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La Samba Carolorégienne

 
 
 
 
 
 
Après avoir fait un pas de 2… Le Sporting peut terminer le travail dimanche par une valse à… 9 temps car ils viennent de boucler leur 8ème match sans connaître l’amertume de la défaite.
 
Afin de s’approprier le Graal, les Zèbres devront garder cette excellente organisation affichée tout au long de ces 90 minutes…et plus face à une équipe de Genk méconnaissable, à la recherche de ses repères, de ses démarquages et… de son football, tout simplement.
Mais la bête n’est jamais aussi dangereuse que lorsqu’elle est blessée et les Carolos devront rester les pieds… sur le gazon et présenter la même concentration, la même rigueur et cette hargne qu’ils ont si bien semée ce soir dans des duels qu’ils ont très majoritairement remportés.
 
Felice Mazzù avait dressé sa liste de titulaires… avec la conviction que c’était celle qui était évidente à ses yeux, qui ne se discutait même pas car le virage de Courtrai avait été parfaitement négocié à tous les postes, du gardien de but à l’avant de pointe. Une logique consciencieuse qui se justifie sans l’ombre d’une question à propos de l’implication de ses joueurs appelés à donner la réplique aux ouailles de Peter Maes, un peu trop sûres de leur affaire dans leur confortable fauteuil d’épouvantail de PO 1.
Leur dilettantisme coupable les amena à commettre un penalty à la 15ème qui aurait déjà dû leur porter un sérieux coup au moral… Au prix d’un réflexe salvateur dont il se demande encore comment il a pu le réaliser, Bizot permit à ses équipiers de rester dans le match en esquivant un tir que Sotiris Ninis désirait placer en plein axe.
Loin de se décourager, les Zèbres se rebiffèrent et puisèrent dans cet échec encore plus de motivation et de solidarité, des paramètres cruciaux qui eurent raison des timides répliques limbourgeoises. Pourtant, l’accent avait été mis sur la solidité de leur défense centrale; par contre, leurs flancs avaient déjà laissé transparaître, par le passé, des fêlures réelles, une perméabilité sujette à pouvoir être exploitée par Amara, Dieumerci, voire Sotiris, Enes et Francis dont les qualités recèlent de facteurs propices à des permutations, des variantes de positionnement et de solutions diverses dans l’application d’un système de jeu tactique bien précis.
Les reconversions furent nombreuses et la bataille dans l’entrejeu fit rage alors qu’Amara était aux prises avec Buffel et De Camargo, le premier dans un rôle à créer le surnombre en possession de balle et l’autre, désigné à reculer pour prêter main forte à sa défense. Clinton Mata livrait aussi un dur combat face à des diversions manœuvrées par Pozuelo, véritable moteur de Genk en phase de récupération, par Walsh qui jouait très haut, à la limite d’appauvrir son propre secteur défensif et par Uronen qui n’hésitait pas non plus à s’exporter aux abords du grand rectangle des Zèbres.
Le but intuitif d’Amara était amplement mérité, justifiant une très belle prestation englobant tous ses coéquipiers, équitables dans la qualité du football produit. Jérémy Perbet y alla même de sa petite fantaisie pour la deuxième cerise que Dieumerci déposa délicatement dans son écrin.  
Pendant ce temps, Steeven et Javier dégageait une sûreté à toute épreuve et Damien venait étoffer une deuxième ligne aux côtés de Christophe afin de « fermer boutique ».
Après le retrait de Dewaest, Maes introduisit Samatta pour enrichir le milieu d’une formation limbourgeoise en quête de créativité et… d’identité. Alors que les espaces s’agrandirent inexplicablement devant lui,
Bizot n’eut plus l’occasion de se retourner mais c’est peut-être mieux comme ça car au lieu de s’installer dans un club bien moelleux, les Carolos s’affaireront à remettre l’ouvrage sur le métier afin de parachever un travail si brillamment entamé…
 
Quand le Sporting s’élance, We Are Charleroi ! 

 

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