Felice Mazzu : » Nous nous devons d’être au mieux demain et dans chaque match qu’il nous reste. «
"Hormis Tainmont, qui sort suite à sa carte rouge, Ndongala, qui rentre de blessure, et la venue de Allard, suite au départ de Max, c’est la même sélection que la semaine dernière.
On peut dire tout ce que l’on veut sur la rencontre de demain; que c’est un match décisif, que c’est une finale dans les six dernières qu’il nous reste, que c’est un match très difficile et en fait, tous ces éléments-là sont vrais. C’est un match important mais derrière celui-ci, il en restera encore cinq. Il y a donc encore pas mal de choses qui peuvent se passer. L’idéal, c’est de jouer chaque match en étant le plus concret possible. Même s’il reste encore 5 matches, glaner des points va devenir un peu plus difficile. La " fourchette de rattrapage " devient de plus en plus courte de semaine en semaine. Si on veut rester dans le top 6, chaque rencontre va devenir de plus en plus importe et ce, jusqu’au terme de cette phase classique du championnat .
Je ne vais pas cacher que le dernier résultat de Genk, m’agrée totalement. J’ose espérer que les gens diront que si nous sommes au final dans le top6, c’est grâce à nous et pas à cause du faux pas des limbourgeois face à Ostende. Si nous sommes dans le top6 à la 25 ième journée, c’est que nous le méritons.
Je n’ai pas envie de polémiquer sur l’arbitrage. Tout ce que je peux dire, c’est que les arbitres sont en grosse difficulté face aux règlements. Moi-même, j’ai des difficultés à comprendre des décisions qui doivent être prises. La complication du règlement fait que les arbitres ont une tâche de plus en plus difficile et ils sont de plus en plus critiquables. Cette règle du hors-jeu, je ne comprendrai jamais comment on a pu mettre cela en place. Cette situation s’est produite, pour nous, il y a deux ans contre Waasland. Cela crée des conflits, ce qui veut dire que le règlement n’est pas bon.
Le droit à l’erreur pour Charleroi existe. Malines se trouve dans une situation qui n’est pas nécessairement favorable ou sereine. Chacun jouera pour son enjeu. L’erreur est humaine, on ne sait pas prévoir ce qu’il va se passer. Mes joueurs ne sont pas des robots. Nous devons tout faire pour prendre le maximum de points dans nos derniers matches en commençant par celui de demain tout en sachant que Malines est un candidat qui ne mérite pas d’être placé où il est car ils déploient un très bon jeu, qu’ils ont un super entraîneur qui est cohérent, qui a de la sagesse, qui est bon tactiquement. Sur ce que j’ai vu, ils ne méritent pas d’être aussi bas dans le classement mais les faits sont là. Certains diront que nous ne méritons pas d’être où nous nous trouvons mais les faits sont là aussi. (Rires)
Nous nous devons d’être au mieux demain et dans chaque match qu’il nous reste.
Nous vivons un championnat où tout le monde peut battre tout le monde, où tout le monde gagne ou perd des points quelle que soit l’équipe et sa place dans le classement. Je pense que cette année, pour être dans les six premiers, il faudra 46 ou 47 points.
On ne peut prétendre avant chaque rencontre que tel ou tel joueur sera bon tout le temps, Jessy est un bon joueur qui est en hyper progression. Il peut arriver qu’un joueur soit moins bien un jour. Le changement qui a été effectué entre Jessy et Clément nous a permis d’amener plus de « verticalité ». La carte rouge de Clément permettra peut-être à Jessy d’avoir sa chance demain, j’ai plusieurs possibilités. Comme je l’ai vu dans la presse cette semaine, l’absence de Clément pourrait permettre à Jessy de se relancer; oui, peut-être. Il faut savoir que Malines joue avec un dispositif assez atypique (3-4-3) qu’il maîtrise très bien. Je pense que les paramètres d’organisation et de qualités de nos joueurs seront importants demain.
Tout leur jeu part du gardien. Ils ont une défense à trois qui se déploie sur la largeur pour repartir. Ils ont un jeu très concentré à l’intérieur avec leurs deux médians défensifs dans les intervalles, c’est un système assez spécial. Il faudra en tenir compte dans notre positionnement et notre organisation.
Quel que soit le dispositif qui sera mis en place, quels que soient les joueurs qui seront sur le terrain, j’espère que l’avenir nous donnera raison.
Le fait de jouer avant ou après les autres, je n’ai jamais pensé à cela, donc, je ne sais pas s’il y a plus ou moins de pression. Peut-être est-ce un lien de cause à effet mais tous nos matches « de 18h00 », nous les avons plus ou moins bien abordés. Nous n’avons jamais parlé de cela dans les théories. Intérieurement, peut-être que oui, cela nous procure moins de stress et de pression, je n’en sais rien.
Faut-il aligner l’équipe qui était à l’entame de la première ou celle de la deuxième mi-temps ? Avec qui avons-nous gagné ? Je crois simplement que tout le monde est en train de revenir tout doucement; Francis est revenu aujourd’hui, Neeskens et Parfait, c’est pour la semaine prochaine, Karel devrait revenir plus tôt que prévu. Nous aurons de plus en plus de choix. C’est bien pour le groupe, c’est grâce à tous ces choix-là que l’on pourra arriver aux objectifs que nous nous sommes fixés. Le choix est là, à moi de trouver le meilleur onze possible en fonction des joueurs qui sont en forme et du dispositif que je veux mettre en place.
Tout le monde a connu, dans sa carrière, des moins bonnes prestations en commençant un match ou des meilleures en rentrant en cours de partie… et l’inverse aussi. Pour le moment, ce n’est pas un paramètre dont je tiens compte par rapport à l’équipe qui commencera demain.
Avant un match, il n’y a rien de compliqué, il y a des choix à faire en fonction de la forme du moment et en fonction de ceux que j’estime capables de pouvoir apporter un plus. Kenneth est un garçon qui apporte énormément de créativité à l’équipe, qui peut donner le dernier ballon, qui peut ouvrir des brèches. Je l’ai décalé sur la droite, non pas parce que je ne sais pas le mettre autre part mais parce que j’estime que dans cette zone-là et avec l’équilibre de l’équipe, il peut amener du passing vers les joueurs offensifs pour se créer des occasions. Ce n’est pas lui trouver une place pour le faire jouer, c’est le placer à un endroit où il est rentable, même si ce n’est pas sa meilleure position. De nouveau, il y aura des choix qui seront faits demain, Est-ce qu’il sera là ?, je ne sais pas, je vais le demander à ma femme en rentrant. (rires)"