"Mon intégration se passe magnifiquement bien. Ce que m’avait dit le coach et Mehdi Bayat s’est avéré juste et correct. J’ai découvert un super groupe et un super noyau, avec des personnes amicales. Tout est parfait, il n’y a rien à redire. Il était clair que, pour moi, partir en stage était primordial, afin de faciliter mon intégration. Notre stage se passe de très belle manière, les installations et le terrain sont nickel. De plus, nous sommes la seule équipe à bénéficier de l’hôtel, ce qui te permet de travailler sainement et de te fatiguer, gentiment, avec le groupe.
J’ai une expérience que certains jeunes n’ont pas et j’ai peut-être un rôle à jouer sur cela. Pour accrocher ces PO1 et, qui sait, une place en Coupe d’Europe, il faudra, peut-être, un peu plus d’expérience et j’espère apporter ma pierre à l’édifice.
Je connais les raisons qui m’ont poussé à jouer en D2 et, cela, beaucoup de personnes l’ignorent. Ils ne le comprendraient d’ailleurs pas, car ils ne savent comment les choses se sont passées. Si je pouvais, gentiment, faire taire deux ou trois personnes, lorsque j’effectuerai de bonnes prestations, ce sera avec plaisir. Je veux aussi casser ce mythe qui n’existe pas, celui du Stade du Pays de Charleroi qui ne me porte pas chance. Certes, je m’y suis blessé deux fois, mais j’y ai également fait de beaux matchs.
À 29 ans, je vais découvrir mon premier club wallon. Il est clair qu’en D1, les clubs néerlandophones sont majoritaires. Donc, le pourcentage de signer dans un club francophone est moindre. Et ici, à mon âge, j’ai enfin eu la chance de signer un contrat en français et j’ai sauté sur l’occasion.Comme tout un chacun, je pense qu’il me faudra un temps d’adaptation. Jusqu’à présent, mon intégration se passe de très belle manière. En plus de ses six mois, j’ai une option d’un an et je sais que Mehdi Bayat est un homme de parole et nous savons ce que nous nous sommes promis. De mon côté, je vais travailler pour obtenir le maximum.
J’ai hâte de jouer dans le stade. Car, comme je l’ai dit dans les journaux, j’ai connu les deux facettes de Charleroi. Un stade de plus 25.000 places vide, mort et celui-ci qui depuis quelques années revit, où les tifos sont omniprésents. Je sais d’ailleurs, pour l’avoir vécu, que c’est compliqué de venir gagner au Sporting et que les supporters portent leur équipe et l’ambiance qui règne, lors des dernières minutes, est unique. Je suis impatient d’être sur le terrain et de défendre les couleurs de Charleroi."