" La situation au niveau des gardiens a fait, à certains moments, du tort à l’un, peut-être à l’autre. Aujourd’hui, j’ai tenu à clore les débats et désigner un numéro un et un numéro deux. Le numéro un, sera Nicolas Pennetau et le numéro deux sera Parfait Mandanda.
J’ai fait un choix au moment que j’estimais être le mieux pour protéger celui que j’avais décidé de mettre numéro deux maintenant, on peut discuter sur le timing. C’est en tout cas là-dessus que je ne leur pas annoncé plus tôt. Tout le monde savait que Parfait allait commencer la saison et j’avais vraiment envie qu’il la commence bien et qu’il fasse un bon match. Maintenant, il sort sur les honneurs puisqu’il a fait une grosse prestation contre Waasland. Effectivement, il est très déçu, il est mal, mais voilà, j’ai pris une décision pour qu’il n’y ait plus d’articles constamment autour de cette place de premier gardien, deuxième gardien, etc. Les choses sont très claires maintenant pour tout le monde. J’assume totalement le fait d’avoir désigné un numéro un et un numéro deux.
J’estime que Nicolas doit être numéro un parce qu’il a plus d’expérience, parce qu’il a une gestion et un meilleur coaching, c’est ce que j’ai toujours expliqué à Parfait, c’est tout. Il ne faut pas détériorer les phrases ou les idées que je donne. Quand je dis que j’ai deux très bons gardiens, cela veut dire que j’ai deux très bons gardiens qui peuvent jouer tous les deux comme numéro un en division un. Ce n’est pas parce que je dis cela que moi, intérieurement, je n’ai pas une préférence comme c’est le cas. C’est la raison pour laquelle j’ai mis Nicolas comme numéro un.
Il y a des risques de séquelles pour Parfait, c’est évident. Je pense que dans tous les clubs du monde, il y a des risques pour tout le monde ; il y a des risques pour les joueurs, les gardiens, l’entraîneur. Si on fait de la balle pelote avec les deux gardiens comme cela a été un peu le cas l’année dernière, je pense que l’on peut les perdre tous les deux.
Parfait est inconsolable et je le comprends amplement. C’est un garçon qui était numéro un quand je suis arrivé à Charleroi. En avançant dans le temps, Nicolas est arrivé. Pourquoi, n’ai-je pas pris de décision à ce moment-là ? Simplement, parce que je ne connaissais pas Nicolas. Il fallait que je puisse juger, analyser, voir ses comportements. Et puis quand tu es en cours de saison, changer ce que tu as fait au début, tout d’un coup, sans aucune raison, c’est un peu délicat, voilà, je savais que j’allais prendre cette décision-là.
Je ne sais pas si Parfait continuera à rester concerné par le projet mis en place, il faut lui demander, je n’en sais rien. Si je peux garder un deuxième gardien de cette valeur-là, c’est tout bénéfice pour le staff, pour le club, pour l’équipe et pour le premier gardien. Je peux comprendre et j’accepte l’amertume, la déception, la tristesse de Parfait. Maintenant, tout le monde doit se comporter comme un professionnel. S’il a le désir de continuer avec nous, en tout cas, s’il reste à Charleroi, je compte sur lui pour qu’il soit un vrai professionnel.
Il y a tellement de choses qui ont été dites l’année dernière sur le numéro un et sur le numéro deux, qu’il fallait mettre un frein : la hiérarchie est définie mais ce n’est pas parce qu’il y a une hiérarchie que le premier gardien peut se permettre n’importe quoi. À Nicolas de bien prester. S’il preste bien, il reste dans les buts, dans le cas contraire et si Parfait est toujours-là, c’est lui qui jouera.
C’est ma décision et celle du staff. Mehdi n’a rien à voir là-dedans, la direction n’a rien à voir là-dedans. La direction a été informée du choix quand je leur ai dit et n’a pas été consultée. Je suis le chef sportif du club et de l’équipe. Même si Charleroi travaille d’une certaine manière dans les entrées et les sorties, auxquelles d’ailleurs, j’adhère totalement parce que j’ai décidé d’adhérer, sinon, je ne serais plus ici, tous les choix sportifs une fois que les joueurs sont là, c’est moi qui les fais, et cela, Mehdi peut le confirmer.
Je ne retiendrai jamais un joueur qui souhaite partir s’il trouve une solution qui est bonne pour lui. Je ne suis pas là pour rendre les gens malheureux, je suis là pour essayer de rendre les gens heureux. Si Parfait n’est plus heureux avec moi, avec nous, c’est une problématique qui devra être vue avec la direction.
Parfait dans ses réactions, a été très professionnel. "
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