René Weiler s’était épanché sur l’excellente organisation défensive des Zèbres qui pouvait donner du fil à retordre à sa formation…
Était-ce les prémices d’une quelconque prémonition ?
Soit, 95 minutes plus tard, ses craintes se matérialisaient en une contrariante réalité. Dans ses confidences d’avant-match, Felice Mazzù, lui, avait mis l’accent sur les valeurs que son noyau avait si brillamment mises en exergue et qui lui avaient permis de décrocher la timbale.
Cette authenticité, cette bravoure qui résume ces valeurs, a imprégné, à nouveau, cette très belle performance de nos joueurs qui ont réussi à garder la tête froide jusqu’au bout.
Cette victoire après laquelle ils couraient depuis 10 ans, ils l’ont acquise avec, il est vrai, de la chance (il en faut, parfois, pour compenser) mais aussi beaucoup de lucidité et d’intelligence tactique.
Les préludes aux débats s’assimilaient à une mise en place réciproque, aux forces en présence dans le secteur médian où la majorité des duels allaient se disputer.
On atteignait la 20’ lorsqu’Appiah faillit mettre le feu dans la cage de Nicolas Penneteau; heureusement, un poteau salvateur vint couver l’incendie…
Nos Zèbres étaient très appliqués, occupaient très agilement le terrain en veillant à ne pas laisser trop d’espaces avec un Damien Marcq au four et au moulin et un Christophe Diandy toujours très précieux afin d’épauler son partenaire dans son fastidieux travail de récupération.
Alors que, logiquement, les Mauve et Blanc s’incrustaient avec de plus en plus d’assiduité dans le camp des Zèbres, ceux-ci parvinrent néanmoins à mettre dangereusement le nez à la fenêtre comme à la 28’, sur cette action excellemment coordonnée entre David Pollet et Amara Baby. Ce dernier vit son tir contré de toute justesse sur un réflexe 24 Kara.
Cet avertissement se fit plus décisif à la 42’ lorsque Damien Marcq s’offrit une belle chevauchée tranchante et écarta pour Clément Tainmont, lequel ne fit ni une ni deux pour alerter Hamdi Harbaoui dont l’adroite reprise de la tête était hors de portée de Boeckx.
Afin d’apporter plus de piment et de vivacité créative dans le jeu de sa formation, l’entraîneur Suisse du Sporting Bruxellois joua le tout pour le tout et appela successivement Achaempong, Stanciu et Thelin à la rescousse.
Les retraits de Trebel, Tielemans et d’Appiah redéfinissaient une disposition en 3-5-2 dont les Zèbres s’accoutumèrent et ils passèrent même de peu à côté du 0-2, un poteau s’opposant aussi, cette fois-ci, à Clinton Mata qui s’offrait, à la 68’, sa première montée après avoir subi les assauts d’Hanni, d’Obradovic et finalement d’Achaempong.
On frissonna au geste éventuellement punitif de Monsieur Boucaut sur la sortie engagée de Nicolas Penneteau devant Teodorczyk… Le referee ne l’accomplit pas, c’était également un tournant du match comme l’aurait pu l’être cette dernière grosse occasion galvaudée par Thelin.
À mi-chemin, les Zèbres comptent 8 points sur 15… On signe tout de suite à deux mains pour un bulletin identique au bout des cinq matches suivants !
Pays de Charleroi, c’est toi que je préfère… Allez les Zèbres !