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D. Dessoleil :  » A moi de prouver que je peux obtenir une place de titulaire. »

 
 
 
 
"Avant tout, en étant professionnel, sur le banc, ce n’est pas évident. Il faut continuer à travailler, c’est une situation difficile que tous les joueurs connaissent à un moment de leur carrière. Je suis revenu à Charleroi pour avoir une place de titulaire, mais le monde ne s’est pas créé en un jour non plus. Je suis encore jeune, il faut être patient. Dès que l’opportunité se présente, il faut être là et au top. J’ai eu beaucoup d’explications avec le coach. Je comprenais la situation. La défense était bien en place, il n’y avait pas lieu pour lui, de changer quoi que ce soit.
C’est malheureux de dire cela, mais le malheur des uns fait le bonheur des autres d’autant que Steeven va être marqué à vie, sa blessure peut avoir des conséquences malheureuses. Maintenant, c’est à moi de prouver que je peux obtenir une place de titulaire.
 
C’est une situation difficile que je n’avais plus connue depuis deux ans. J’ai joué beaucoup de matches à Saint-Trond et à Virton. Le fait de redescendre de temps en temps en espoirs, cela fait un peu mal au cœur, mais bon, même des joueurs de trente ans peuvent connaître cette situation. Pour moi, ce n’est pas un pas en arrière, c’est certain.
Le coach connaît son groupe depuis deux saisons, donc forcément, il est normal qu’il fasse confiance aux garçons qui sont là depuis deux ans. Moi, il me connaît depuis six mois.
 
Entre la D1 et la D2, il y a évidemment une différence au niveau du physique et des duels notamment. Maintenant, je n’ai encore joué que deux matches cette année, donc j’ai difficile de comparer. En D2, les conditions de jeu ne sont pas les mêmes ; on évolue sur des plus petits terrains, cela balance beaucoup et il faut rentrer dedans, en D1, les surfaces sont plus grandes, il faut jouer plus finement, mais cela ne doit pas être beaucoup plus difficile pour un attaquant, un gardien ou un arrière central. Et puis, lorsque l’on fait le pas en D1, il faut continuellement travailler. Les préparations, les entraînements ne sont pas les mêmes. Il faut attraper le rythme.
 
Lors de ma venue à Charleroi, j’avais eu pas mal de congés. J’avais fait le programme à Virton puisque normalement, je reprenais là-bas. Ce programme a été bon : lors de mon arrivée ici, j’étais frais et les entraînements ont été corrects. Après un mois, nous avons dû corser le travail vu que Charleroi jouait la Coupe d’Europe et que l’on reprenait très vite.
Steeven et Javi effectuaient un très bon travail avec leurs qualités. J’ai d’autres qualités et d’autres défauts (rires), A moi de continuer à bosser et de montrer que je peux être bon en individuel et d’aider l’équipe.
 
 
Je passe au-dessus de la comparaison avec Sébastien Dewaest. C’est glorifiant quand on voit son parcours et le niveau qu’il a, mais je pense que nous n’avons pas les mêmes qualités ni le même profil de jeu.
Entrer dans une rencontre comme celle de dimanche, face au Standard, ce n’est pas évident. Ce qui est certain, c’est qu’en enchaînant les matches, je ne peux que monter en puissance.
 
J’ai une très bonne entente avec Javi, car il y a deux ans, je jouais déjà avec lui. Nous étions associés dans la paire centrale. On se connaît, on se comprend, on parle beaucoup sur le terrain. Là-dessus, il n’y a pas de soucis.
 
S’il est vrai que je suis un joueur du cru comme on dit, que je fais partie de la mouvance du renouveau carolo et que j’évolue dans mon club de coeur, je suis conscient de cette situation et cela peut jouer en ma faveur vis-à-vis des supporters, mais je ne suis pas certain qu’au niveau des choix du coach, cela ne change pas grand chose.
Dès mes cinq ans, j’ai évolué au Sporting. Je suis de Marcinelle. J’ai stoppé une seule année en U16 pour l’Olympic sinon, j’ai toujours porté les couleurs zébrées."
 
 

 

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