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Felice Mazzù n’est décidément pas un entraîneur comme les autres. Alors qu’il avait laissé supposer revenir à un système avec un seul attaquant, David Pollet était reconduit dans les fonctions bien spécifiques à un n° 10, Enes Saglik se positionnait sur le flanc droit, Damien Marcq et Christophe Diandy s’occupaient de la récupération devant une défense avec le duo Javier Martos/Dorian Dessoleil dans l’axe et Steeven Willems/Clinton Mata en arrières gauche et droit, Nicolas Penneteau ayant la charge de conserver, au mieux, ses filets inviolés.
Peter Maes, lui, gardait Kebano en front de bandière limbourgeoise avec Buffel et Bailey pour contrarier respectivement Clinton et Steeven, un triangle Pozuelo/Ndidi/Buyens devant une défense composée des solides et rugueux Tshimanga, Kabasele, Dewaest et Walsh pour protéger leur dernier rempart, Bizot.
Les 22 acteurs s’engagèrent dans un combat plus que physique… C’était carrément électrique avec un Buyens très nerveux, des affrontements musclés entre David Pollet et Walsh mais aussi avec Dewaest et un duel très passionnant dans l’entrejeu entre Damien Marcq et Ndidi. Si le début était particulièrement animé, la tension 3 x 380 V se mua en un monophasé 220 V et les Zèbres durent se réorganiser après la blessure de leur Capitaine.
Après la montée (plus qu’intéressante) de Gjoko Zajkov, ils redoublèrent de vigilance dans les intervalles car le ballon circulait vite et bien dans les rangs adverses où seul le dernier geste restait imprécis. Néanmoins, Bailey et Pozuelo étaient très dangereux sur les coups de pied arrêtés et il fallut deux interventions de grande qualité de Nicolas Penneteau pour maintenir le suspense. Les Zèbres se rebiffèrent avec des tentatives, malheureusement infructueuses, de Steeven Willems, David Pollet et Damien Marcq.
Alors qu’en prélude à la seconde période, Felice Mazzù sacrifiait Christophe Diandy sur l’autel d’un jeu encore plus offensif et percutant, avec l’introduction d’Amara Baby, et déférait Enès Saglik à un rôle, beaucoup plus approprié à ses aspirations, de distribution et d’orientation, Genk reprenait la possession du ballon à son actif mais butait systématiquement sur une défense locale qui faisait preuve d’une coordination et d’une synchronisation excellentes alors que ses éléments n’avaient jamais évolué de concert auparavant !
À la 67ème, sur une interposition de Clinton Mata, relayée par Jérémy Perbet, Enes Saglik transmettait le cuir à Clément Tainmont qui le déposait sur le front… immaculé (en cette période de Noël !) du sauveur David Pollet ! Avec l’interruption impromptue, il restait près d’une demi-heure à tenir mais même avec l’entrée de De Camargo à la place de Buyens, les visiteurs ne se montrèrent pas plus productifs et démonstratifs dans leurs ultimes épopées et les Carolos purent savourer un succès finalement mérité pour leur bravoure et leur formidable organisation.
Cette apparition dans le Top 6, elle n’est pas venue du ciel, c’est l’aboutissement d’un ouvrage sans cesse remis sur le métier. Aux forgerons du staff technique de façonner convenablement, au fur et à mesure des prochaines rencontres, les pièces du puzzle noir et blanc afin qu’il s’assemble parfaitement au terme de la phase classique du championnat !
Quand le Sporting s’élance… We Are Charleroi !