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F. Mazzu : « Un appel aux supporters »

 "En ce qui concerne, la possibilité pour Neeskens de monter sur le terrain, dimanche, c’est le même pourcentage que mercredi : 80%, mais vers le haut. Il s’est entraîné normalement, avec le groupe, il retrouve de bonnes sensations. Je suis assez optimiste.
Je ne peux pas être satisfait du résultat de mercredi, même si c’était "Bruges". Des choses se  sont moins bien déroulées. Notre style de jeu avec ou sans Kebano, est différent. Nous avions une animation d’équipe avec un peu plus de percussion et moins de mouvements offensifs, car Neeskens participe amplement dans les actions offensives, aux créations d’espace, à la plongée dans les espaces et à Bruges, nous en avions moins.
Si je dois tenir compte des qualités et des défauts du secteur dans lequel il a été remplacé, oui, je suis satisfait, mais je dois tenir compte de ce que Neeskens peut apporter, lorsqu’il est à 100%, il y a moyen de faire mieux.
 
J’ai des solutions, Jessy peut évoluer à droite, je peux faire coulisser Enès et revenir avec un système avec deux médians défensifs comme je l’avais fait au premier tour. On verra l’état de forme de tout le monde, ce samedi. Je peux jouer aussi avec deux attaquants.
 
 
 
 
Le groupe, depuis mercredi, est conscient de deux choses : la première, nous avons fait une très bonne première mi-temps. C’est encourageant pour la suite des Poff1 et même pour l’expérience que nous acquérons pour la saison prochaine. Le fait que nous avons mené à Bruges jusqu’à la deuxième mi-temps, c’est du positif. Cela faisait longtemps que Charleroi n’avait réalisé une telle "performance". Ensuite, le groupe est conscient que Bruges a retrouvé un gros niveau en deuxième mi-temps et nous, nous avons fait de grossières erreurs. La manière dont Bruges a inscrit ses deux premiers buts, les joueurs savent très bien qu’ils ont fauté là-dedans car  ils  savaient que Bruges marquait de cette manière-là. Nous en avons parlé le lendemain du match et j’ai transmis comme message que nous devions rester très positifs et sereins. Ce n’est pas parce que, nous avons été battus à Bruges, qu’il faut remettre en question tout le travail effectué depuis le début de la saison. Cela ne doit, certainement pas nous perturber dans notre travail et dans notre fin de parcours des Poff1. Des matches comme celui-là, il y en aura encore, des adversaires comme Bruges, il y en aura encore. Je ne pense pas que nous soyons perturbés. Surtout, qu’on ne leur en veuille pas sur cette défaite. J’aime bien parler de ce que nous avons acquis, ce qui ne veut pas dire qu’il faut  les excuser à chaque fois qu’ils ont fait de moins bonnes choses, mais en même temps, il faut tenir un discours mitigé parce que tout ce qu’ils ont fait n’est pas à oublier.
Anderlecht reste Anderlecht. Je les ai vus évoluer dernièrement, et même, s’ ils ont été battus, ce club a retrouvé un bon niveau. Quand on dit que Charleroi a eu de la chance face à la Gantoise, on peut dire aussi que La Gantoise a eu de la chance contre Anderlecht. Cette équipe est en train de se retrouver avec des joueurs qui prestent à leur place. Cela devient une équipe performante et difficile à battre.
 
 
 
Comme les Bruxellois ont perdu, ils vont venir dimanche avec une grosse envie de victoire.
Pour nous, cela ne doit rien changer. On doit garder notre philosophie et notre envie de prendre des points chez nous. Il reste cinq matches et si nous avons le bonheur de gagner demain, nous serons troisièmes. Si nous perdons et que le Standard gagne, nous serons sixièmes, il faut continuer à éviter de mettre de la pression inutile sur des objectifs de classement, Nous savons très bien, que nous jouons à la maison et que jouer à domicile est très important pour nous.
Nous ne devons pas calquer notre jeu sur celui de notre adversaire. Anderlecht peut très bien commencer ou terminer la rencontre, nous devons jouer notre match. Avec l’évolution de la rencontre et la physionomie de celle-ci, il y a des choses qui peuvent se passer, il y aura peut-être des choses à faire en fin de match. En tout cas, avant la rencontre, je ne prévois rien en fonction du dernier quart d’heure.
Mettre la pression et tenter de jouer le plus haut possible, c’est certainement un objectif.  
Maintenant, est-ce qu’on le fera à l’entame du jeu ou en début de seconde mi-temps ou pas… 
La vérité se trouve sur le terrain. Nous verrons l’évolution et la physionomie de la rencontre. J’aimerais que nous mettions la pression pendant 90 minutes et pas seulement dans le premier quart d’heure de chaque mi-temps. L’idéal, c’est que nous puissions mettre la pression, de jouer "haut", d’avoir la possession de balle, marquer et ne pas encaisser.

Le fait d’avoir un stade rempli, cela doit booster logiquement les joueurs et c’est quelque chose de nouveau, mais qui se répète. Quand quelque chose est nouveau, c’est bien, mais quand cela se répète, cela devient très important. Cela veut dire que le public croit – enfin, je l’espère- définitivement en ce groupe et en ce club. Cela doit être un argument supplémentaire pour les joueurs. Quand on voit comment ce public de Bruges influence une rencontre,  moi, je clame haut et fort (et en tout cas, je lance un appel à tous les supporters) que notre public peut jouer un rôle important dans les moments plus difficiles et qu’il peut avoir un impact sur la rencontre. Cela s’est déjà fait dans le passé, mais j’aimerais que cela se fasse à un degré encore plus élevé." 

 

 

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