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Stage à Mierlo. Hamdi Harbaoui :  » je ne suis pas satisfait de moi à 100 % « 

 
 
 
 
" Avec Lokeren, nous avons participé à trois Poff, mais je n’ai pas en mémoire d’avoir réalisé un stage à cette période de la saison. À l’époque, nous n’avions pas ces deux semaines de trêve. On enchaînait directement avec les Poff, sitôt la phase classique terminée. Nous n’avions donc pas le temps d’organiser des stages.
 
Nous avons une courte période de cinq jours pour préparer correctement notre reprise en POff1. Nous avons dès lundi, débuté par un entraînement élevé en puissance, nous avons enchaîné mardi par deux entraînements très physiques. Pour l’instant, tout se déroule très bien. Nous avons l’occasion de toucher souvent le ballon. C’est très bien géré sans être trop intensif, mais ce n’est pas "à la cool" non plus. C’est bien équilibré. Nous n’avons pas eu une longue période de repos, quatre jours, exactement. C’était inutile de pousser trop forts les organismes pour se sentir fatigués à l’entame de la nouvelle phase de compétition. 
 
C’est clair, surtout pour moi, qui suis arrivé au Mercato pour aider le Sporting à se qualifier pour les POff, un stage comme celui-ci, ne peut qu’aider à nouer des amitiés et un esprit d’équipe. Il règne dans l’équipe, une très bonne ambiance. Notre premier objectif a été atteint. Nous travaillons avec beaucoup de sérénité. Le groupe vit dans son cocon, avec une certaine stabilité. Nous n’avons pas de pression, nous savons très bien que la préparation pour aborder cette échéance, qu’est l’Europe, est très importante. Nous travaillons avec beaucoup de sérieux sachant que nous allons affronter les cinq meilleures équipes de cette saison. Nous ne ferons pas les figurants durant les POff. Nous nous sommes fixé l’objectif européen. Il faut maintenant l’atteindre.
 
Je suis quelqu’un de souriant. Je ne me prends pas la tête, c’est dans mon caractère. J’aime trop le football, j’aime la vie, m’amuser, prendre du plaisir dans mon travail. J’essaie de garder le sourire, d’être positif dans toutes les situations. C’est dans ma nature.
 
Il y a des moments où on se relâche un peu, où on rigole et d’autres moments où il faut être plus sérieux. Je pense qu’à Charleroi, le staff et surtout le coach, gèrent cela très très bien. Tout le monde respecte l’entraîneur et ses choix, tout le monde le considère comme un grand frère avant d’être un coach. C’est quelqu’un de réglo, de correcte. Au niveau du jeu, il ne fera prester que les meilleurs, ceux qui bossent bien durant la semaine et pour le reste, nous n’avons aucun souci avec lui. En dehors du terrain, tout le monde sait qu’il peut se confier au coach et si on a le besoin de lui demander quoi que ce soit, il sera à l’écoute. Au niveau du staff, c’est la même chose ; il y a une très bonne ambiance.
 
Sur le terrain, c’est le travail, tout le monde doit bosser. En dehors du terrain, nous vivons dans un esprit très familial où tout le monde rigole et peut se lâcher.
Je suis très content sur le fait que nous ayons atteint notre premier objectif, mais je dois reconnaître que je ne suis pas satisfait de moi à 100 % parce que je sais que je peux mieux faire. Je suis quelqu’un qui tente de pousser au maximum ses limites. Avec la qualité du groupe, avec mes qualités, je pense que nous pouvons franchir un nouveau cap. Je ne serais pas tranquille, tant que le second objectif ne sera atteint. Je connais mes qualités et je sais qu’il me manque certaines choses. J’essaie toujours de pointer et de corriger mes points faibles. J’essaie d’améliorer ce que je sais faire.
On apprend tous les jours. J’ai 32 ans et je ne suis pas au bout de mes peines. Je ne veux pas stagner et je veux forcer mes limites. Marquer me donne énormément de plaisir, quand je ne score pas, j’en deviens malade. La saison n’est pas terminée, loin de là, il sera temps au terme des dix rencontres de tirer les bilans collectif et individuel.
 
J’essaie toujours de m’adapter au schéma tactique imposé par le coach. C’est certain qu’il y avait pas mal de matches où les autres attaquants et les médians qui jouaient avec moi étaient conscients qu’il fallait de toute façon ne pas se limiter à regarder les joueurs qui t’entourent, mais surtout s’appliquer sur ce que le coach demande. Tout le monde a bien appliqué les directives. Nous avons une base sur laquelle on continue à travailler sans rien changer.
 
Je me plais beaucoup à Charleroi. Tout le monde m’a très bien accueilli. Je vis ici avec beaucoup de sérénité et de respect de la part de tous. C’est quelque chose qui me pousse à donner le meilleur de moi-même. Les supporters m’apprécient et c’est réciproque. C’est un club où franchement, je me sens très très bien.
 
Je suis arrivé dans un bon moment où Charleroi vivait une belle saison. J’ai pris le train en marche. Tout était déjà prêt pour réussir, il fallait juste se concentrer et suivre les objectifs du club.

Poursuivre à Charleroi reste une possibilité. Maintenant, je suis concentré sur la fin du championnat avec le Sporting. Par la suite, il y aura des réflexions et du temps pour réfléchir à tout cela. Pour l’instant, je n’ai pas trop de choix étant donné que j’appartiens toujours à Anderlecht. Il est encore trop tôt de parler de changement de club. Je ne pense pas à la saison prochaine. Je sais que j’ai du boulot à terminer ici, par la suite, il sera assez tôt pour réfléchir à cela et à la poursuite de ma carrière. " 

 

 

 

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