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A l’ancienne – Christian Vavadio

8 mai 2021 #à l'ancienne

Pour ceux qui ne vous connaîtraient pas, pouvez-vous vous présenter brièvement et retracer votre parcours ?

Je m’appelle Vavadio Christian, je suis né le 14 février 1965. J’ai débuté le football à l’âge de 10 ans, au FC Mont-sur-Marchienne (P4) avant de transiter par le FC Marcinelle en 1981 (P3). En 1983, j’ai été transféré à la RAA La Louvière, en division 2 nationale, puis au RCSC en 1988. Je suis ensuite revenu à la RAAL en 1993 et en 1998 je suis passé au futsal, à Action 21.

Si vous deviez résumer le Sporting Charleroi en quelques mots ?

C’est le club de mon enfance. Nous n’avions pas de PlayStation, Nintendo,.. les multiples chaînes à la télé. Donc, supporter le Sporting était notre hobby principal. On attendait avec impatience d’être le samedi soir.

Durant votre carrière, y a-t-il des joueurs et des entraîneurs qui vous ont marqué (équipiers et adversaires) ?

Des garçons comme Hurtado, Camataru, Garaba, Waddock. Malgré leur statut de “stars”, ils ont apporté énormément aux jeunes que nous étions à l’époque (Taibi, Brogno, Silvagni,…)

Aviez-vous une idole de jeunesse ?

Non, pas spécialement. Mais des joueurs comme Cruyff, Beckenbauer, Pelé, Zico, Scirea,… je les appréciais.

Vous souvenez-vous de vos débuts au Sporting ?

Oui, très bien. Mon premier match au Mambourg, je suis monté au jeu à la mi-temps d’un match amical contre Iraklis Thessalonique au poste d’avant-centre.

Quel est votre meilleur et votre plus mauvais souvenir ?

Ma première titularisation en championnat au FC Liège et la rencontre contre la Sampdoria de Gênes (avec Vialli, Cerezo, Vierchowod, Victor,….)

Avez-vous des regrets sur votre carrière ?

Peut-être le refus de Monsieur Colson à l’été 89’, de me laisser partir pour Montpellier, entrainé par Aimé Jacquet.

Lors de vos débuts carolos, vous avez joué en pointe (alors que votre poste de prédilection est dans le milieu du jeu). Comment vous sentiez-vous à ce poste ?

C’était un tournoi avec la Sampdoria de Gênes, Heraklis Salonique et un club Hollandais.

C’était juste en dépannage, Didier Beugnies était blessé, Taibi et Brogno ne trouvaient pas leurs marques. On attendait l’arrivée d’Hurtado et Éric Van Lessen m’a demandé de jouer en pointe. Pas évident, je n’étais pas préparé. On ne s’improvise pas centre-avant sur un coup de tête, mais j’avais tapé dans l’œil de l’entraîneur serbe de la Sampdoria, qui avait déclaré dans la Gazetta dello sport “J’ai vu un noir à Charleroi, plus qu’intéressant”.

Êtes-vous toujours féru de lecture ? Si oui, quel dernier livre avez-vous lu ?

Oui, toujours ! Le dernier ouvrage s’intitulait « Rééquilibrage alimentaire “Stop aux régimes”».

Vous devez avoir de nombreuses anecdotes (ou souvenirs), en mémoire. Laquelle vous a marqué ?

Une rencontre à l’Antwerp, avec Robert Waseige. Nous menons 0-2 et à 15 minutes de la fin, c’est 4-2. Monsieur Waseige fait 2 changements, Roch Gérard et moi, entrons au jeu mais le score n’évolue pas. Le lundi à l’entraînement, il s’en prend à Roch et moi. Il nous imputait la défaite !

Vous évoluiez avec le n°20. Un choix étrange pour l’époque. Pourquoi ce numéro ?

J’avais le n°10 à Marcinelle et à la RAAL. Au Sporting, ce numéro était celui de Raymond Mommens, respect. Aucun numéro ne me plaisait, il faut savoir qu’à l’époque, les maillots étaient numérotés, souvent jusqu’au n°16 ou 17 et pas nominatif. Le Président Jean-Pol Spaute a autorisé un maillot n°20, à ma demande.

Avez-vous gardé des contacts avec d’autres joueurs ou entraîneurs ? 

Oui, Philippe Albert, Brogno, Roch Gérard, Moury, Gorez, Wuillot, Silvagni, Pugh, Affo, Dominique Michel, Didier Beugnies… On se fait un resto de temps en temps. J’espère les revoir très bientôt avec la fin de ce confinement.

Le Sporting a toujours eu des supporters chaleureux, quels étaient vos rapports avec eux ?

De très bons rapports ! Je n’ai jamais eu de problème et j’ai toujours été soutenu. J’étais d’ailleurs parrain d’un Club de supporters, le Matricule 22.

Comment voyez-vous l’évolution du football, en général, et de Charleroi, en particulier ?

C’est le football business, le pouvoir de l’argent. Le Sporting doit passer un palier, si le Club veut absolument grandir et rivaliser en permanence avec les 4-5 grands clubs du pays, la construction d’un grand stade est nécessaire, le Stade du Pays de Charleroi ne répond plus trop aux normes pour un futur grand club. Charleroi a le public, un secrétaire général top, un super commercial, un administrateur délégué qui nous montre depuis 10 ans ses compétences pour gérer ce club.

Que manquait-il au Sporting de votre époque ?

Les moyens financiers. Avec peu de moyens et des joueurs régionaux, les grands clubs avaient peur du Sporting de Charleroi.

Suivez-vous l’actualité de Charleroi et si oui, quels joueurs vous plaisent ?

Oui, toujours ! J’anime comme consultant, tous les mercredis, “Club Zébré” sur Télésambre, durant la saison avec François Grossard et Étienne Ghislain. C’est une émission sur l’actualité du Sporting de Charleroi.

Quels sont vos hobbys, vos passions ?

Coach sportif, le sport, la lecture, les amis, vacances, restos.

Aujourd’hui, que devenez-vous ?

Je suis commercial pour une société, partenaire du Sporting de Charleroi.