" Je me dois de gagner et de trouver la meilleure formule pour y arriver. Cela fait longtemps que nous n’avions plus remporté les trois points. La semaine dernière, nous avons gagné la rencontre. J’ai opté régulièrement pour des changements de système de jeu lorsque nous évoluons à domicile. Nous avons trouvé une solution qui nous a fait gagner la semaine dernière, il n’y aura pas de gros bouleversements dans l’équipe.
Les deux buts encaissés en fin de rencontre, samedi, cela reste embêtant. Lorsque l’on mène avec trois buts d’avance en déplacement, il aurait été plus sain d’en rester-là pour que cela soit net, convainquant, pour que l’on ne revienne pas avec nos histoires de fin de match. Les deux buts que nous avons pris, nous les avons analysés. Le premier, ce n’est pas un manque d’engagement, de duel ou de volonté, c’est juste le positionnement d’un joueur qui annule une position de hors-jeu flagrant de Veselinovic. Donc, cela n’est pas l’état d’esprit ou l’animation qui n’est pas bonne. Ce sont les circonstances qui ont fait que sur un mètre de replacement, il y a eu ce but. Sur le deuxième, j’ai entendu que Damien Marcq avait eu moins d’engagement. Je pense qu’il a prouvé qu’il n’avait rien perdu de son travail. Sur cette action, dans sa vision panoramique, il est d’abord sur le ballon, l’espace et le joueur qui vient derrière… Je ne peux pas reprocher au joueur quoi que ce soit. Maintenant, nous sommes revenus avec un 2-3; c’est comme déjà dit, un peu embêtant. Nous avons traversé tant de périodes difficiles qu’aujourd’hui, ce n’est pas là-dessus qu’il faut se pencher. Il faut rester dans le positif et se dire que nous avons enfin gagné, que nous avons inscrit trois buts et que dans le passé, nous avions du mal à en mettre un. Il faut se reposer sur ces bases-là.
J’avais opté pour le placement de joueurs où je savais que si l’un ou l’autre, était un peu moins bien techniquement, j’avais la certitude que l’état d’esprit était bien présent. Cela a été un paramètre important la semaine dernière. Depuis le début de ces POff2, si je dois retirer un match où nous avons été très bons, c’est celui à Lokeren. La qualité de notre jeu à Malines a été inférieure, par contre, nous avons gagné grâce à l’état d’esprit, à l’envie et au réalisme qui nous avaient manqués les dernières semaines. Cela a toujours été les valeurs à Charleroi. Quand elles sont présentes, je pense que l’on peut encore faire de bonnes choses.
Le discours sera le même : il est hors de question de se reposer sur les rencontres passées face à notre adversaire de demain. Malines est un adversaire de qualité, avec un dispositif particulier. Nous n’avons pas assez de vécu positif à court terme derrière nous pour pouvoir se permettre de se reposer sur les résultats antérieurs. Chaque match a sa valeur et nous devrons être performants tant au niveau de la mentalité, que de la qualité, que tactiquement et techniquement pour pouvoir gagner le match de demain. Donc rien ne change au niveau du discours, il faudra gagner demain et les semaines suivantes aussi. Nous sommes partis sur ces objectifs-là en espérant y arriver.
Chaque match est un tournant. La semaine passée, si nous étions battus, on discuterait de "comment envisage-t-on la fin de saison, que va-t-il se passer, des essais vont-ils être tentés." Si nous sommes battus demain, ces questions-là, seront posées la semaine prochaine. Quatre équipes se battent pour remporter la poule, même si Saint-Trond est un peu distancé. C’est un groupe difficile avec beaucoup d’acharnement, de tension. Le message sera le même toutes les semaines, à savoir que nous devons gagner chaque match.
Nous prenons un but contre Lokeren, un autre contre Saint-Trond. Ce n’est pas énorme, mais ce sont des buts qui nous font perdre des points. Quand on cherche des solutions, que l’on change pas mal l’équipe pour essayer de trouver la meilleure solution, le moindre détail peut nous être préjudiciable, c’est ce qui se passe pour le moment. Je suis assez satisfait de ce que l’on voit actuellement dans l’organisation défensive. Si on avait pu concrétiser toutes les situations offensives que nous avons eues depuis janvier, je ne pense pas que l’on se poserait des questions et on se demanderait si c’est inquiétant au niveau défensif.
Je m’attends à la présence de Veselinovic dès l’entame de la rencontre. C’est un garçon qui fait près de deux mètres, le style de jeu devient différent. Nous devons trouver les solutions pour justement empêcher l’animation lorsque Veselinovic est là. Une solution est de jouer assez "haut". Après, l’objectif, c’est de gagner le duel sur lui quand le ballon arrive dans sa zone. Si le ballon arrive au sol, c’est différent que si le ballon arrive dans une zone aérienne. Il s’agira aussi d’être attentif aux déviations, car il utilise souvent ces phases de jeu pour se retrouver dans le rectangle. Maintenant, il n’y a pas que lui. Même s’il réussit son geste, en général, c’est la deuxième action qui est importante quand Veselinovic est sur le terrain avec les infiltrations dans l’axe ou sur les côtés. C’est là que nous devons être prêts. La tactique dépendra de la zone de terrain : si on joue le garçon dans une zone médiane ou dans leur partie de terrain, on peut le laisser gagner le duel. Si c’est dans notre rectangle, on doit tout faire pour essayer de le gagner. Il n’y a pas d’autres solutions. S’il se met du côté de Javi, on adaptera en fonction de cela. Nous devons être prêts aux deux problématiques et style de Malines : Verdier joue avec un espace de profondeur et si c’est Veselinovic avec les déviations et le premier duel."
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