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Edito d’après match : Il suffit parfois d’une étincelle…

 
 
 
 
 
 
Pour gagner, il faut, soit, marquer un but de plus que son adversaire, soit, ne pas encaisser.
N’allons pas plus loin, à défaut d’être ultra séduisants, les Zèbres ont été concluants et ont rempli le contrat. Si la première période a vu des Carolos en rodage, paraître plus spectateurs qu’acteurs, à l’image de ce qu’ils avaient montré en amical au CS Bruges sur la même durée, et, si elle a même été qualifiée de pénible dans le chef de nombreux observateurs, nous avons quand même pu dégager un point important qui a joué un rôle capital dans l’issue de cette rencontre : une défense qui a tenu le zéro derrière avec, parfois, l’aide précieuse de Clément Tainmont, de Mamadou Fall et d’Enes Saglik, mais aussi, avec des arrêts décisifs de Parfait Mandanda qui n’hésitait d’ailleurs pas à se signaler très énergiquement, quand il le fallait, pour recadrer et repositionner ses partenaires face à une quadrature adverse très dangereuse en reconversion offensive avec Gano, très mobile et proche de son opposant direct; Schrijvers, qui se trouva à la base de 4 occasions franches en l’espace d’une demi-heure; Ampomah (une nouvelle recrue en provenance du KV Malines qui refera, à coup sûr, parler d’elle), vif et rapide, qui arpentait son flanc sans discontinuer, et Vanzo souvent  bien sollicité pour combiner efficacement avec ses coéquipiers précités.
Cette occupation de terrain, qui posa beaucoup de soucis aux Zèbres, pouvait, à un moment ou l’autre, compter sur les apports non négligeables de Marquet, Seck et Camacho qui avaient pour but de créer le surnombre en possession de balle.
Et notre Sporting, comment se comportait-il face à ce problème tactique qui, au fil des minutes, devenait de plus en plus difficile à résoudre ? S’il n’en menait manifestement pas large, il s’efforçait de faire le gros dos en tentant de dessiner quelques velléités offensives par l’entremise de Sotiris Ninis et d’Enes Saglik. Christophe Diandy, quant à lui, s’évertuait à enrayer, tant bien que mal, les courses adverses tandis que Mamadou Fall alertait, à deux reprises, la défense Beverenoise avec un assist pour David Pollet à la 16ème et un centre tir à la 37ème.
D’accord, ce n’était pas grand-chose à se mettre sous la dent mais le Sporting avait le bon goût de revenir sur le terrain avec de meilleures dispositions dès l’entame de la seconde mi-temps. En effet, pas moins de cinq opportunités se créèrent et monopolisèrent la vigilance de Goblet : une reprise de la tête trop décentrée de Clément Tainmont (50ème), trois tirs cadrés dont un dévié de Sotiris Ninis (54ème, 68ème et 73ème) et une frappe écrasée de Mamadou Fall (58ème). Les apparitions de Chris Bedia (dont le jeu dos au but est plus qu’encourageant), de Cristian Benavente et de Roman Ferber, afin d’améliorer la progression offensive, ne purent malheureusement offrir plus d’occasions significatives et, finalement, c’est le choix de Felice Mazzù de maintenir sa confiance en Sotiris Ninis qui s’avéra payant dans les moments ultimes de ce match. En effet, le stratège Grec profita d’une faute anodine de Marquet sur Christophe Diandy pour distiller un bon ballon, mal négocié par le mur Waeslandien, et qui aboutit à Steeven Willems dont le tir imparable fit trembler les filets d’un Goblet abasourdi.
On glissera aisément l’oubli du penalty, pour une faute de Camacho commise à la 78ème sur Clément Tainmont, sur le compte des « pertes et profits » (la faute avouée de Parfait sur Cerigioni, trois minutes plus tôt, était tout aussi évidente) devant la folle exultation du public du Mambourg face à ce succès inespéré…
Le chemin est encore long mais le premier obstacle est franchi. Il suffit parfois d’une étincelle…
 
Quand le Sporting s’élance… We Are Charleroi !

 

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