"Pour être franc et honnête, je respecte le droit de la presse à apporter ses commentaires, ses analyses. Elle a le droit de faire son travail, de donner son avis sur notre système de fonctionnement, sur les choses qui se passent dans le club. Nos supporters, aussi, ont le droit d’être mécontents, d’émettre des critiques et nous respectons leurs avis. Mais il y a une chose qui doit être claire, c’est que le Sporting de Charleroi est une structure professionnelle dans laquelle il existe une ligne de conduite, un projet et dans laquelle nous nous battons depuis la reprise du club pour mettre en place un organigramme qui a une mission et un objectif. Notre travail est quotidien et parallèlement à cela, nous avons une ligne de conduite et un projet à moyen et long terme.

Felice Mazzu et son staff ont toujours eu le soutien entier de la direction, il n’en sera jamais autrement. Aujourd’hui, à un point sur douze, certains remettent en cause toutes les qualités d’un travail. Libre à eux de faire des commentaires, analyser notre situation comme ils ont envie de le faire. Les choses sont très claires pour nous : Le Sporting de Charleroi est le club de la première ville francophone de Belgique, nous assumons cela et nous ferons en sorte que notre public soit fier de nous. Nous sommes conscients que cela passera par le travail. Nous continuons de travailler, le coach continuera de travailler. Comme nous l’avons fait, nous continuons à soutenir le coach dans son travail et je peux vous dire que nous sommes prêts à encaisser les coups. La pression ne nous fait pas peur, elle fait partie intégrante de la gestion d’un club de football. On l’assume, on la respecte, mais, par contre, nous ne prendrons jamais de décisions sous la pression. Nos choix, nos décisions et notre système de fonctionnement suivront toujours une ligne de conduite.
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Si les gens veulent lire ou interpréter, de façon subliminale, un discours venant de ma part, ils en sont libres. Je dirais juste que je suis quelqu’un d’entier et je dis les choses comme je le pense. Et lorsque je vous dis qu’aujourd’hui, il n’y a pas de crise au Sporting de Charleroi, c’est qu’il n’y en a pas. Rien n’est remis en question, par rapport à toutes les choses qui ont été mises en place. C’est dans l’adversité que nous sortirons plus forts et nous continuerons à avancer, à travailler. Mais nous respectons les avis négatifs. Le Sporting n’est en conflit avec personne, ni avec la presse, ni avec sa ville, ni avec ses supporters et certainement pas de façon interne.
Il ne faut pas voir le mal, là où il n’existe pas. Après le match de samedi, avant même que je ne parle avec le coach, j’ai voulu transmettre un message très clair, qui fut diffusé de manière coupée et entremêlée, là est peut-être notre tort mais nous avons toujours travaillé de cette façon. Comme je le dis à nos joueurs : "Faites chier le coach !". Comment ? En lui montrant qu’ils possèdent des qualités et qu’ils peuvent revendiquer une place. Ce sont les mots que j’ai employés.

Je peux vous dire une chose, aussi longtemps que je serai en place au Sporting de Charleroi, personne ne dictera au coach les choses qu’il a à faire. Cela a toujours été et cela restera toujours comme ça. Si le président et moi-même ne nous permettons pas de faire cela, personne ne peut se le permettre. Je pense que le coach en est tout à fait conscient et que le jugement de la presse ou de toute autre personne ne met aucune pression sur ses méthodes et ses choix. C’est le coach, il a notre confiance et nous le payons pour les choses qu’il fait aujourd’hui. C’est son rôle et son travail. Je le répète encore une fois, si le coach désire un renfort, nous analyserons la situation et nous discuterons de manière constructive sur les positions qui ont besoin d’être renforcées. Ce sont des choses qui se sont faites, hier. Il nous reste quinze jours pour travailler sur cela et nous ferons ce que nous avons à faire. Ce ne sera pas la pression populaire ou médiatique qui dictera mon choix, avec tout le respect que j’ai pour eux. Nous ferons ce qui nous semble juste, tout en respectant notre ligne de conduite."
