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Bienvenue chez toi, Georget ! (partie 2)
13 août 2010

Invité à l'occasion de la rencontre RCSC-Anderlecht, le "Zèbre du Siècle" Georget BERTONCELLO revient sur sa carrière au Sporting. A la question « quel est votre meilleur souvenir zébré ? » le visage de Georget s’éclaire encore plus et les Glorieux Anciens Carolos font à leur tour une joyeuse entrée dans les business-seats et se regroupent autour de notre table. «On était tous des gamins. On était seulement la troisième équipe. Il y avait les A, les B et nous étions les C. Il y avait toute la bande : SPAUTE, COLASSE et moi avions 16 ans, Jean-Claude FIEVET 17 ans, FERNANDEZ 18 ans et les autres dans la même tranche d’âge. On avait du talent et tout le groupe de gamins est monté en A. C’était la première fois qu’il y avait 12 jeunes du Sporting en équipe première. Et puis, on a été vice-champion de Belgique en 1969 et avec 11 Wallons : Jean BOULET, René DELCHAMBRE, Claude COLLARD, Claude BISSOT, etc. A cette époque-là, c’était déjà comme maintenant, c’était tout pour le Standard. Si on prend la même équipe avec les mêmes joueurs et qu’on nous appelle le Standard, c’est certain que nous sommes champions. On va chez eux avec un point d’avance. On tient le nul et à 3 minutes de la fin, l’arbitre siffle un penalty imaginaire pour permettre à Jean-Pol COLONVAL de marquer. Résultat : ils sont passés devant et ça a fini en bagarre. Et mi j’estais toudi din l’bagarre (sic). » Sauf à Molenbeek ? « Eh oui ! Pour une fois que je ne me mêle pas à l’attroupement ! Je me méfiais de l’arbitre. Fred DELCOURT, ça faisait cinq fois qu’il m’avait déjà mis à la porte. Juste la fois avant, c’était ici à Charleroi. Le terrain ? C’était de la "berdouille" ! J’en ai pris dans la main, je lui ai jetée et puis je n’ai plus bougé. Les supporters riaient et s’amusaient. Mais le juge de touche m’avait vu et Delcourt était trop content de me mettre dehors. Les gens dans le stade devenaient fous. » Vous vous attendiez à quoi en vous asseyant sur le ballon ? « A rien de spécial ! C’était l’avant dernière journée du championnat 1974-75. Le premier championnat professionnel ! Le RWDM pouvait être champion de Belgique contre nous. La fête était prête dans le couloir des vestiaires : champagne, fleurs, etc. Comme s’ils nous avaient déjà battus ! Le match commence, le stade était rempli, il y avait aussi beaucoup de Carolos. En première mi-temps, Bobby Bohmer tire dans la lucarne : 0-1 pour le Sporting. On joue, on joue, le temps passait. A 9 minutes de la fin, Delcourt siffle penalty pour une faute imaginaire d’André BAUDOUIN sur Willy WELLENS. Bousculade générale ! Mais moi, je ne m’en mêle pas. Wellens shoote le penalty et égalise. Il revient avec le ballon, le place au centre et moi, je ne bouge pas. Wellens s’avance sur moi, il me pousse alors je tombe. Tu imagines l’ambiance dans les gradins ? Avec un match nul, ce n’était pas assez pour nous ni pour Molenbeeck : personne n’était content. Je me relève et m’assieds sur le ballon. Les Bruxellois crient sur l’arbitre en flamand. Il s’approche et me donne la rouge ! Moi, je ne m’y attendais pas, donc je lui dis : "Hé Fred, tu m’as donné la rouge !" en pensant qu’il s’était trompé. Il me criait de m’en aller. Oh lala, il a fallu me tenir, je l’aurais tué ! C’est la seule fois dans ma vie que je n’avais rien fait." (Rires) A suivre...

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