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Fabien Debecq, président du RCSC : « Je suis heureux et surtout fier de mon équipe »

 

 

Nous avons choisi un stage en Espagne, d’abord pour le soleil : c’est important que les joueurs puissent se sentir dans un encadrement où la température est nettement supérieure à celle que nous retrouvons en Belgique surtout actuellement. Nous essayons toujours d’aller un peu plus loin au niveau de la qualité de l’environnement. Le Portugal, l’an dernier était très bien, nous avons trouvé un peu mieux, c’est pour cette raison que nous nous trouvons au Parador de El Saler. L’endroit a été déterminé en interne avec Mehdi, Felice et son staff, car c’est important qu’ils puissent donner leurs avis et leurs desiderata.

Ma présence, en tout cas pour moi, est indispensable, car il est important que je puisse me retrouver quelques jours avec le staff et les joueurs au grand complet dans un environnement tout à fait différent des entraînements ou des matches en Belgique. 

Tout au début, cela aurait été une prétention de ma part de dire que je suis un grand connaisseur du monde footballistique. C’était un monde, en interne, en tout cas, que je ne connaissais pas trop bien. Il fallait que je sois très prudent, je me suis remis en retrait. En étudiant, on apprend et aujourd’hui, c’est certain que j’ai appris beaucoup de choses durant ces quatre premières années. Finalement, c’est un milieu que j’adore. C’est très enrichissant pour moi et je veux, de plus en plus participer à la gestion du club.

Sincèrement, je pense que nous avons un bon groupe. Depuis quatre ans, je vois que celui-ci évolue dans le bon sens. Nous n’avons pas chamboulé l’équipe, il y a eu quelques changements, mais très peu. Le staff est resté quasi le même depuis la reprise du club. Felice Mazzu est présent depuis quatre ans. Nous sommes en train de récolter tous les investissements que nous avons mis en place, en énergie, en temps, en termes humains. Je suis très positif pour la deuxième partie du championnat. Nous savions à l’entame de la saison que nous avions des faiblesses. Aujourd’hui, nous avons fait en sorte de recadrer tout cela. Je suis très optimiste.

Quand nous avons eu la possibilité de faire venir un garçon comme Harbaoui, on ne peut qu’être satisfait. Harbaoui cadre exactement avec ce que nous avons besoin à Charleroi. C’est quelqu’un de métier, qui a faim, qui va pousser le groupe. Il va probablement tirer David Pollet vers le haut. S’ils ont la chance de jouer ensemble, je crois que cela sera très positif pour tous les deux et pour le club. Felice Mazzu décidera de la disposition des garçons sur le terrain et du jeu à mettre en place. Personnellement, je pense que les deux garçons peuvent très bien jouer ensemble. Sans oublier, Florent Stevance qui revient très bien de blessure et Chris Bédia qui, malgré son jeune âge, a prouvé que l’on pouvait compter sur lui. 

C’est clair que gérer un club de foot et une société comme "QNT" présente quelques difficultés au plan familial notamment lorsque je m’absente quasi tous les week-ends pour aller voir les matches, ce n’est pas facile, mais cela me laisse quand même du temps à consacrer à mon épouse. J’ai toujours su allier aspects professionnels et familiaux.

Mon fils vient régulièrement au stade, par contre, mon épouse n’est pas trop foot. Depuis ma présidence, elle s’y intéresse un peu plus. Elle vient au stade de temps en temps. Lors des rencontres, je suis assez sollicité. Finalement, ce n’est pas plus mal qu’elle ait une vision plus éloignée du sujet ( rires). Je prends peu de vacances, mais je reste heureux dans mon travail. Si je devais m’arrêter pour je ne sais quelle raison… De santé, peut-être, je deviendrai certainement malheureux. La surcharge de travail ne me pose absolument aucun problème. Je vous rassure, nous trouvons, mon épouse et moi-même, des moments de loisir… Heureusement.

La mise en place des choses réalisée avec Mehdi me donne pas mal de libertés. Nous disposons d’un responsable dans chaque département du club, que ce soit le secteur commercial, administratif, sportif. Mehdi chapeaute le tout. 

Quand tout fonctionne bien, le propriétaire a moins de choses à faire (rires). Il doit regarder de haut, tout ce qui se passe. J’ai beaucoup de chances d’avoir Mehdi. La structure est parfaitement cohérente à l’image d’une entreprise purement commerciale ou toute autre type d’entreprise. Mehdi et moi, nous nous comprenons très vite. Il est très rare que nous ne nous parlions pas un jour et il n’y a pas besoin de se mettre autour d’une table de réunion pendant deux heures pour prendre une décision ou connaître l’avis de l’autre. Mehdi a énormément de qualités, tout le monde le sait. J’ai beaucoup de chances par rapport à d’autres présidents en Belgique.

Les perspectives pour cette année, ce sont les PO1, c’est certain. C’est l’objectif. Maintenant, tout peut arriver, mais sincèrement, et ce n’est pas parce que je suis le président du Sporting de Charleroi, je pense que notre club a sa place parmi les six premiers et jouer les PO1. Nous avons la meilleure équipe depuis quatre ans.

La coupe de Belgique fut une réelle déception. Nous avions l’engouement, le public qui suivait, une bonne équipe. On y croyait. Ce fut très triste, mais on va remettre cela, on ne baisse pas les bras. 

Walter Chardon, je crois que c’est un homme qui a été cloné plusieurs fois : il est partout, 24h sur 24h, il est disponible. Walter fait un travail exceptionnel. Je ne pense pas qu’il existe, à Charleroi, en tout cas, un deuxième homme de cette trempe. Je le remercie souvent, il a apporté énormément au club. Quand on voit le nombre de sponsors, de chefs d’entreprise qui viennent frapper à la porte du Sporting, c’est incroyable. Actuellement, Walter ne part plus à la charge pour trouver des sponsors, tout se fait de "bouche à oreille". Il a mis quelque chose en place de fantastique.

Je suis heureux et surtout fier de mon équipe. Pas uniquement des joueurs, du staff ou du coach, mais aussi de toutes ces personnes qui gravitent autour du club : à commencer par Pierre-Yves Hendrickx, son savoir et son expérience, il y a les administratifs, le personnel de la boutique, de la billetterie, les ouvriers… Nadine, la "maman ", Bello, sans qui les joueurs seraient perdus, la webteam. Il y a tant de personnes qui mériteraient que l’on parle plus d’eux. Je profite de cette interview pour les féliciter et les remercier sincèrement. Ensemble, nous formons une fantastique équipe. On dit que les carolos sont chaleureux, cools : je pense qu’aujourd’hui, au Sporting de Charleroi, nous sommes parvenus à créer une grande famille.  

 

 

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