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Stage Portugais : Mehdi Bayat :  » On peut affirmer de façon très claire qu’actuellement, nous avons de bons joueurs mais aussi « un banc ». « 

 

 " Au niveau de notre politique de recrutement, ce qu’il faut bien comprendre, c’est que nous essayons d’avoir une analyse logique de notre noyau. Celui-ci doit être composé de manière à ce que chaque joueur puisse avoir, à un moment donné, que cela soit la cause d’une suspension, d’une blessure ou autre, un substitut à tout moment. Pour que l’ implication reste intacte, il faut l ‘existence d’une concurrence saine. C’est pour cela que je travaille avec un tableau de marche avec le coach dans lequel, on essaie de dédoubler chaque poste. Je dis bien dédoubler et pas tripler pour qu’un joueur puisse avoir sa chance d’évoluer dans l’équipe. Christian Benavente est un élément, qui depuis le départ de Neeskens Kebano, manquait sur l’échiquier du coach, qui est capable d’évoluer en 9 1/2 ou en 10, chose que dans l’équipe, aujourd’hui, peu de joueurs pouvaient faire.

Donc, au niveau de notre politique de recrutement, nous tentons de garder une certaine logique qui nous permet de garder la motivation de chaque joueur intacte. Christian a un profil qui permet au coach d’avoir une possibilité supplémentaire d’organiser son équipe en jouant avec deux attaquants, ou avec un seul attaquant et un milieu de terrain.

Est-ce que notre recrutement est terminé ? Non. Est-ce qu’il y aura à coup sûr, de nouvelles arrivées avant la fin du mois de janvier ? Non. Nous ne recrutons pas pour recruter, on recrute en fonction des profils qui correspondent à une volonté du club, du coach et d’une ligne de conduite que nous essayons de respecter.

On a parlé aussi d’un concurrent pour Enes Saglik. Ce n’est pas que nous ne sommes pas contents du travail qu’a effectué Enes jusqu’à présent et qui a pris une nouvelle dimension au sein du club, nous avons d’ailleurs prolongé son contrat jusqu’en avril 2020; mais c’est tout simplement qu’en cas de pépin avec Enes, nous devons avoir des joueurs proches de son profil afin de pallier en urgence à cette éventuelle problématique.

Je suis très content de souligner que des garçons comme Clinton Mata ont répondu présent à l’appel lorsque des problèmes ont surgis avec Stergos Marinos pour le poste de back droit, idem pour Gjoko Zajkov qui a répondu présent à plusieurs reprises lorsque nous avons eu besoin de lui dans l’axe de la défense ou Steeven Willems qui a été capable de suppléer Francis N’Ganga voir Dorian Dessoleil, quand cela a été nécessaire dans l’axe de la défense.

Il fut une époque, pas si lointaine que cela, où on disait que le Sporting de Charleroi avait de bons joueurs, mais pas "de banc". On peut affirmer de façon très claire qu’actuellement, nous avons de bons joueurs, mais aussi "un banc".

Est-ce qu’il pourrait y avoir des départs d’ici la fin de ce mois… ?  Je ne suis pas magicien pour répondre, mais je sais qu’aujourd’hui, il n’y a aucune offre concrète qui répond à l’attente du club. Nous analyserons chaque situation qui se présentera, comme je l’ai toujours dit, en toute transparence avec les joueurs. Notre volonté, de toute manière, est de conserver cette stabilité, de continuer à faire en sorte que Felice Mazzu travaille avec un groupe sur lequel tout le club et son staff passe du temps pour les préparer. C’est toujours désagréable de se faire déforcer comme nous l’avons été la saison passée avec des joueurs comme Dewaest ou Kebano mais, encore une fois, je pense que le club a prouvé qu’il était capable de remplacer toujours de manière très intelligente ses joueurs.

Il est indéniable que la situation financière a un impact sur l’aspect sportif. Il faut savoir que lorsque nous avons repris le Sporting de Charleroi en septembre 2012 avec Fabien Debecq, nous avons hérité d’un club qui a malheureusement été contraint de publier un bilan sur lequel nous avons perdu lors de cet exercice-là, 4,8 millions d’euros. Nous étions passés en fonds propres négatifs, notre objectif était de faire en sorte que le Sporting de Charleroi redevienne le plus rapidement possible, une entité  viable. Deux exercices publiés plus tard, nous avons réussi largement à redresser la barre au niveau financier et l’argent que nous avons récupéré grâce à de nouveaux transferts et au travail extraordinaire réalisé par la cellule commerciale du club, et bien finalement, nous le réinvestissons au quotidien dans le club au travers des projets d’infrastructures que nous avons mais surtout aussi à travers toutes les prolongations de contrats de nos joueurs, avec des revalidations contractuelles pour ceux-ci. Ce qui nous permet d’avoir une vision à moyen et long terme. Aujourd’hui, il n’y a quasi aucun joueur qui n’a pas un contrat d’au moins deux ans. Cela va jusqu’à 4 ou 5 ans, pour Didi, Enes et d’autres. Il faut être content du travail accompli. Est-ce pour autant, il faut faire des folies ? Acheter des joueurs pour 2 ou 3 millions d’euros ? Et bien non. Nous n’avons pas encore la faculté et la capacité à passer ce pallier-là. J’espère que d’ici 2 ou 3 ans, nous serons aptes à se positionner comme un club qui va aller chercher les meilleurs joueurs des clubs qui seront en dessous de nous, des clubs qui auront des situations financières difficiles ou en tout cas en deçà des nôtres. À ce moment, nous pourrons aller recruter comme le font certaines équipes, Genk par exemple vis-à-vis de Charleroi.

Depuis le départ, nous le savions, Jérémy Perbet est venu à Charleroi pour une saison. Le garçon se plaît réellement bien à Charleroi, mais Jérémy a un contrat d’une année avec son club turc où il a un très gros salaire. Nous nous devons de respecter nos engagements mutuels. Est-ce que le Sporting de Charleroi est intéressé par Jérémy ? Évidemment, il n’y a pas de doutes à avoir là-dessus. Est-ce que le Sporting de Charleroi  essayera de faire revenir Jérémy ? Évidement, mais il faut bien comprendre une chose, c’est que le contrat qui le lie à son club, doit être respecté. Nous avons un engagement avec le club turc que nous respecterons également.

Par rapport à Didi, sa situation est très claire finalement. C’est un élément prometteur qui a du talent, qui a prouvé qu’il pouvait apporter un plus au Sporting de Charleroi. Pendant tout un temps, certains clubs ont porté de l’intérêt pour le garçon.  Au moment où je vous parle, il n’y a aucune offre concrète qui est arrivée sur la table pour les montants que nous souhaitons. Didi est au courant de la situation, j’ai eu des conversations franches avec lui. Il regrette l’ampleur de certaines déclarations. Aujourd’hui, Didi est content et se sent bien à Charleroi. Le plus important est qu’il prenne du plaisir et soit fier et heureux d’être à Charleroi. Nous analyserons les situations qui se présenteront, si elles se présentent.

Au niveau des départs éventuels, rien n’est envisagé. Nous avons un bon équilibre dans le noyau. J’ai parlé avec certains de nos joueurs et notamment Jessy Galvez. Il a été question d’envisager pour lui de trouver du temps de jeu dans un autre club vu la concurrence qu’il y a sein de notre équipe à sa place de prédilection avec Amara Baby et Clément Tainmont. Il y a encore à discuter sur ce sujet, car c’est un jeune élément du club auquel nous croyons réellement et nous voudrions tout faire pour ne pas avoir de regrets. Il est très important pour nous de pouvoir dire que l’Ecole des Jeunes du Sporting de Charleroi a réussi à nous fournir des joueurs qui peuvent évoluer en équipe "A".

Roman et Dorian sont de bons exemples. Nous nous rendons bien compte que nous sommes capables de former de bons éléments au sein de notre École des Jeunes, mais à un moment donné, il est important de se rendre compte qu’ils doivent goûter ailleurs et obtenir du temps de jeu indispensable pour leur avenir. Dorian a pu finalement jouer deux saisons pleines à St-Trond et à Virton avant de revenir plus fort à Charleroi et quasi gagner sa place en tant que titulaire. Roman a vécu un peu la même expérience à l’Olympic et à Mons. Nous devons travailler dans cette optique-là. Il y a de nombreux changements au niveau de notre École des Jeunes. Alain Decuyper; le Directeur Technique effectue un boulot extraordinaire. Comme, je l’ai dit à l’époque, peut-être que Felice Mazzu a été un des meilleurs renforts au Sporting de Charleroi. Alain Decuyper est peut-être le meilleur renfort que l’on pouvait espérer pour nos jeunes. Il mène un travail de fond pour mettre en place une structure très importante. Je suis certain que cela portera ses fruits très prochainement. Notre École des Jeunes doit devenir une référence pour la région. Nous sommes le seul club de D1 qui couvre le paysage footballistique de Mons à Namur, cela veut dire plus d’un million d’habitants. Si nous n’arrivons pas à convaincre et aller chercher les meilleurs jeunes sur ce territoire-là, c’est qu’il y a un réel problème. "

 

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