Le Sporting vient de concéder son 8ème partage de la saison… et son 6ème à domicile. C’est un peu beaucoup et cela pourra peut-être s’avérer de trop quand on fera les comptes au terme de la phase classique. C’est aussi le 4ème match nul forcé par les Courtraisiens en 9 confrontations au Mambourg (pour seulement 2 victoires des Zèbres qui ont donc perdu à trois reprises).
Ces stats suffisent à démontrer que les Carolos ont toujours éprouvé des difficultés à s’imposer face à leurs invités de cette 26ème journée de championnat. Et pourtant, on avait cru à un succès relativement tranquille des Zèbres lorsque Dorian Dessoleil déflora le score à la 17ème d’une reprise astucieuse de la tête sur un coup-franc délivré par Enes Saglik.
Jusque là, les Zèbres maîtrisaient les débats sans grand danger mais il est vrai qu’ils avaient dû attendre une phase arrêtée pour justifier leur domination territoriale dans les chiffres. Si Felice Mazzù innovait en lançant directement Florent Stevance dans la bagarre et en retitularisant Dieumerci Ndongala, Karim Belhocine, quant à lui, avait habilement disposé ses pions pour dresser un double rideau défensif avec, pour principal objectif, de ne laisser aucun espace de manœuvre à Enes Saglik.
Le nouveau coach franco-algérien du KV avait également donné comme consignes à ses joueurs de créer le surnombre lorsqu’un Carolo était ou n’était pas en possession du ballon : Francis N’Ganga devait en découdre, à la fois, avec Marusic et Rolland, Clinton Mata avait non seulement le premier cité dans les pieds mais aussi et surtout le redoutable Papazoglou dont les courses s’effectuaient de long en large dans l’axe du camp du Sporting, Florent Stevance essayait de se défaire du marquage de De Mets et du bon travail défensif de Papazoglou, et, Damien Marcq livrait une belle bataille physique face à Rolland. Physique, c’était justement le maître mot à retenir en cette fin de première mi-temps tant les enjeux, aux yeux des deux entraîneurs, avaient été concentrés sur l’importance des duels à 1 contre 1. Justement, concernant ce dernier aspect, les Courtraisiens s’étaient montrés plus hardis et plus conquérants depuis la montée de Kage, bien décidé à jouer un vilain tour à ses anciennes couleurs.
En seconde période, les Courtraisiens s’installèrent progressivement dans la portion de terrain adverse empêchant les Carolos de développer convenablement leurs échanges, ceux-ci manquant même de promptitude sur les deuxièmes ballons. David Pollet gâcha une belle occasion de faire le break sur un centre de Clément Tainmont à l’heure de jeu et malgré l’excellente entrée de Sotiris Ninis qui apporta plusieurs variantes ainsi que de nombreuses solutions de décalage à ses équipiers par la qualité de ses services, les Zèbres semblaient se contenter de leur maigre avantage jusqu’à ce que le spectre de l’égalisation réapparaisse sur un débordement de Kage qui se joua de Clinton Mata pour centrer sur le front de Mercier, étrangement délaissé de toute surveillance devant Nicolas Penneteau.
Une bonne leçon pour les Zèbres qui devront s’appliquer dans leurs devoirs de semaine afin de ne pas reproduire les mêmes errements face au Standard. Il reste 12 points à prendre. Calculer, c’est bien.
Faire preuve de régularité, c’est mieux. Seule l’accession aux PO est à ce prix.
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