Plus il y a de bons joueurs sur le terrain, chez l’adversaire, plus la tâche est évidemment difficile. Maintenant, il n’y a pas que Carcela au Standard. Tout le monde semble être obsédé par ce joueur, mais la moins bonne prestation du Standard, la semaine dernière, n’est pas due uniquement à l’absence de Carcela. Ils ont quand même des joueurs comme Ezekiel, De Camargo, Trebel, De Sart, Enoh,Bia et les autres… Je ne fais pas une fixation sur ce joueur même si celui-ci est un des meilleurs élément du championnat belge. La tâche sera différente et peut-être, un peu plus compliquée avec lui.
On peut comparer quelque part Carcela à Kebano. Ce sont des joueurs, qui même s’ils ne jouent pas dans la même position, ils aiment provoquer balle au pied, ils aiment éliminer techniquement, ils ont des gestes et des mouvements de corps intéressants, ils frappent au but.
Nous verrons qui commencera la rencontre pour le Standard et si Carcela sera présent dès l’entame de la partie. La semaine passée, l’objectif en faisant jouer Trebel à la place de Carcela, c’était d’avoir le même rôle dans le schéma tactique, à savoir un gaucher à droite et qui rentre et qui puisse donner des assists. Si ce n’est pas Carcela ou Trebel, l’entraîneur Riga peut très bien mettre un droitier et alors le schéma tactique du Standard change, cela voudra dire qu’à cette place, il y aura beaucoup plus de pénétrations dans le couloir et de centres.
Je resterai dans ma philosophie et mon optique. Je n’estime donc pas nécessaire de faire jouer mes joueurs en fonction de l’adversaire. Dans le schéma tactique, oui, mais dans un remplacement "poste pour poste", je ne pense pas. Il y a tellement de choses que l’on ne maîtrise pas en foot qu’en mettant quelqu’un d’autre pour contrer Carcela, par exemple, cela peut très bien échouer et l’effet psychologique peut se retourner à l’inverse sur le joueur qui n’a pas commencé le match.
Tout le monde connaît ma cohérence, je ne vais pas vous dire que je mettrai l’équipe de la semaine dernière ou que je vais changer. On vient de prendre 4 points sur 6. Il n’y aura donc pas de gros changements, s’il y en a.
Dans sa moins bonne période, c’est le meilleur match réalisé par Fauré à Courtrai, dans l’impact physique et dans le travail défensif. Courtrai est une équipe difficile à défendre. J’ai été satisfait de sa prestation. J’en ai déjà parlé, mais quand un joueur rentre avec de l’envie à 20 minutes de la fin d’un match, il faut savoir que l’adversaire a déjà joué pendant 70 minutes et donc, je ne peux pas tenir compte que de cela. En disant, lui a été meilleur parce qu’il a marqué ou parce qu’il a fait un assist. Il faut tenir du match, du contexte du match. Ce n’est pas simple de dire, je mets Coulibaly parce qu’il a marqué et parce qu’il a fait un assist, la semaine avant. Dans mon choix, je sais que Cédric a fait un travail immense par rapport à la philosophie que je demande dans le travail défensif, mais pour qui malheureusement cela ne sourit pas offensivement. Lorsque Khalifa score, il ne faut pas oublier que Cédric est aussi dans le rectangle. Tout cela joue. Sur le but égalisateur, nous sommes 4 ou 5 dans le rectangle et l’adversaire est en difficulté sur les prises en charge.
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Je ne pense pas que Khalifa soit un meilleur joker dans le sens où j’essaie d’établir, en tout cas dans le dispositif que l’on joue pour le moment, une concurrence saine entre Cédric et Khalifa.
Les deux joueurs savent très bien qu’ils peuvent commencer un match ou rester sur le banc, parce que nous sommes dans une concurrence saine. Ensuite, nous sommes dans un phase où nous jouons trois matches en sept jours et contre des équipes du top. Il faudra aussi tenir compte de ce paramètre-là pour la récupération.
Les deux matches qui vont suivre vont dépendre de la rencontre face au Standard. La fatigue va jouer. Nous allons devoir affronter Bruges après trois jours et Anderlecht après quatre jours.
Il faut tenir compte de la qualité des joueurs que j’ai sur le terrain. Si l’on joue avec deux attaquants, cela veut dire que l’on ne joue avec qu’un "6" et Enès ou Neeskens doivent être sacrifiés ou alors, un flanc doit être sacrifié. Pour le moment, je suis content de ces poste, ensuite, c’est un dispositif qui nous a permis de se qualifier pour ces Poff1, et de prendre 4 points. Ce ne serait pas une bonne idée, en tout cas, à l’entame de la rencontre, psychologiquement pour le groupe et pour les joueurs qui ont prouvé qu’ils pouvaient être dans le onze de départ
Mis à part le match de début de saison où nous sommes battus 3-0 (et c’était amplement mérité, car nous étions à côté de notre sujet), les trois matches que j’ai joué le Standard me laissent un goût amer, car dans chaque rencontre, nous avions les possibilités de prendre plus que ce que nous avons pris : 2-2, 0-1, 0-1… À chaque fois, avec des circonstances où nous réalisons une bonne rencontre. Nous méritions mieux.
Les qualités sur le terrain, elles sont là, l’envie est là, l’état d’esprit des deux équipes, est là, le contexte du match est là. Je peux vous assurer qu’à chaque match que nous jouons, nous essayons de le gagner. Certaines circonstances font, malheureusement que nous ne pouvons pas tout gagner.
La seule chose qui m’excite dans ce match, c’est que – et c’est ce que disais déjà à mon arrivée à Charleroi- le stade sera plein et que je sentirai les frites et le boudin comme à une certaine époque. Ce samedi, nous serons très proches de ce que j’ai toujours rêvé en tant qu’entraîneur. Le fait que le stade sera plein, cela va me rappeler certainement des moments passés lors de ma jeunesse. Pour le reste, RCSC-Standard, reste un match comme un autre, avec un adversaire particulier, certainement pour la région et pour notre public. Je demanderais que nous ayons un maximum de fair-play, car évidemment, cela doit être la fête et le folklore. La rivalité existe, mais j’espère que cela ne se transformera pas en guerre. Je suis là pour faire du sport, je suis un compétiteur, comme mon groupe. Notre seule envie est que ce soit la fête du foot. Il y a une excitation particulière parce que ce sera mon premier match en D1, à Charleroi, avec un stade rempli. Cela me fait penser à mon enfance. Je comprends la rivalité, mais j’aimerais bien que le sport reste du sport et que l’on n’aille pas au-delà. C’est juste le petit message que je veux faire passer.
Les joueurs ont mûri et grandi par rapport à notre passé. À Courtrai, par exemple, menés 1-0, on aurait certainement eu du mal à revenir au score, et même le gagner avec l’occasion franche en fin de rencontre. Le fait de participer aux Poff1 apporte une grosse envie et un état d’esprit de toujours vouloir réussir quelque chose et de ne jamais lâcher.