" Le bilan du stage est assez positif. Nous n’avons pas eu de blessures et j’ai pu observer une nette progression physique dans le chef de mes quatre gardiens.
L’intégration de Clément Libertiaux s’est très bien déroulée. L’année dernière, le garçon se présentait déjà une fois par semaine avec les pros, il nous a accompagnés, lors du stage de la dernière saison en Hollande. Il avait déjà l’habitude d’une pareille expérience et de se trouver parmi les aînés. C’est un garçon correct qui se fond parfaitement bien avec le groupe. Il travaille énormément. Cela se passe toujours bien quand c’est comme cela.
Je continue, évidemment, à me réjouir d’avoir deux bons gardiens titulaires potentiels. C’est nettement plus facile, même si beaucoup pensent le contraire, de travailler avec deux garçons comme Parfait et Nicolas. Un club professionnel, comme le Sporting de Charleroi doit avoir deux gardiens de grande classe. Je m’en réjouis. On ne sait jamais ce qui peut arriver, une blessure, par exemple et si nous n’avons pas la qualité pour remplacer, le groupe peut rapidement perdre pied et se louper dans des rencontres.
Avec la suspension de Nicolas, c’est Parfait qui prend le relais. Je n’ai pas de soucis de ce côté-là. L’année dernière, cela s’est bien déroulé, je ne vois pas pourquoi, il n’en serait pas de même maintenant. Je fais affaire avec des professionnels, à des amis qui s’entraident régulièrement. Cela ne me tracasse pas, mais la concurrence, une fois que l’on doit se trouver sur le terrain, existe et c’est normal. Il faut que cette concurrence reste saine et positive… Le meilleur a sa place dans le onze. Ils se doivent de rester honnêtes et corrects… Et c’est le cas.
Les relations avec mes gardiens restent, au fil des temps, parfaites. Au niveau du travail, nous restons très professionnels. Dès qu’un problème surgit, cela reste et cela se règle "en famille". J’essaie alors de gérer au mieux la situation problématique.
La famille des gardiens, c’est "spécial " dans le sens où ne nous sommes pas nombreux, et que les relations aboutissent souvent sur de réelles amitiés. Mon rôle en devient plus compliqué, c’est pourquoi, je me dois, à la fois d’être le confident de chacun, mais je dois être équitable dans ma façon de travailler et d’agir. Il est hors de question de "faciliter" la vie de l’un ou de l’autre. Je me dois d’être impartial, objectif, faire la part des choses et rester professionnel. Il ne faut pas tout mélanger : le travail et l’amitié. Ce n’est pas toujours simple.
Les qualités de mes gardiens, je les ai bien en tête tout au long de la saison. Le stage n’apporte rien grand chose à ce niveau-là. S’ils sont en division 1, ce n’est pas pour rien. Je me dois de poursuivre le travail réalisé durant la période de championnat, corriger les petits défauts et de parfaire les qualités.
Au niveau de Valentin, il est encore trop tôt de s’avancer. La situation évolue pour lui, jour après jour. Il a effectivement de très bonnes qualités, mais il ne faut pas brûler les étapes. Avec le staff, les dirigeants, le coach, on évalue régulièrement le parcours du jeune talent. Il progresse, c’est un fait. Laissons le temps au temps. "