ballon ne roula pas en faveur des Carolos qui durent s’incliner face à un Standard dont les infiltrations de Fai, les ouvertures de Cop – ainsi que les bons comportements de Raskin et Amallah en milieu de jeu – compliquèrent la progression et les reconversions de nos Zèbres à qui nous souhaitons une trêve réparatrice en tout point de vue !

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