" Les garçons qui ont joué hier au-delà de 65 minutes dans des conditions difficiles, car physiquement, ils ont dû carburer (et il ne faut pas négliger l’aspect physique et le mental), étaient en récupération ce jeudi.
Pour dimanche, Marinos est suspendu. Vervoort, Saglik et Nganga sont blessés. Tout le reste de l’effectif est "fit" à ce jour. Je ferai donc mes choix en fonction de la rencontre de dimanche, bien sûr, mais aussi en fonction du match contre Lokeren, de l’état de forme, car on vient de jouer deux matches en peu de temps. Nous allons voir comment les joueurs qui ont joué les dernières rencontres vont réagir aux entraînements. Je pourrai ainsi établir ma sélection samedi.
J’ai travaillé avec les garçons qui ont eu moins de temps de jeu. L’entraînement s’est très bien déroulé, dans une bonne ambiance.
Il y a deux types de défaites: il y a des défaites où l’adversaire n’était pas meilleur que nous, mais où on a fauté à différents moments ou à divers endroits. Ce sont des défaites psychologiquement assez lourdes, car le groupe se dit, "on aurait pu faire mieux". Il y a aussi les défaites comme celle face à Lokeren où, à part un ou deux joueurs, il n’y a pas grand chose qui a tourné, ajouté à la grosse qualité de Lokeren. Je pense que nous devons avoir effectivement, une remise en question, mais aussi tenir compte du fait que l’adversaire d’hier était dans un grand jour et qu’ils nous ont donné malgré tout, une démonstration de football dans les intervalles, dans les occasions, et dans les situations de finition. Donc, à partir de là, je ne pense pas que ce soit aussi lourd qu’une défaite comme celle subie face à Westerlo, par exemple, où on mène au score et où l’adversaire revient dans le match . Il y avait à Lokeren la qualité de l’adversaire, mais nous avons eu aussi beaucoup de déchets techniques et des moments où nous n’avons pas su suffisamment maîtriser ce ballon. Je prends pour exemple le premier but : nous sommes en possession de balle et les choses devaient tourner comme elles devaient tourner à ce moment-là, on perd le ballon et puis on connaît le reste. Nous avons trop souvent perdu le ballon, pour pouvoir essayer de respirer à certains moments. C’est dû aussi à la qualité de Lokeren
Tant que le score reste de 0-0, on peut se dire de faire des courses, de s’arracher. Si après un quart d’heure, nous sommes menés 2-0 et que l’on passe à 10 face à une équipe comme Lokeren qui joue la coupe d’Europe, cela devient difficile de revenir complètement dans le match . Malgré cela, on a espéré pendant une dizaine de minutes en début de seconde mi-temps. Cela veut dire que les gars n’ont pas lâché. L’autre paramètre pour lequel on a pris cinq buts, c’est que nous avons, en revenant sur le terrain en seconde mi-temps, pris des risques offensifs. Nous avons joué avec deux attaquants. Nous étions constamment en infériorité numérique dans l’entrejeu. À un moment donné, cela passe ou cela craque. Serions-nous revenus à 2-2 ou était-on plus proche du 3-1…? C’est la deuxième possibilité qui est advenue…

À 3-1, la fatigue mentale est venue s’ajouter à la fatigue physique. Les réactions, les courses, les interceptions ne sont plus les mêmes : je vais, je recule, je vais intercepter, je reste dans ma zone, j’attends l’adversaire… ce sont tous ces éléments mentaux qui interviennent.
Le lendemain des défaites, il y a des discours à faire pour que se produisent des remises en question, pour pointer du doigt ce qui n’a pas été. Il faut aussi tourner la page, oublier, se remettre à travailler et à se concentrer sur la prochaine rencontre. Dans un match comme celui de Lokeren, il n’y a pas besoin de montrer des vidéos pour savoir ce qui n’a pas été. Tout le monde doit faire son autocritique, être conscient que nous avions un adversaire de qualité et être conscient que, à un moment donné dans le match, chaque joueur a fauté que ce soit une fois, deux fois ou x fois. L’accumulation de tout cela a fait que nous avons rendu l’adversaire encore meilleur et que d’autre part, nous sommes passés à côté de notre match
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