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F. Mazzu :  » Rester le plus longtemps invaincu à la maison doit rester un de nos objectifs et un élément de stimulation. »

 
 
 
"Ninis, ne va pas bien, il a essayé hier matin à l’entraînement, mais il a des douleurs au genou, en dessous de la rotule – peut-être une inflammation du cartilage, qu’il a commencé à ressentir lors de la séance au bois de Loverval. Il s’est pourtant bien entraîné les deux séances suivantes. On pensait que tout était rétabli et après quelques minutes d’entraînement ce jeudi, il a dû renoncer. Le doc m’avait dit que si ça n’allait pas aujourd’hui, il aurait besoin de quelques jours de repos avec infiltrations. On s’oriente vers cela. Ce ne doit pas être catastrophique à moins que ça perdure et que les réactions ne sont pas celles que l’on espère.
 
Marinos n’est pas à être considéré comme blessé, il s’entraîne normalement avec les autres depuis une quinzaine de jours. Comme il l’ a dit très professionnellement et avec la mentalité qu’on lui connaît, il y a un passage à faire en réserves avant et voir alors ses sensations.
 
J’ai un groupe qui est compétitif, un noyau qui a envie. Celui qui n’est pas là, c’est embêtant pour lui, ce n’est pas bien pour la concurrence, mais celui qui est là, doit saisir sa chance et montrer sa volonté d’être sur le terrain. Je ne suis pas perturbé quand je vois le groupe.
 
En ce qui concerne Benavente, qui rentre ce soir (Ndrl jeudi soir), nous avons suivi ses deux matches avec le temps de jeu qu’il a eu. Je le vois ce vendredi. J’ai sélectionné 22 joueurs, en fonction des circonstances, on prendra les décisions finales nécessaires ce vendredi.
 
Il n’y a jamais de bons ni de mauvais moments pour battre un adversaire. Le football est tellement aléatoire et si peu objectif, il y a tant de paramètres qui varient, qu’il est impossible de dire "que c’est le moment". Bruges est une équipe de Champion’s League. Malgré quelques blessés, ils ont pas mal de ressources et beaucoup de possibilités. Par rapport au développement de Charleroi, effectivement, nous avons prouvé contre Ostende, Zulte que nous sortons tout doucement de cette bulle de "petite équipe" où on nous met depuis des années. Je voudrais que l’on en sorte complètement en se disant, Charleroi grandit réellement et donc le match de ce vendredi peut-être une étape supplémentaire à sortir une bonne prestation.
 
 Mon objectif n’est pas de battre une équipe ou un entraîneur parce que nous n’avons jamais réussi à le faire, mon objectif est de se retrouver le plus haut classé et si possible dans le top 6 en fin de saison. C’est cela le plus important. Je n’ai aucun objectif personnel vis-à-vis d’un club ou d’un entraîneur. Ce serait me diminuer et diminuer l’opposant. Il n’y a pas de rivalité, il n’y a pas d’objectifs bien précis par rapport à une équipe ou un coach. C’est "l’ensemble de l’œuvre " qu’il faut mettre en évidence. Il faut continuer à avancer et les points, il faut les prendre partout. Si finalement, nous avons la chance de prendre quelque chose ce vendredi, ce serait bien, mais pas parce que c’est Bruges ou Michel Preud’homme.
 
Bruges a un peu moins bien démarré la saison, mais le club reste quand même sur trois victoires consécutives. Je ne sais pas pourquoi, on dit qu’ils sont moins performants. Ils sont troisièmes au classement, à quatre points du leader, ils jouent la Champion’s League alors que d’autres équipes ne le font pas.
L’enseignement le plus positif à retirer du match contre Zulte est celui-ci : en football, il y a deux manières d’être sur un terrain, soit on est actifs soit on est réactifs. L’idée principale d’un entraîneur est d’être actif tout le temps. Ensuite, il y a des moments où suite à différents paramètres difficilement contrôlables, on doit se positionner dans la réaction. On peut, par moment, ne pas se trouver dans l’action, c’est à ce moment-là, qu’il faut trouver les ressources pour réagir. C’est ce que nous avons fait à Zulte. Si on ne parvient pas à réagir face à certaines situations, cela peut devenir inquiétant. Mes joueurs ont su réagir en deuxième mi-temps contre une, si pas, la meilleure équipe actuelle dans l’animation du jeu.
On peut très bien adopter cette animation de deuxième mi-temps à Zulte et l’adapter contre Bruges. Est-ce la bonne solution pour débuter un match ? On verra ce vendredi soir.
C’est en tout cas un système qui a réussi il y a une dizaine de jours, on peut très bien réagir autrement. La réaction d’une équipe dépend toujours du manque d’actions et des raisons pour lesquelles, il y a des lacunes à ce niveau-là. À Zulte, nous avions un manque d’actions, car nous évoluions trop bas et il n’y avait pas assez de points d’appui vers le haut. Le changement de dispositif a été opéré afin d’apporter une présence supplémentaire et par la force des choses, si cela fonctionnait, d’amener des forces devant ou sur les côtés. Contre un autre adversaire, rien ne dit que ce système va fonctionner. Le rapport de force ne s’installe pas de la même façon en démarrant un match ou au milieu de la rencontre.
Il ne s’agit pas non plus d’analyser ce qui s’est bien déroulé sur une mi-temps, mais bien sur l’ensemble des 9 rencontres. Je ne vais pas bouleverser le schéma d’un début de saison pour près de 45 minutes.
 
Je n’ai pas beaucoup de solutions offensives sur le banc, mais c’est le foot. Je ne vais pas commencer à pleurer aujourd’hui en disant, c’est triste, ce n’est pas bien. Nous devons nous débrouiller, avancer, comme on avance depuis l’absence de Pollet ou Stevance. Et nous avançons bien. Les joueurs doivent se prendre en main. Le staff fait tout pour garder les troupes cohérentes et motivées.
 
Les jeunes que j’ai repris dans la sélection sont déjà venus en stage avec nous, ils ont participés à presque tous les matches amicaux et ont l’habitude de côtoyer le noyau "A".
 
Le fait de rester le plus longtemps invaincu à la maison doit rester un de nos objectifs et un élément de stimulation.

Je veux que nous nous donnions à fond. Il faut du respect, de la discipline, de l’organisation, mais il ne faut pas un excès de respect et de prudence comme nous l’avons eu à Zulte, c’est important et nous avons travaillé sur cela toute la semaine. Le groupe doit prendre conscience qu’il est en train de grandir, qu’il est capable de gagner contre n’importe qui à partir du moment où l’attitude, l’état d’esprit sont bons et que tous travaillent pour l’équipe. Si tous ces paramètres sont présents, le groupe a assez de qualités pour battre n’importe quelle équipe. Si pas, on se mettra dans les grosses difficultés. Avec un manque de cohérence et de collectif, on court à l’échec. Nous n’avons pas l’équipe pour qu’un ou deux joueurs puissent faire la différence." 

 

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