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FC MALINES - CHARLEROI : la 3ème mi-temps
08 novembre 2020

 

Derrière la caserne, savez-vous quoi qu’il y a ? De valeureux p’tits Malinois… Et n’y voyez aucun péjoratif dans l’utilisation de ce qualificatif. Que du contraire, voilà que sur deux matches, les troupes de Wouter Vrancken viennent de tenir la dragée haute aux champions en titre et à l’actuel – et récent – co-leader de cette saison 20-21 gangrénée par ce foutu virus.

 

Vous allez peut-être dire que 2 points sur 6, c’est en dessous de la moyenne mais ces deux nuls s’avèrent des résultats encourageants pour une formation qui développe un football de qualité avec un talentueux noyau qui, face aux Zèbres, était amputé de six éléments et non des moindres : Sofiane Bouzian, Maryan Shved, Aster Vranckx, Bas Van den Eynde, Victor Wernersson et William Togui manquaient effectivement à l’appel pour devinez quoi limitant, du coup, les choix de leur coach.

 

Ce dernier avait opté à reconduire le même dispositif tactique mais en interchangeant toutefois quelques joueurs de positions : Walsh changeait de côté au sein de sa défense pour occuper le poste d’arrière droit, Kaboré héritant du secteur opposé. Si Defour et Van Damme se chargeaient toujours du milieu récupérateur, Mrabti et Hairemans s’échangeaient leurs fonctions, le premier cité se voyant déporté sur l’aile droite alors que le second héritait de l’orientation du jeu en soutien des deux joueurs de flancs.

 

 

Pour cette dernière avant une nouvelle trêve de deux semaines, nous n’avons pas voulu faire les contrariants, nous avons octroyé respectivement à chacun de nos deux invités, Steeven Willems et Karim Belhocine, l’analyse des deux périodes dans l’ordre chronologique de leurs faits marquants.

 

Steeven Willems : "On n’avait pas encore été habitués à encaisser très tôt, qui plus est, en première période. On a donc dû courir rapidement après le score et cela a donné lieu à un match très ouvert. Cela nous a fait mal de prendre un second but alors que nous étions dans un temps fort. Nous avons trouvé un bon bloc malinois en face de nous, bien compact, bien en place, qui nous attendait. C’est normal car, quand on mène au score, on n’est pas obligé de venir chercher l’adversaire et on rentre à la pause avec un 2-1 où tout est, ma foi, encore jouable. La leçon qu’il faudra surtout retenir de ce match, c’est la réaction qu’on a eu en seconde période. On a lâché les chevaux car on n’avait plus rien à perdre."

 

Karim Belhocine : "À la pause, on s’est parlé avec l’envie de ne pas se laisser submerger et je pense que nous avons bien recommencé en étant présents dans les duels et en exerçant une pression haute. On réussit, pour la seconde fois, à égaliser alors que peu avant, on s’était créé deux grosses occasions. On parvient à mener dans la partie et puis il y a cette action de Malines sur laquelle ils obtiennent un coup de réparation. Finalement, les deux équipes se sont séparées sur un partage après un match où elles ont connu, chacune, quelques temps forts et moins forts. Nous n’avons pas à rougir de ce résultat, de la façon dont les joueurs ont réagi et montré de l’envie au cours de la seconde période. Je ne pense pas qu’on a assisté au meilleur match offensif et au moins bon match défensif de Charleroi. Je retiendrai surtout l’envie et la mentalité d’un groupe qui ne s’est jamais résigné."

 

 

Par ailleurs, deux autres sujets ne manquèrent pas d’attirer l’attention des observateurs : l’absence de Saido Berahino – qui avait sollicité de rester auprès de son épouse dans l’attente d’un heureux événement – et la fameuse phase qui amena le penalty en faveur des Malinois.

 

K.B. : "Quand j’ai appris l’absence de Saido, je ne comptais pas modifier l’organisation que l’on avait préparée avec deux attaquants, Shamar Nicholson et Kaveh Rezaei, qui avaient déjà évolué ensemble. Mais cela n’a pas perturbé pour autant notre schéma tactique. C’est le propre d’un groupe qu’un joueur prenne la place d’un autre et puisse se montrer important."

 

S.W. : "Au moment de la frappe, je me trouve juste dans l’axe du but et j’essaie de la contrer comme je peux.  C’est dommage car à 2-3, j’étais quasi persuadé qu’on allait l’emporter, d’autant plus qu’on ne leur concédait plus d’occasions et que nous nous montrions agressifs. Cela fait partie du foot, il y a beaucoup de choses qui peuvent se passer au cours d’une rencontre. Pour le spectateur neutre, cela aura été un type de match qui lui aura convenu, attrayant et indécis jusqu’à son terme."

 

 

 

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