« Avant de parler de mon équipe, je voudrais juste signaler qu’on était moins dans le domaine du sport. Pour un entraîneur, un groupe de joueurs, un staff, un club, c’est vraiment désagréable de jouer un match avec une ambiance comme celle-là, avec tout ce qui peut se passer autour d’une telle rivalité. Le sport doit rester du sport et ce qui s’est passé dans les tribunes ne m’agrée pas du tout et j’espère vivre des moments comme ceux-là le moins souvent possible…
Dans les 20 premières minutes, je pense que nous n’avons pas pris le match comme nous aurions dû le prendre – conquérants, agressifs – pour garder le Standard dans le doute. Et le fait qu’il ait mené 0-1 est, je pense, mérité. Nous avons eu le cran de revenir dans ce match, nous avons eu le cran de mener. On sait très bien que le Standard n’avait plus mené au score depuis un certain temps… Dans la situation dans laquelle il se trouvait, pouvoir revenir au score était déjà une bonne chose, alors pouvoir mener…
Je parle rarement de l’arbitrage et ce que je vais dire ne signifie pas que le Standard a gagné grâce à l’arbitre, mais dans le championnat belge, quand un arbitre prend une décision, je pense qu’il doit la prendre de la même manière quel que soit le nom du joueur qui est sur le terrain. Van Damme mérite amplement une 2e carte jaune. Je signale quand même que c’est lui qui met un but extraordinaire qui relance le Standard. Je suis certain, car j’ai revu les images de la phase, que Ndongala ne simule pas. La compensation ne devrait pas exister mais effectivement, avant le 2-1, l’arbitre siffle une faute sur Saglik qui est une faute de compensation.
Ce n’est peut-être pas bien, parce qu’on a l’habitude que je sois très fairplay, très positif, mais je tenais à le signaler. Les décisions doivent être prises comme elles doivent être prises. Ce qui n’enlève rien au mérite du Standard, au superbe but de Van Damme et à la manière dont le Standard a évolué, comme il voulait évoluer, avec du jeu aérien, de la taille. Quand on a la chance de mener 2-1 et qu’on sait qu’il va y avoir de longs ballons aériens, des coups francs, on essaie d’injecter un peu plus de taille, un peu plus de gabarit, un peu plus de gars qui vont au duel dans l’équipe. C’est aussi ça la grande beauté du football : quand on a moins de taille que l’adversaire, on mène au score, quand on rivalise en taille, on perd le match…
Nous devons apprendre à maîtriser ce genre de situations, à maîtriser ce qui se passe autour du terrain, en dehors du terrain. Nous ne sommes pas encore une équipe assez vicieuse. Nous sommes peut-être une équipe à l’image de son entraineur : très calme et gentille…»