Jeunes - Actualites

Samba Diawara : "Continuer dans la même dynamique".
28 mars 2019

Samba, peux-tu nous livrer tes impressions après cette large victoire des U21 (4-1) face à Ostende ?

"Malgré les apparences et la lourdeur du score, cela n’a pas été aussi simple que ça. Déjà, on a été menés. En première mi-temps, j’ai trouvé que les débats étaient assez équilibrés, on ne prenait pas le dessus sur notre adversaire. Malgré tout, on a réussi à prendre l’avance. Au retour de la mi-temps, les Ostendais ont poussé, on a subi pendant quelque temps; ce que l’on a bien fait, c’est que nous sommes parvenus à nous créer des occasions en contre-attaques alors qu’eux, ils ne s’en sont pas beaucoup procurés.

Une fois que nous avons fait le 3-1 et inscrit le quatrième but, nous avons su gérer le résultat mais cela n’a pas été si facile que ça. C’est certainement notre état d’esprit qui a fait la différence alors que la semaine précédente, à Eupen, nous avions été défaillants, à ce niveau-là. On n’avait pu faire preuve de combativité. Ici, contre Ostende, il y en a eu beaucoup puisque ce n’est pas toujours évident de revenir au score lorsqu’on est mené. Mais les gars l’ont très bien fait et c’est positif."

Le Sporting est en tête de sa poule, avec Courtrai, un concurrent direct qui reste dans son sillage. Étant donné que les Zèbres parviennent à creuser l’écart par rapport à leurs autres poursuivants, les ambitions sont clairement affichées : la première place est convoitée…

"L’ambition, c’est de continuer dans la dynamique qu’on a depuis le début 2019, prendre les matches les uns après les autres et essayer, surtout, de progresser. On a eu un petit coup d’arrêt, à Eupen, mais on va considérer cette défaite comme un accident puisqu’on a remis les pendules à l’heure avec cette victoire face à Ostende qui, je le répète, n’était pas aussi évidente que le score le laisserait supposer; avec un adversaire, principalement au niveau de l’entrejeu, qui présentait pas mal d’expérience dans le chef de Marquet, Jonckheere et Bataille, lesquels ont déjà connu la D1A.

C’est bien, pour nos gamins, de jouer ce genre de rencontre pour progresser car je pense qu’au premier tour, nous l’aurions perdue."

Au terme de ces huit rencontres, le goal average des Zèbres est largement positif, il y a, nous l’imaginons, beaucoup de satisfactions à retirer aussi bien dans le secteur défensif qu’offensif. En plus, les joueurs ont développé de très belles actions pour inscrire ces quatre goals…

"Oui, il y a du positif, on ne peut pas le nier, mais l’entraîneur tient compte également du négatif. On avait encaissé deux buts en six matches, et, là, on vient d’en prendre trois en deux matches. Le problème, c’est qu’on les a pris, trois fois, sur coup de pied arrêté. On va devoir mettre l’accent là-dessus. Ce sont des erreurs qu’il ne faudra plus commettre, surtout face à des équipes de PO 1. Maintenant, par rapport à notre parcours jusqu’ici, j’ai beaucoup de regrets dans le sens où la plupart des équipes que l’on est en train de battre, en ce moment, on avait perdu contre elles, au premier tour. Je suis persuadé que si nous avions fait le travail au premier tour, nous aurions eu notre place dans les PO 1. Mais bon, les joueurs se rattrapent, on est dans de meilleures dispositions et il faut que cela continue, avec le même état d’esprit et la même qualité de jeu, car la saison se poursuit jusqu’à la mi-mai."  

Par rapport au bilan que nous avions dressé au soir du premier tiers de championnat, quelle est l’évolution, au sein de l’équipe ? On a constaté qu’il y avait une nette amélioration au niveau de l’attitude et de la mentalité, du moins sur le terrain ?

"L’évolution est effectivement très positive. Je pense que les gamins prennent conscience de ce que c’est que de postuler à devenir footballeur professionnel. C’est ce qui se passe sur le terrain, mais c’est aussi ce qu’il y a en dehors, et, je pense qu’à ce niveau-là, on fait preuve de plus en plus de maturité. Le fait, aussi, pour certains, de se frotter aux joueurs du groupe pro, à travers des entraînements ou même quand ceux-ci viennent, à la Neuville, disputer des rencontres. Ça les fait avancer, tout ça, ils doivent le garder et améliorer tout ce qui doit l’être."

Il faut dire aussi qu’il y a un travail de coordination et de cohésion lorsque des pros intègrent le noyau des U21. Comment arrive-t-on à une cohérence de ce mixage ?

"Cela se passe parfaitement dans le sens où les pros jouent le jeu. À ce niveau-là, on a de la chance de devoir gérer cette situation dans les meilleures conditions car pour la plupart, ils font office de grands frères. Ils sont aussi passés par cette étape-là et ils essaient de prodiguer des conseils et d’aider les plus jeunes, ne serait-ce que par l’attitude, en étant professionnels jusqu’au bout des ongles, notamment au niveau de la préparation.

Cela nous procure une aide énorme car il suffit juste de les montrer comme exemples. Ça fait déjà pas mal de travail, je n’ai pas besoin de répéter certaines choses. Quand, par exemple, Steeven Willems nous rejoint, je leur demande de regarder comment il s’échauffe, de bien examiner quelle attitude a Benjamin Boulenger, avant les matches. Cela constitue un avantage incomparable pour eux. C’est un complément à leur formation, aussi. Les jeunes doivent pouvoir s’étalonner, s’ils ne restent qu’entre eux, ils ne pourront pas savoir ce qui se passe plus haut. Et, chez nous, ce n’est pas exagéré. Il y a des équipes qui évoluent, chaque semaine, avec onze pros. Chez nous, oui, de temps en temps, des pros viennent mais, depuis le début des PO 2, ce n’est qu’avec des jeunes que nous avons joué la plupart des matches."

Au niveau de ton travail au quotidien, t’efforces-tu à être dans la même lignée, la même philosophie de ce qui se passe avec l’équipe première ?

"Totalement, car ce serait une faute, de notre part, de ne pas fonctionner de la même façon. La ligne de conduite est tracée par l’équipe première. Bien évidemment, il y a l’École des Jeunes qui a aussi une philosophie que l’on doit suivre mais notre maxime conductrice est dictée par le staff du noyau pro. Comme j’ai la chance de pouvoir être avec eux, au quotidien, j’essaie de voir ce que je peux inculquer au groupe des réserves pour quand ils seront amenés à côtoyer le groupe pro, ils ne soient pas dépaysés.

Au niveau du fonctionnement, que ce soit avec Olivier Stiers ou avec Laurent Zaccaria, chacun essaie de faire un peu la même chose que ce que font nos homologues de l’équipe première."

Avec Ken Nkuba qui fait partie intégrante du noyau A, des jeunes comme Thomas Wildemeersch ou Michael Falzone, ce dernier ayant participé au stage de Mierlo; pour toi, quelque part, cela prouve que ton travail porte ses fruits et que tu peux en être fier ?

"Personnellement, je ne sers que de lien, car le boulot avait été fait depuis des années, dans les différentes catégories de jeunes. Il y a deux entités : celle des pros et celle de l’École des Jeunes. On essaie de faire le rapprochement et ça se fait parfaitement car des deux côtés, il y a de la collaboration. Après, la fierté, elle est surtout collective, aussi bien Felice Mazzù, qui doit être content quand un jeune intègre le groupe pro, que l’entraîneur des U6 ou tous les éducateurs sont aussi heureux quand ils voient un gamin, comme Thomas Wildemeersch, gravir les échelons. Tous ces éducateurs ont une part de responsabilité beaucoup plus grande que la mienne.

Ce n’est pas le but de mettre en avant quelques individualités mais dans le chef de certains, on a découvert des prises d’initiative et de très bonnes dispositions, notamment chez Adel Benamar Bouterbiat, mais aussi chez Martin Saint-Mard et Orville Wesley qui constituent de belles recrues par leur apport. Les suppléants contribuent, eux aussi, à une saine émulation, avec, entre autres, Pierre Strobbe, un joker très talentueux, Hugo Mathieu ou Benjamin Romeyns qui ont également eu le loisir de s’illustrer favorablement. Il y a vraiment une belle alchimie qui se dégage de ces individualités et qui permet au collectif de se bonifier et d’atteindre une qualité de jeu supérieure…

"C’est tout à fait ça. Les joueurs sont vraiment dans de bonnes dispositions. Ils assimilent de plus en plus l’importance des exigences afin de réussir comme footballeur pro. Ils travaillent en sorte, ils sont récompensés, il y a une émulation et une concurrence qui les font progresser, les uns avec les autres. Lors de ce match contre Ostende, nous avions deux joueurs suspendus, Mamadou Diarra et Messie Biatoumoussoka. Ils ont été remplacés, parfaitement, par Martin Saint-Mard et Wesley Orville. Ce n’est que du bonus, ça nous laisse beaucoup plus de choix et quand un joueur manque, on n’est pas catastrophé car on sait qu’il y a quelqu’un derrière qui fera tout aussi bien."

Ce qui a frappé les esprits, c’est cette belle solidarité, tout au long de la rencontre, qui a permis à l’équipe d’émerger face à Ostende alors que cela n’avait pas bien débuté…

"Je suis tout à fait d’accord avec cette analyse. Avec Olivier, on en parlait, ce match, on l’a gagné grâce à notre mentalité. En termes de qualité et de jeu, je pense que les deux formations se valaient. C’est notre état d’esprit, que l’on a eu durant tout ce match, qui a fait la différence. Mais il n’y a pas que ça. Quand on est en période de post formation, le côté mental, c’est ce qui va faire la différence parce que, quand on arrive aux portes de l’équipe première, c’est que l’on a des qualités footballistiques. Mais ce n’est pas parce que l’on a ces qualités que l’on va réussir. À un moment donné, c’est l’attitude, la mentalité de vouloir devenir pro, savoir se remettre en question, le fait d’aller au bout de ses efforts qui feront la différence. Elles sont là, les clés du succès."

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Résumé de la rencontre

 

Classement

CL
équipe
PTS
1.
Royal Charleroi Sporting Club
22
2.
K Saint-Trond VV
17
3.
KVC Westerlo
12
4.
KV Ostende
12
5.
K.A.S. Eupen
11
6.
Beerschot Wilrijk
8

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