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" Je m’attends à ce que Zulte joue le coup à fond quelle que soit l’équipe présente sur le terrain. Ils ont un bon groupe, ils ont un des meilleurs football du top 6 actuellement au niveau du contenu, de l’animation. Je m’attends donc à un Zulte engagé, sérieux, qui a envie de prendre des points comme ils l’ont démontré contre Bruges où ils ont fait une première mi-temps extraordinaire.
J’estime qu’Enes est à 100 %, peut-être pas pour commencer. Il a traversé toutes les étapes pour redevenir sélectionnable. Il a travaillé durement pendant de longs mois, il a joué à deux reprises avec les réserves. Le match, pour lui, s’est très bien passé. Enes est un profil de joueur qui nous a peut-être manqué à certains moments. C’est un message que je lui lance aussi : on a toujours confiance en lui après sa longue blessure. C’est un joueur important pour le groupe. Il nous a manqué, à certains moments, sur la créativité, sur les assists, sur des passes décisives. J’espère qu’il sera à niveau, le plus vite possible. Après tout ce qu’il a pu endurer, il mérite son retour dans le noyau. C’était un joueur où la concurrence était énorme à ce poste-là quand tous les joueurs étaient disponibles. Malheureusement, il s’est blessé, avec le recul, on se rend compte que nous avons moins de créativité dans l’équipe… Cela ne veut pas dire qu’il jouera 90 minutes à chaque rencontre à venir. J’essayerai, en tout cas, de bien gérer mon groupe. Enes fait partie de cette gestion.
Je ne fais jamais de croix définitive sur un joueur, maintenant, la concurrence a toujours été énorme à ce poste-là. Changer constamment de joueur, ce n’est pas évident, ce n’est pas bien pour la confiance. J’ai fait un choix pour ce poste-là. J’ai fait passer Enes avant Djamel.
Il me revient que pour redynamiser l’équipe, il faut changer de système. En fonction de la qualité des joueurs, j’ai opté contre La Gantoise, pour un système de jeu. J’ai essayé, et ce n’est pas une volonté de rotation, de mettre les bons profils par rapport au dispositif qui était en place et aussi par l’animation que je voulais avoir par rapport à l’adversaire. La semaine passée, c’étaient Cristian et Chris, nous verrons demain.
Quand on commence un match dans un dispositif et que l’on change en cours de match, cela surprend peut-être l’adversaire. On voit une autre animation. On pense qu’il y a une autre envie, mais en fait, il s’agit d’une autre animation. En commençant avec un autre dispositif, est-ce qu’il aura le même apport que celui que l’on créé en cours de match … Ce sont des paramètres importants. Quand on change de système, on a des moments forts parce que l’effet de surprise joue et l’adversaire doit s’adapter et se positionner. C’est dans ces moments-là qu’il faut faire la différence. Ces derniers temps, nous avons eu de bons moments, notamment en deuxième mi-temps, la semaine dernière, mais nous n’avons pas réussi à capitaliser ce que nous avions montré de mieux, en tout cas, dans le contenu.
L’adversaire sait maintenant dans quel dispositif on joue, mais cela ne nous empêche pas, malgré tout de se créer quelques occasions même si dans le contenu cela paraît moins beau à voir, mais nous restons dans l’organisation, effectivement, l’effet de surprise joue moins, comme ce fut le cas à Ostende en janvier. Si nous arrivions à finaliser les situations, on parlerait certainement d’une autre manière, parce que nous n’offrons pas non plus une quantité importante d’occasions à nos adversaires.
L’organisation, la semaine dernière, n’était pas mauvaise, on ne peut pas dire, non plus, que les tâches n’ont pas été accomplies dans le collectif. Il y a eu deux duels perdus. Le premier avec Coulibaly… Ce n’est pas évident de le contrer dans un duel aérien et le deuxième, ce fut sur un mauvais choix et pas sur des actions dessinées. Il y a eu le goal où Nicolas, qui le reconnaît d’ailleurs, a sa responsabilité en jeu, mais il n’est pas le seul coupable sur ce but.
Nicolas est pour moi, certainement un des trois meilleurs gardiens de ce championnat. Pour la saison qu’il a réalisée, on peut lui pardonner la prestation de la semaine dernière. Il ne faut pas oublier tout ce qu’il a apporté à l’équipe. Quand un gardien fait une erreur, cela paie cash. On a eu l’occasion de rattraper cette erreur, on ne la pas fait.
Bedia est encore très jeune et tout le monde sait qu’il possède des qualités. Il lui reste des étapes à franchir et cela est normal. Il est très jeune et doit mûrir.
Lorsque Kalifa Coulibaly est arrivé, il possédait, à l’identique, le même profil que Chris. Et, si vous vous souvenez, il a passé la saison sur le banc ou dans la tribune. Il a éclaté en PO1 et il est devenu ce qu’il est devenu, aujourd’hui.
Nous savons où nous allons avec Chris et nous savons qu’il a une marge de progression énorme, par rapport à son âge, à ses qualités, à sa gentillesse, à son attitude. Donc, nous allons continuer à travailler et souhaiter qu’il atteigne, au minimum, le niveau de Coulibaly.
Nous avions le challenge de nous qualifier pour les PO1, c’est fait. Je pense que nous avons réalisé cet objectif et je n’ai pas envie que nous nous reposions sur nos lauriers.
Nous pourrions dire que nous sommes dans les PO1 et que c’est magnifique, mais non. Nous avons envie de plus, le club a envie de plus, les supporters ont envie de plus… Si nous voulons progresser et avoir de l’ambition, nous devons être meilleurs.
Charleroi a réalisé une très bonne saison, mais nous avons envie de montrer autre chose dans ces PO1.
J’aimerais que nous soyons plus beaux, dans ces PO1. C’est la cerise sur le gâteau et nous aimerions faire plaisir à notre public et montrer, à chaque fois, un beau visage.
J’ai opté pour un changement de dispositif, c’est vrai que nous sommes très solides, mais nous avons un peu plus de mal à marquer ; je pense que je dois faire mon autocritique, mon analyse, comme les joueurs doivent le faire après chaque match. Je ne rejette la faute sur personne. Parfois, un joueur fait un mauvais choix défensif ou offensif Parfois un entraîneur fait un mauvais changement, parfois un dispositif est changé trop tardivement ou trop tôt. Voilà, je me remets en question, c’est un ensemble de tout. Il y a une nouvelle dynamique qui a été relancée contre Ostende. J’ai insisté et cela nous a permis de nous qualifier, de terminer la saison deuxième meilleure défense de Belgique. Cela ne nous a pas permis de mettre plus de buts. La faute m’incombe donc aussi.
Il y a une chose que l’on ne pourra jamais enlever au groupe de Charleroi, c’est l’état d’esprit, l’envie, les courses et vouloir bien faire. Ce mécanisme-là, a super bien marché en phase classique, cela nous a permis de prendre des points et de nous qualifier. Maintenant, dans ces POff1, ce sont des équipes de qualités, toutes les semaines. Peut-être que tous ces facteurs ne suffisent plus et qu’il faut que l’on soit tout le temps dans le collectif et que l’on ait un gros pourcentage de réussite dans les choix individuels et collectifs.
Les centres n’ont pas été bons la semaine passée. Nous avons travaillé cela, toute la semaine. J’en suis conscient. Nous tentons d’améliorer les gestes. Ce sont des détails qui font la différence. Avec des centres plus précis, nous aurions pu égaliser. C’est un des paramètres qui a fait la force de Charleroi, par le passé… Sur le match de La Gantoise, nous avons eu moins de réussite. Il ne s’agit pas d’apprendre aux joueurs, mais de répéter des gestes pour que cela devienne des automatismes. En règle générale, des joueurs de première nationale, savent centrer, frapper et dribbler. Ensuite viennent le choix, le bon placement, le bon appui, la bonne longueur de frappe. Ça, c’est à eux de le faire au bon moment.
Sur la phase litigieuse, Hamdi touche le ballon des deux pieds. Le garçon revient de blessure. Il était peut-être à un moment où il était plus fragile avec plus d’inquiétude, de protection. Aller de l’avant pour ne pas se blesser, c’est peut-être mieux que d’attendre et de se faire défoncer. Pour moi, il ne s’agit pas d’un geste agressif. Chez tous les attaquants du monde, il y a des moments où la réussite est quelque fois moins présente. Ibrahimovic avec une des meilleures équipes au monde fut un exemple face à Anderlecht. Quand rien ne va… Il n’a pas su cadrer une seule fois. C’est valable pour Hamdi, David. Il s’agit de période sombre et puis à un autre moment, on reparlera d’eux parce que la roue aura tourné dans le bon sens. En tant que groupe, en tant qu’entraîneur, il faut pouvoir accepter qu’à un moment donné un joueur, soit moins bon et continuer, pourtant, à lui faire confiance.
En communication, il y a des moments où il faut parler beaucoup, à d’autres moments, il ne faut rien dire. Dans les deux cas, on peut atteindre le même objectif. Cette semaine-ci, j’ai décidé d’être plus dans le deuxième volet. "
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