"Trois matches en peu de temps, mais il n’y a aucune inquiétude à ce niveau-là. D’une part, parce que je les ai vus à l’entraînement assez vifs avec beaucoup d’expression et d’envie. D’autre part, j’estime, physiologiquement, un joueur de foot, si l’entre-match est bien géré, doit être capable de pouvoir gérer cela. Je ne crois pas que cela soit un gros problème.
Au niveau des bobos, il n’y a rien. Peut-être qu’à la sortie de Saint-Trond et sur cette surface-là, on pourra ressentir un peu de fatigue vu les changements des appuis. Les adducteurs vont surement en prendre un coup. Les joueurs n’ont pas l’habitude de jouer là-dessus. On rejoue vendredi, cela nous fera six jours derrière.
Nous avons fait le choix de ne pas nous entraîner sur terrain synthétique, car les matches étaient près l’un de l’autre et remettre une charge supplémentaire, des changements d’appuis entre Genk et Saint-Trond, cela aurait été peut-être plus nocif que de s’adapter à une nouvelle surface. Nous essayerons de nous adapter très vite tantôt.
Il y aura une adaptation à faire, cela fera partie de mon discours d’avant match au niveau des choix, de la vitesse d’exécution et au niveau du confort lorsque le joueur est en possession de balle. Les contrôles et les passings seront différents, donc il faudra être certainement beaucoup plus concentrés que sur un terrain herbe où les rebonds sont différents. Si le pressing est bien fait sur un terrain pareil, la maîtrise de balle peut-être moins efficace par rapport à l’adversaire. Si le pressing est moins bien fait, la relance de l’adversaire peut se faire beaucoup plus facilement aussi. Il y a du pour et du contre. Je ne pense pas que nous devions trop réfléchir et nous poser des questions .Il faudra être juste bien concentré par rapport à la surface et le reste se fera. Nous devons jouer notre jeu et mettre en place une tactique comme nous essayons chaque semaine, en fonction de l’adversaire.
Quand je mets en place, une équipe comme celle qui était sur le terrain à Westerlo, ce n’était certainement pas pour un point, c’était pour essayer de gagner le match. Quand on aligne un 4-4-2 en déplacement, ce n’est pas pour revenir avec qu’un point. Les circonstances du match font que nous n’avons récolté qu’un nul. À Saint-Trond, nous essayerons de gagner la rencontre, comme nous essayons à chaque fois. Nous tenterons d’être meilleurs qu’à Westerlo, même si dans notre plan de route actuel, un point, c’est pas mal. Maintenant, je sais que l’on devient de plus en plus exigeant avec Charleroi. Je peux comprendre les analyses quand on dit que Charleroi a perdu deux points à Westerlo, mais je projette mon groupe à long terme ; tant que nous ne sommes pas battus en déplacement, c’est une bonne chose.
Avoir des gars de la deuxième ligne qui marquent aussi, c’est bien. Ce qui avait été préparé, peut-être pas sur le but de Sotos, mais sur le but de Christophe, on savait que sur les deuxièmes ballons, lorsque Genk joue la zone totale, il ne reste pas beaucoup de monde en dehors du rectangle et donc la frappe et la position de Diandy n’est pas anodine. Le but est donc venu de la deuxième ligne, car certaines choses étaient mises en place. Pour moi, que n’importe qui marque, ce n’est pas un problème. Si c’est 0-0 à la 92 ème et que Penneteau monte et marque de la tête, cela me fera autant plaisir que si c’est Bédia ou un autre.
Si j’ai repris Pollet et qu’il a joué quelques minutes, c’est qu’il était à 100 % par rapport à sa blessure. Si j’estime qu’il faut le faire rentrer, le terrain ne sera pas un élément qui sera tenu en compte. À propos de David, nous avons continué à faire de la prévention. Pendant que nous étions à la vidéo, lui était à Monceau avec les kinés afin de bien préparer son mollet.
Je pense que Chris est un garçon très réceptif et qui a une grosse soif d’apprendre. Nous lui donnons beaucoup d’éléments dans sa manière de jouer dans son positionnement. A force de vouloir bien faire, ses choix sont quelques fois moins bien Chris a un énorme volume de jeu et il commence à être présent dans l’impact, dans l’un contre un, dans les duels, et même s’il ne marque pas et qu’il permet au bloc d’être bien en place, moi, je suis content. Le fait qu’il n’a pas scoré lors de ses deux derniers matches, cela ne me dérange pas à partir du moment où il est présent dans l’équipe, c’est le plus important. Sur le but de Cristophe, c’est lui qui est dans l’action et c’est lui qui est dans la remise du jeu de tête. Lui, n’a pas marqué, mais il a fait marquer un partenaire. C’est aussi bien.
Certains joueurs sont plus à l’aise sur un terrain comme celui de Saint-Trond : les joueurs vifs, les joueurs qui ont le centre de gravité très bas, les joueurs techniques. Maintenant est-ce que le choix est de mettre tous les joueurs qui ont ces qualités ou alors on garde les automatismes et l’organisation et on continue à jouer avec ‘un ou l’autre qui est moins apte sur une surface comme celle-là…
Ninis n’avait plus joué depuis longtemps et il a marqué un but, respecté le plan de jeu notamment dans ses positions. Dans le passé, j’en avais beaucoup parlé avec lui, car je n’étais pas content. Ici, il a bien respecté les consignes. Il peut faire encore beaucoup mieux, mais j’ai été satisfait de son travail.
Benavente reste un joueur du noyau qui se bat pour rester dans le onze, et il est bien rentré mercredi.
Je suis très content des entraînements de Gaëtan. C’est un garçon très intelligent, très stable, poli avec une superbe éducation. Quand il est arrivé, j’ai eu une discussion très franche avec lui, il sait dans quelles circonstances, dans quelle zone et à quel moment il peut être aligné. Si j’ai besoin de lui, je n’ai aucun souci. Au départ, nous étions dans le doute. Quand nous le voyons aux entraînements, nous trouvons qu’il a beaucoup de volume. Si je n’étais pas content, il ne serait pas rentré contre Bruges dans un match très fermé. J’avais d’autres solutions sur le banc avec des joueurs beaucoup plus expérimentés. C’est un joueur qui peut nous apporter beaucoup à certains moments dans ce triangle médian. Gaëtan a trente matches en D2 et 16 en D1. C’est un garçon qui a un petit, mais un certain passé dans la division où l’on joue. Si je dois lui faire confiance à un moment donné, je le ferais sans-souci. Pour démarrer un match, je le vois plus comme un "huit" en cours de match, il peut jouer en "six" en "huit" ou même en "neuf 1/2" parce qu’il a une implication dans le jeu avec un volume de travail et de course assez conséquent. Il peut nous apporter de bonnes choses derrière un attaquant.
Je n’ai pas de consigne par rapport aux cartons. C’est une arme à double tranchant. Le joueur peut quand même en prendre un, le joueur peut se retenir. C’est comme cela, c’est le foot. Si Diandy prend une cinquième carte, et bien, il sera remplacé.
Djamel n’est pas dans le creux. Il se trouve à une place où il y a beaucoup de concurrence, celui qui s’accroche le mieux, le plus vite a sa place. Djamel a été moins bien, la dernière fois que je l’ai fait jouer Ninis, Benavente ont pris leur chance, Pollet est revenu. Le secteur offensif est de nouveau peuplé, je ne sais pas les prendre tous. Il mériterait d’être dans les 118, mais alors il y aurait un manque d’équilibre sur le banc."
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