Charleroi – Eupen : la 3ème mi-temps

19 avril 2021 #3EME MI-TEMPS#chaeup

Comme un mauvais film qui, depuis le retour du Stade des Éperons d’Or, s’apparente à un long chemin accidenté sans balises, semé d’embûches et de pièges, de remakes aux scénarii sans cesse bafoués, sans issue heureuse – ou consolatrice, du moins – au milieu de nulle part…

Comme une mauvaise nuit qui n’en finit plus, peuplée de mauvais rêves, de buts encaissés, d’occasions gâchées, de penalties sifflés et de contre-performances accumulées…

Les Pandas se sont invités à notre table et ont alourdi la note. Sucrée ou salée, elle nous restera sur l’estomac. On aura sans doute besoin d’une purge afin d’éviter l’indigestion mais quoi qu’il en soit, en l’avenir, nous devons avoir foi(e).

Comme le signalait le coach carolo, les opportunités n’avaient toutefois pas manqué pour pouvoir déflorer le score : “Nous avons eu beaucoup d’occasions franches mais nous n’en avons pas mis 20 % tandis que nos adversaires, eux, se sont montrés efficaces.

À défaut de cadrer, les Zèbres se créèrent en effet 4 réelles possibilités dans les vingt-cinq premières minutes avant que le réalisme eupenois – par l’entremise d’un Prevljak encensé d’un maximum de réussite – enterre le moindre espoir de finir avec les honneurs.

Dans ce climat de pluie et brouillard, deux éclaircies seront parvenues à se glisser parmi de trop nombreux gros nuages : Anthony Descotte et Reda Akbib dont Karim Belhocine n’a pas manqué de mentionner les apparitions : “La montée d’Anthony Descotte n’est pas une récompense. J’avais surtout envie qu’il marque un but. C’est un attaquant rapide qui peut plonger dans les espaces. Quant à Reda Akbib, je voulais gonfler le milieu de terrain et qu’il mette la pression sur l’équipe adverse. Ces jeunes sont avec nous depuis un moment et je trouve logique qu’ils aient disputé leurs premières minutes en D1. 

Et maintenant que le rideau est tombé trop vite sur une saison dont les débuts avaient pourtant nourri les plus folles ambitions, comment l’équipe va-t-elle gérer tout ce temps disponible ? Pour Karim Belhocine, même si les Zèbres se sont tous mis hors-jeu, il n’est surtout pas question de fermer les vestiaires et de mettre la clé sous le paillasson : “Nous allons continuer à nous entraîner et tenter d’avoir un ou deux matches par semaine, afin de ne pas perdre le rythme“, a-t-il affirmé en précisant : “Cette saison est finie, mais il est important que les joueurs soient frais et dispos pour la suivante. Nous allons travailler individuellement et spécifiquement avec les jeunes. Si nous parvenons à les faire progresser, nous aurons fait quelque chose de bien dans notre vie. Je serai en place pour le prochain entraînement et les suivants. Comme je l’ai déjà dit, je m’efforce de me concentrer sur ce que je maîtrise et pas sur ce que je ne maîtrise pas. 

Nicolas Penneteau : Cette rencontre a été à l’image de notre situation.

Je trouve qu’on a quand même montré de bonnes choses avant de prendre ce penalty. On se crée des occasions mais on ne parvient pas à marquer rapidement. Et après, on court après le score. On a la tête un peu dans le sac sur le 0-1. À 0-2, on a une bonne réaction pour revenir à 1-2.

On a prouvé qu’on ne lâchait rien en livrant une bonne seconde période. Si leur gardien n’avait pas été aussi présent, on serait revenu et on aurait peut-être bien gagné ce match. On avait vraiment l’envie de renverser les choses, de ne pas accepter le cours des événements. Il est certain que beaucoup de monde ne retiendra que le résultat alors que, dans la manière, il y a eu beaucoup de bonnes choses.

Les supporters sont des passionnés et ils ont montré leur mécontentement sur une situation difficile. La Covid-19 n’a rien arrangé car ils ont été tenus éloignés longtemps et ils sont venus faire passer un message. La manière et la forme restent à discuter mais il faut garder le fond, cette passion qu’ils ont pour le Club. Dans une situation aussi difficile, il faut rester solidaires.

Depuis les sept années que je suis là, on a montré notre volonté de progresser. On a connu beaucoup de bons moments et il ne faut pas tout remettre en question. Cette saison a montré les défaillances. On a le droit de se tromper, on est dans un sport de haut niveau. Les échecs servent autant que les victoires pour rebondir.

Que je joue ou pas, j’ai toujours tout donné. Je reste le même. Le coach a voulu que je joue et je lui ai dit que j’étais prêt. Je suis en fin de contrat et on se mettra autour de la table pour discuter. Mais je suis encore fit et j’ai toujours l’envie.

Ces allées et venues entre le banc et le terrain, je les ai vécues avec passion. On est des êtres humains et il arrive que l’on soit moins performant. Il y a des contextes qui font que l’on est moins bon comme il y a des choses privées qui ne concernent pas le Club. En seconde partie de saison, j’ai senti que Rémy (Descamps) avait plus de possibilités pour booster l’équipe. Comme j’aime le Club et l’équipe, le but était que l’on gagne des matches…

Rester solidaires. C’est, notamment, ce qu’il convient de mettre en exergue, comme les propos que notre Administrateur délégué Mehdi Bayat a voulu tenir à l’encontre d’une frange de nos supporters. Des propos qui serviront d’échos pour les sujets qui seront abordés et étayés au cours du Facebook live de ce mercredi à 18 h 30 :

Quand on gagne, on gagne ensemble. Quand on perd, on perd ensemble. Le bilan sera fait et les décisions seront prises.

Je vais faire en sorte que le plus rapidement possible, la stratégie sportive du Sporting soit clairement définie et expliquée…

En attendant, et comme tout se termine en chanson (la suite), “Il faut tourner la page. Changer de paysage. Toucher l’autre rivage. Redevenir tout simple…” (Extrait de la chanson “Il faut tourner la page” de Claude Nougaro).