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" Damien est "fit", c’est une très bonne chose, car il a son impact dans le jeu. Maintenant, s’il n’avait pas été là, nous aurions mis quelqu’un d’autre, comme ce fut le cas à Ostende ou à d’autres moments. C’est bien qu’il soit là, car il a des habitudes, des automatismes et dans l’impact, il est important.
Défensivement, Anderlecht a trouvé une vraie organisation, ils ont de l’impact défensif dans les duels aux pieds et aériens. Ils ont un schéma de jeu très clair que ce soit avec Trebel, Stanciu ou Hanni qui se trouvent sur le côté ou à l’intérieur ou avec les sorties d’Obradovic sur le côté. Ils marquent facilement. Ils ont certainement deux des meilleurs joueurs de Belgique avec Tielemans et Dendoncker Ils ont trouvé un équilibre et sont dans une phase très positive et c’est normal qu’ils clament partout qu’ils seront champions.
Il n’y a rien qui soit improbable. En football, la première chose, c’est croire en soi et croire qu’on puisse réussir un résultat contre tout le monde. Si cette pensée-là, n’est pas présente, cela ne sert à rien de jouer contre une équipe comme Anderlecht. Avant un match, on ne sait pas ce qui va se passer durant la rencontre : un blessé, un carton, méforme de l’adversaire, grosse réussite. Qui aurait pu croire qu’Anderlecht allait dominer par moments, Manchester, dans l’organisation, dans l’impact, dans le fait qu’ils ont atteint les prolongations ? Personne n’y croyait et pourtant, ils l’ont fait parce qu’ils ont cru en eux et à cette idée de passer au-dessus. Nous devons d’abord être dans cet état d’esprit-là et se dire que c’est un bonheur et certainement pas une peur, une crainte de jouer dans un tel stade et contre une équipe comme Anderlecht qui évolue aussi bien, pour le moment. Pour moi, ce sera certainement un des matches les plus simples dans ceux qui nous restent. Quand je dis "simple", cela veut dire que nous devons nous lâcher mentalement, complètement parce que l’on sait que l’on joue un tel adversaire, dans un stade garni de milliers de supporters voués à leur cause. Tous ces paramètres doivent nous donner de l’énergie supplémentaire et nous libérer. Je vais vivre cela de la même manière que je vis tous les matches depuis quatre ans ; en essayant de faire le maximum pour que mon groupe gagne, même si dans un match, une fois que le coup d’envoi a été donné, on est impuissant. Personnellement, ce match, reste un match comme un autre excepté que nous allons rencontrer probablement, le futur champion.
Martos a signé pour trois ans, c’est une énorme satisfaction. Javi est l’exemple même du joueur que tout entraîneur aimerait avoir : respect, sérénité, capitaine, intelligence, jamais un mot en trop ou en moins, c’est le profil du joueur idéal pour une équipe. Je suis très content pour lui, pour moi, le staff, le club de pouvoir conserver un joueur pareil.
4-4-2 ou pas demain ? On verra… Après chaque match, j’essaie de me poser les bonnes questions ; Ais-je bien fait d’avoir lancé tel joueur à l’entame de la rencontre ? Ce changement effectué, était-ce le bon choix ? Le dispositif de départ était-il le bon ? Toutes ces questions, je me les pose. Nous avons joué chez nous en 4-4-2 … Faut-il aller à Anderlecht avec le même système de jeu ? C’est une bonne question…
La donne est un peu relancée dans le fait que j’ai décidé de relancer Fall devant. C’est très bien ; cela veut dire que l’on peut avoir deux paires complémentaires avec un pivot et une profondeur, on peut jouer avec deux pivots en même temps, on peut jouer avec deux pointes… Cela permet en tout cas de se dire que les choses ne sont pas figées. Chacun a eu sa chance dans les différents systèmes. Mamadou est resté un peu sur le côté parce que nous avons changé de dispositif. Ce qu’il fait pour le moment, il le fait bien. David est super bien rentré puisqu’il a marqué, Chris avait été un peu décevant contre La Gantoise. Ce sont différents paramètres dont je dois tenir compte et sont plus délicats quand je dois composer la ligne d’attaque. Mais voilà, c’est mon boulot. Si j’avais voulu rester dans une certaine simplicité et sans trop me créer de problème, je n’aurais jamais fait jouer Mamadou devant, et je pense que personne ne me l’aurait reproché puisqu’au départ, ce n’est pas sa position. Je ne suis pas du genre à faire des choses en prévoyant des facilités, j’essaie de trouver la meilleure solution possible à chaque fois.
Le système à quatre nous a permis d’être aussi solides qu’avec le système à trois avec un bloc un peu plus haut. C’est la différence, dans l’ensemble de l’équipe, nous avons plus de facilités et d’automatismes dans un système à quatre. Le système à trois a permis de réconforter certains qui avaient un peu moins de temps de jeu, d’être très solides et de prendre des points, je l’utiliserai, encore, certainement, je ne sais pas quand, peut-être déjà demain.
Le "tout" demain, sera de pouvoir, pas de vouloir. L’important sera de contenir les assauts d’Anderlecht, de pouvoir rester bien organisé et si on a la chance d’avoir des possibilités de buts, d’être concrets et très efficaces. Ce sera l’objectif. Nous aurons des moments, où nous serons un peu plus haut, d’autres, certainement, où nous serons plus bas. À ces moments-là, il faudra faire beaucoup de sacrifices et avoir un état d’esprit irréprochable pour gagner les duels. C’est peut-être dangereux de jouer trop haut, cela dépendra du système de jeu anderlechtois ; si un gars comme Acheampong commence demain, il faudra être attentif aux espaces, au niveau de l’attaque, on connaît le style de teodorczyk ou de Thelin. Sur leur côté droit, ils ont des profils de verticalité. Si Hanni commence plus à gauche, je ne pense pas que la verticalité sera dans cette zone-là.
J’ai essayé de mettre une concurrence bien établie dans la zone arrière gauche. À moins d’une catastrophe et tout en restant d’une certaine cohérence, je ne compte pas défaillir sur ce que je leur ai donné comme directive sur leur concurrence de postes.
Si au bout de la moitié de ces Poff, nous restons quatrièmes, c’est bien pour le mental, pour les supporters, pour Charleroi, même si tout peut encore arriver. Nous ne regardons pas nécessairement, plus derrière, mais nous sommes actuellement quatrièmes, si on s’y accroche, et que nous y restons, tant mieux. Mais le message est que nous allons toujours regarder devant, pas derrière. Je pense que ce qui est important, est de regarder à nous, à nos valeurs, faire nos matches, savoir que nous avons un super adversaire en face de nous, que nous ne devons pas le craindre, que l’on doit le respecter énormément, car ce sera quasi certainement, le futur champion, mais que nous sommes capables de réaliser quelque chose.
Steeven a été pour moi, un des meilleurs dans la ligne arrière, ces derniers matches, comme Dorian l’a été également. Ce dernier n’a jamais démérité. Ils sont devenus deux très bons joueurs et deux titulaires incontestables. Après, il y a un schéma de jeu. Steeven est sorti à la mi-temps de La Gantoise alors que c’était de nouveau, un des meilleurs. Je ferai mon choix pour demain. "
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