C’est comme on l’avait annoncé, on a mis Martos, Tainmont et Geraerts en récupération et en décharge, on avait prévu qu’ils reprennent aujourd’hui. Tout s’est bien déroulé. Parfait prendra la place de gardien, il y aura peut-être d’autres permutations (rires). Rien n’est calculé par rapport à dimanche. La priorité, c’est la rencontre de ce mercredi. Je ne prévois pas de préparer quelque chose pour dimanche, je prévois de préparer le match face à Ostende, tout simplement, il n’y a pas de projection pour la rencontre suivante. Tout le monde sait que ce match de coupe est très important et dans ma tête, je n’ai pas encore pensé un dixième de seconde au match de dimanche
Il y a deux possibilités de permutations, la première, est tactique et la deuxième, c’est si j’estime que l’un ou l’autre garçon n’est pas au point physiquement à 100 %.
Par rapport à l’aspect tactique, il s’agit de l’adversaire, de leur animation, de leur qualité de jeu offensive et défensive, tous les aspects où je peux éventuellement modifier l’un ou l’autre secteur.
Tout le monde, après l’émission TV de lundi soir, a bien compris que l’objectif principal d’Ostende, c’était la coupe. Ils ont réussi à faire chanter le Président. Le message est bien passé auprès des joueurs. Je ne répondrai pas à cela.
La seule chose qui compte pour moi, c’est le travail effectué sur le terrain, les résultats et pour le reste chacun a le droit de faire comme il l’entend.
Il y a deux phénomènes qui peuvent se produire quand un entraîneur va vers ses joueurs pour leur parler. Soit ils sont contents parce qu’on leur explique pourquoi ils ne jouent pas ou jouent moins, soit ils sont plus vicieux et estiment que le coach se justifie ou qu’il a besoin de se justifier, de se trouver des excuses.
Dans ce domaine-là, il faut bien sentir son groupe, bien sentir son joueur pour savoir si la communication que tu lui donnes va lui servir à quelque chose ou au contraire, si elle va être un aspect négatif des choses. Jusqu’à présent, je n’ai jamais senti cet aspect négatif. J’essaie d’expliquer quand j’estime que c’est nécessaire à chacun ou à tous, le pourquoi, comme je l’ai fait aujourd’hui en fin d’entraînement. J’ai expliqué à mon groupe ce qu’il se passera au niveau de la composition et les raisons pour lesquelles ce sera une composition comme celle-là. Il y a des joueurs qui comprennent vite, il y a des joueurs qui comprennent, mais qui ont besoin d’une explication supplémentaire en individuel, cela dépend du caractère de chacun. Je pense que cela fait partie de mon job, d’avoir de la communication collective quand on estime qu’elle doit être collective et de la communication individuelle, quand elle doit être individuelle.

J’essaie de mettre l’accent le plus souvent possible sur le mot "groupe". Après, tout le monde sait qu’il y a des secteurs ou en tout cas, des joueurs, qui depuis le début de la saison, sont importants sur l’échiquier. Ces joueurs peuvent effectivement être considérés comme titulaires. J’aime bien mettre en évidence le groupe, l’ensemble des joueurs, mais il y a des moments dans la saison où on estime que l’on doit faire tourner l’une ou l’autre chose dans des périodes un peu plus difficiles ou dans des moments un peu plus simples, on choisit de garder la continuité. Cela ne veut pas dire que l’on a trouvé 11 titulaires et que c’est fini pour les autres. Ce sont des moments dans une saison.
J’ai expliqué à Lynel pourquoi, pour le moment, il ne commençait pas les matches, je lui ai expliqué la philosophie du système, après je peux comprendre ses réactions. On va tout faire, il va tout faire et moi, je ferai tout pour l’utiliser au moment où je pourrai l’utiliser. Cela ne veut pas dire qu’il est écarté ou que je ne tiens pas compte de lui. Pour le moment, on fonctionne dans un mécanisme qui tourne bien, donc voilà, c’est comme cela.
Si je prends l’exemple du Cercle de Bruges, ils ont disputé la finale de la coupe il n’y a pas si longtemps alors qu’ils ont joué la descente quasiment toute la saison. Il y a donc effectivement des moments, des situations qui font qu’une équipe se sente autrement mentalement, que cet objectif-là est plus facile à atteindre que celui du championnat et qu’il faut tout miser là-dessus. Il y a des équipes qui réussissent beaucoup mieux que d’autres en coupe mais ce n’est certainement pas parce qu’elles ont plus de qualités à un moment donné, c’est sur l’aspect mental et la conviction qu’elles peuvent réussir quelque chose dans ce domaine là.
Nous nous attelons ces derniers temps à faire comprendre aux gens que nous avons envie de changer, que l’on prend cette coupe au sérieux, que nous essayons de ramener du monde au stade. Je ne suis pas certain que la défection du public soit liée uniquement à l’aspect sportif. Il faut se dire que la Coupe se joue en semaine. Ce facteur-là peut influer sur l’importance du nombre de spectateurs. À Charleroi, depuis quelques années, l’équipe n’a pas été performante dans cette compétition. On va essayer de changer cela en commençant mercredi puisque c’est devenu un objectif important aux yeux de tous.
