" Didi a une douleur à la fesse depuis le début de la semaine,juste après "Westerlo", il n’est pas à 100 %. Comme j’ai toujours dit, je veux des joueurs à 100 %. Je pense que c’est logique par rapport aux garçons qui se sont entraînés toute la semaine de ne pas le reprendre aujourd’hui. Tous les joueurs sont importants, mais personne n’est indispensable.
Quand on veut progresser, si l’on veut avancer et continuer notre projet en groupe, c’est comme cela qu’il faut pratiquer
Malheureusement, Didi est absent, le joueur qui évoluera à sa place aura a montré que je peux compter sur lui et que l’on comblera les qualités de Didi par un travail individuel du substitut et par un travail collectif. Quand on change de joueur, les profils ne sont pas spécialement les mêmes. Par rapport au profil des joueurs qui seront sur le terrain, même si le schéma du dispositif reste le même, l’animation et les courses seront certainement différentes.
Le match de Genk n’est pas un tournant, nous abordons le sixième match de la saison. L’année passée à même époque, nous avions 4 points sur 15. Je pense que notre saison quand même bien passée par la suite. Il faut absolument que tout le monde se mette en tête que si un joueur n’est plus là ou est blessé, que cela va aller moins bien parce que l’on a une période un peu plus difficile, que tout le monde concède par rapport, que le groupe est mort, que cela va mal aller. Ce n’est pas vrai, il faut que l’on fasse revivre tout ce que nous avons produit dans les mois précédents. Finalement, le groupe en majorité est toujours en place, il faut que le groupe garde les sensations du passé. Nous allons continuer à avancer comme cela. C’est trop facile de se cacher derrière certains points et certains absents. Je pense que le groupe a assez de qualités pour continuer à avancer. Le match de Genk n’est donc pas un tournant, c’est un match difficile avec des enchaînements qui seront difficiles comme St-Trond et Anderlecht mais je pense que nous sommes déjà passés par des moments délicats et à un moment ou un autre, nous avons eu les capacités de relever la tête.
Contre Westerlo, nous aurions dû produire plus et nous n’aurions pas dû perdre contre Louvain. Après 5 matches de championnat, nous n’avons qu’une défaite, nous nous sommes stabilisés au niveau du secteur défensif puisqu’avec 5 buts encaissés, nous faisons partie des quatre meilleures équipes défensives. Il faut garder une analyse positive pour le moment et ne pas commencer à sombrer, à évoquer des titres négatifs, à se lancer dans le noir. Nous sommes là pour travailler, progresser. Le groupe est conscient qu’il doit et peut faire mieux. Le groupe est conscient que nous avons perdu des points sur les deux dernières rencontres, à nous de les récupérer ailleurs.
Mon animation offensive se fera avec les joueurs que je mettrai en place à Genk. Ce sera à eux de montrer que même sans les "absents", nous sommes capables de marquer. Nous avons, toute la semaine, travailler l’aspect animation et spécifique offensif. J’espère que cela va payer à un moment donné.
David sort d’une période difficile, ce n’est pas en claquant des doigts que nous retrouver un garçon au top, qui marque sur chaque occasion. Il faut lui laisser le temps. Je suis persuadé que s’il a, à un moment ou un autre la chance de marquer, il retrouvera vite la sérénité. Cela ne sert à rien de polémiquer. Je dispose de David, Roman et Florent comme attaquants, on joue avec eux. Les prestations feront qu’ils seront tous les trois ou qu’il n’y en aura qu’un ou deux. À eux de donner leur maximum. Ces dernières semaines, on ne marque pas mais quand j’analyse la prestation d’un joueur offensif, au-delà du fait qu’il se doit de marquer, je regarde aussi son travail défensif, ses courses, ses appels. Un attaquant, mis à part ses efforts individuels quand il part du milieu du terrain pour aller seul au but, les buts qu’il peut ou pas marquer dépendent aussi des partenaires. C’est facile de dire qu’un attaquant ne marque pas sans considérer la globalité de l’action ou du contenu. David a raté l’une ou l’autre occasion où le groupe a bien travaillé, où le ballon a bien été amené. Il est peut-être dans une période moins prolifique, mais cela va revenir avec le temps.
Florent et Roman peuvent jouer les flancs, mais je dispose aussi de Jessy et deClinton. Des solutions, il y en a pour les côtés. La vérité, elle viendra après la rencontre.
Nous sommes dans une situation différente de celle connue au mois de janvier de la première année ; tant au niveau structure, du développement du projet, de la prise de conscience des joueurs qui sont capables de faire de très bonnes choses. Le club sortait de grosses difficultés par rapport au passé. Le point d’interrogation était plus grand à cette époque-là. Ici, nous sommes dans une situation où effectivement, il y a du changement, mais il y a les bases, ce qui n’était pas le cas à ce moment-là. Les choses sont différentes.
Genk est une équipe qui a une histoire, un club qui a de grosses structures et des moyens importants et un groupe avec de bons joueurs et un très bon entraîneur. Genk va jouer pour le haut du classement. Je ne dirais pas que Genk est dans une période difficile, avec quand même 7 points actuellement. C’est une équipe qui se cherche un peu plus que dans le passé, car ils ont un nouvel entraîneur qui adopte certainement d’autres méthodes que ses prédécesseurs. Ils ont de nouveaux joueurs qui débarquent. C’est une équipe qui aura besoin probablement d’un peu de temps. Ils ont subi une grosse défaite à Saint-Trond, mais il faut tenir compte de ce terrain… Beaucoup d’équipes auront des difficultés là-bas.
Au niveau de Neeskens Kebano, je tiens à m’exprimer clairement : il n’y a jamais eu de clash et de divorce entre Kebano et moi, car j’ai vu tous ces titres-là dans la presse, cette semaine. Lorsque l’on dit "divorce", c’est qu’il y a dispute, ce qui n’a pas été le cas. Quand vous avez un joueur qui preste 100 % de temps de jeu sous mon coaching, c’est que ce joueur mérite de jouer et qu’il n’y a pas de problème. Ensuite, quand un joueur veut partir, qu’il n’a plus envie de jouer pour les couleurs de Charleroi, en tant qu’entraîneur, effectivement, j’ai donné mon accord pour que Kébano, s’il doit partir, parte, et ce, pour garder la sérénité au seing du groupe. Un joueur qui ne désire plus jouer quelles que soient ses qualités, cela ne sert à rien de le garder. Il ne faut surtout pas lancer des titres comme ; "c’est à cause de Mazzu que Kébano est parti". C’est faux "