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Réactions d’après-match : Loris Brogno

Loris, quelle est ton analyse de la rencontre ?

« Ce ne fut pas un match facile. La moyenne d’âge de l’équipe avoisinait les dix-neuf ans, donc une équipe très jeune. Face à nous, il y avait une équipe du Cercle mature, guidée par des joueurs d’experience. Il n’y a pas de secret : la maturité l’emporte. Pourtant, nous étions motivés, l’envie était là. Certains d’entre nous jouaient pour la première fois en D1. Mais malgré l’envie et le désir de bien faire, cela n’a pas suffit… »

Pour tes débuts en D1, pas trop impressionné ?

« Bien sûr, un peu. Mais il faut laisser passer ce moment. C’est clair, lorsque l’on joue ses premières minutes en D1, on a la boule au ventre. Je pense qu’avant chaque match en D1, pour un jeune joueur, il y a une petite pression supplémentaire. Il faut aborder ce match comme si nous disputions une rencontre avec les jeunes. Cela se passe essentiellement dans la tête. »

Peux-tu nous rappeler ton parcours, en quelques mots…

« J’ai commencé le football à l’âge de quatre ans à Marchienne. Par la suite, le club a fusionné avec l’Olympic.
Vers 10 ans, je suis arrivé au Sporting, c’est mon père qui m’a inscrit ici. J’ai suivi mon écolage via les diverses classes de jeunes. Depuis deux, trois saisons, j’évolue avec le noyau Espoirs. Ce soir, c’était ma première sélection en équipe première. Pour moi, c’était un rêve. Je l’ai réalisé. À présent, d’autres rêves s’ajoutent à la liste et je vais travailler durement afin de les concrétiser, en me donnant à 100% chaque jour à l’entraînement. »

Entendre les supporters scander le nom « Brogno » en montant sur le terrain, cela t’a-t-il touché ?

« Ça fait plaisir, c’est clair. Mon père (Dante) a joué quinze ans dans ce stade. Lorsque l’on scandait son nom, j’avais des frissons. Lorsque, à présent, c’est mon tour, il est certain que ça fait plaisir. Même s’ils n’étaient pas nombreux, le public était derrière et cela crée toujours un sentiment de bien-être de jouer dans le stade de Charleroi. Des supporters qui restent derrière leurs joueurs malgré les résulats, c’est un plus. »

La carrière de ton père est-elle un exemple pour toi ?

« Avoir la même carrière que lui me rendrait plus qu’heureux. Je pense que peu de joueurs ont connu une carrière comme la sienne. Si je pouvais faire la moitié de ce qu’il a fait, je serais déjà très content. »

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