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K. Coulibaly, H. Daf, C. Diandy : « African Connection »

Comment avez-vous passé la trêve ?

C. Diandy : "J’ai passé la trêve au Sénégal, tout comme Habib. Kalifa, lui, est retourné au Mali. C’est l’occasion de retrouver la famille et de passer le Nouvel An avec eux. Habib et moi sommes originaires de la région de Dakar. Nous discutons souvent en wolof, tous les deux."

H. Daf : " J’ai profité de ce moment pour aller au pays, me ressourcer un peu. Revoir la famille, les amis et reprendre des forces pour mieux revenir."

K. Coulibaly : " Je suis également retourné en Afrique pour passer les fêtes en famille."

 

Vous connaissiez-vous avant d’arriver au Sporting ?

C.D : " Je connaissais un peu Habib, mais pas de cette façon. On s’est croisé à Anderlecht, mais c’est ici que nous avons fait connaissance."

K.C : " Avant d’arriver à Charleroi, je ne connaissais ni Cristophe, ni Habib. C’est au club que j’ai appris à les connaître."

 

Vous êtes en contacts avec d’autres africains ? Footballeurs ou pas ?

C.D : " Je connais assez bien de personnes, sur Bruxelles, qui sont originaires de la même région que moi. Sur Charleroi, je connais essentiellement Habib et nous nous entendons super bien."

H.D : " Moi aussi, je connais pas mal de monde. La communauté africaine est bien représentée, il est dès lors facile d’avoir des contacts."

K.C : " Je connais deux joueurs maliens : Alassane Diallo, de Westerlo et Mamoutou N’Diaye, qui joue à Zulte. À part eux et mes deux Wolofs (Diandy et Daf, NDLR), je connais encore peu de monde.

 

Quelle est la chose qui vous a le plus surprise à votre arrivée, en Europe ?

En choeur : " Le froid ! "

C.D : " Je suis arrivé en Janvier et cela n’était pas évident. C’est un autre monde. Tu quittes l’Afrique et ses 27° et tu arrives ici, où il y a 0°"

K.C : " En effet, le changement de climat te fiche un coup. C’est très dur de passer d’un extrême à l’autre."

 

Comment en êtes-vous arrivés à jouer en Europe ?

K.C : " C’est mon agent qui m’a fait passer un test au PSG. Cela s’est bien passé et j’ai pu signer un contrat."

H.D : " Je devais signer au Sporting Lisbonne. Cela ne s’est pas fait, suite à des problèmes financiers. Ensuite, j’ai été repéré par Anderlecht."

C.D : " Un peu comme Kalifa, je suis venu passer un test à Anderlecht. Celui-ci s’est avéré concluant et ils m’ont proposé un contrat."

 

Pas de regrets de ne pas avoir percé dans un club plus huppé ?

K.C : " Ce n’est pas une déception. Au contraire, c’est grâce à eux si nous sommes ici, aujourd’hui. Si nous avions percé là-bas, nous n’aurions pas eu la chance de vivre ce que nous vivons avec Charleroi."

 

Vous vous côtoyez, en dehors du foot ?

C.D : " Il nous arrive de manger ensemble. On se retrouve aussi chez Habib ou chez Kalifa. Nous passons la soirée à jouer à FIFA, sur la Playstation. On se refait le classico : Real – Barça."

H.D : " Je suis le plus acharné des trois. Même seul, je ne décroche pas de la console."

 

D’Afrique, quelle est la chose qui vous manque le plus ?

H.D : "Le soleil, la famille, les amis…. "

C.D : " La vie est différente ici. C’est une autre mentalité. En Afrique, on se voit tous les jours, nous avons des activités multiples. Ici, les gens restent chez eux. C’est une grande différence. Là-bas, les gens sont unis. Humainement, c’est différent de ce qui se passe ici. Je conseille aux gens de venir visiter le Sénégal, de s’imprégner de la culture et du mode de vie. Les agents et les managers devraient aussi venir. Il y a une multitude de bons joueurs, l’Afrique est un vivier. Dans les quartiers, dans les rues ou dans les centres de formation, on peut trouver d’excellents joueurs."

K.C : " Lorsque tu quittes ton pays pour venir en Europe, tout change. Tu vis seul. Tu n’as plus papa et maman pour t’aider. Tu dois apprendre à te débrouiller. C’est triste, mais nous nous sommes habitués à cela. Il y a aussi une différence de mentalité, ce n’est pas du tout pareil."

 

Vous avez tous commencé le foot dans un club de quartier ?

H.D : " Oui, c’est normal. Là-bas, tout le monde joue pour son quartier. J’ai commencé comme ça et ensuite je suis parti à l’ASC Port Autonome de Dakar."

C.D : " J’ai commencé au Sicap Liberté 4, à Dakar. Nous faisions des tournois interquartiers. À chaque fois, le stade était rempli. Chaque année, des agents viennent et repartent en Europe avec des joueurs."

K.C : " C’est la même chose pour moi, j’ai débuté dans mon quartier. Parfois, nous faisions des matches amicaux contre des clubs de Première Division. C’est ainsi que beaucoup de joueurs se font repérer. Ensuite, j’ai signé à L’AS Real de Bamako."

 

Que peut-on vous souhaiter pour cette année ? 

H.D : " Continuer sur notre lancée en Coupe et dans les Play-Off 1."

K.C : " Du temps de jeu et d’aller le plus loin possible, dans les objectifs que nous nous sommes fixés."

C.D : " De commencer l’année comme nous l’avons terminée. Rester dans cette spirale positive."

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