" J’ai été formé au Sporting dès l’âge de 10 ans et j’y suis resté jusqu’en -19. Ensuite, mon insouciance m’a apporté quelques soucis avec mon coach. Je ne pensais pas faire du football mon métier. Je venais aux entraînements pour m’amuser et prendre du bon temps avec mes amis. Donc, je ne rentrais pas vraiment dans l’état d’esprit du club, ni dans la panoplie du futur footballeur professionnel.
Un jour de janvier, à 17 ans, j’ai décidé d’arrêter le foot pendant 6 mois. Par la suite, j’ai repris à Farciennes en P2 et j’ai passé deux saisons à L’Olympic, en Promotion. Je me préparais à vivre une saison en P1 (L’Olympic étant descendu suite à divers soucis financiers et administratifs) et c’est là que je fus repéré par Mons, après un match amical. Le lendemain, Didier Beugnies me contactait et me disait qu’il voulait me transférer à Mons. En un match, on peut dire que tout a basculé.
Si mon parcours peut servir d’exemple à d’autres, qu’ils réalisent que tout est toujours possible et qu’il ne faut jamais baisser les bras, j’en serai le premier ravi.
Je suis la preuve vivante que rien n’est jamais fini. Que ce soit dans le football ou dans d’autres activités. Il y a un an, jour pour jour, je travaillais dans le bâtiment et j’allais jouer en P1.
Je dois reconnaître que j’ai baigné dans le football, depuis mon enfance. Mon frère, mon père et aussi mon grand-père ont écumé les terrains de la région. Il est, dès lors, normal qu’à mon tour, je connaisse la même passion.
Mon intégration s’est passée de superbe façon. Je suis arrivé la saison dernière, deux mois avant la fin de saison. Je suis arrivé avec l’esprit libre, je n’étais pas là pour prendre la place de quiconque. J’étais là pour préparer la future saison et cela a grandement aidé mon intégration. Tous m’ont reçu de belle façon.De plus, je n’avais aucune raison de me mettre la pression. Pour moi, ma saison était terminée et je ne pouvais que jouer quelques matchs avec les Espoirs.
Mon premier stage avec les pros se passe bien, malgré la fatigue. C’est la première fois que je vis cela, je donne le maximum et je m’accroche. Je pense ne pas être ridicule, je joue et je m’entraîne comme le font tous les autres.
Mon numéro, le 45, est un clin d’oeil à un ami de longue date et qui est fan de Balotelli. Il n’y a rien de personnel dans ce numéro.
Je ne me suis pas fixé d’objectifs pour cette saison. Je vais juste essayer de me mettre au top, physiquement et dans mon football. Cela ne paraît pas, mais la différence entre la D2 et la D1 est énorme. Je vais tout donner pour me mettre bien et lorsque cela sera fait, j’espère grappiller quelques minutes et, pourquoi pas, envisager une place de titulaire.
À ma signature, j’ai reçu de nombreux commentaires et de félicitations venant de supporters du Sporting. Je pense qu’avec Dorian Dessoleil, nous représentons fidèlement le nouvel esprit du club et le slogan "Carolos are Back". Nous sommes de purs Carolos, nous avons été formés ici et nous sommes de retour dans notre club, après un apprentissage ailleurs et nous ne comptons pas faire de la figuration."