Si vous êtes avides de statistiques, vous allez être servis !
Comparativement à la dernière confrontation entre les deux formations qui remontait au 16 janvier, Chris O’Loughlin avait reconduit seulement 4 titulaires : Dutoit, Bagayoko, Hendrickx et Cuevas. Avant le coup d’envoi, il avait délivré sa sélection qui comprenait… 5 joueurs âgés de 19 ans : De Sart, Allan et Swers qui étaient alignés d’entrée de jeu, De Norre et Angban faisant leur apparition aux 68ème et 80ème minutes. Avec une moyenne d’âge de 22,8 ans, les vaillants Trudonnaires étaient appelés à recueillir leur(s) premier(s) point(s) dans cette mini compétition et le culot de l’entraîneur nord-irlandais de faire confiance à des jeunes et de présenter une équipe expérimentale paya : les Limbourgeois empochèrent leur première unité sans avoir éprouvé trop de difficultés au bout d’un match durant lequel ils se virent, certes, dominés mais pas outrageusement car ils eurent presqu’autant d’actions offensives que le Sporting (48 pour 54 attaques zébrées).
Enfin, William Dutoit porte toujours autant la poisse aux Carolos puisqu’il a réussi à préserver un 3ème partage consécutif et à se montrer déterminant, particulièrement dès la 6ème, face à Jérémy Perbet. Les chiffres ne trompent pas : sur les 8 dernières rencontres face à Saint-Trond, les Zèbres ont enregistré leur 6ème match nul (pour une victoire des deux côtés) !
Pour en venir enfin à l’analyse, les spectateurs ne purent avoir grand-chose à se mettre sous la dent. La première mi-temps fut insipide et à part l’occasion de début de match, le tir de Cristian Benavente à la 23ème et la seconde très grosse opportunité qui échut à Amara Baby à la 27ème, les Zèbres butaient devant le rempart jaune et bleu qui évoluait en bloc compact très haut dans le camp opposé.
Si notre talentueux Péruvien s’évertuait tant bien que mal à aider Enes Saglik à diriger les manœuvres locales, Steeven Willems et Javier Martos devaient rester très attentifs face aux déplacements constants et variés du très dangereux Proschwitz qui profitait de la moindre brèche pour créer des espaces profitables à ses partenaires : non seulement Bagayoko, Kotysch et Cuevas (ce dernier, très accrocheur) s’expatriaient à la moindre reconversion offensive mais aussi les jeunes pousses aux dents longues, le prometteur brésilien Allan et Swers (qui compte une cape nationale en U19), s’enhardissaient à compliquer la progression des Carolos par leur inlassable travail entre les lignes, leur intelligent marquage et leur très bonne lecture du jeu.
À la pause, on effaçait tout au tableau et Felice Mazzù décidait de lancer Sotiris Ninis dans la bagarre. Ce dernier trouva instantanément ses repères et offrit le ballon du 1-0 à Amara Baby.
On croyait les Zèbres lancés mais les visiteurs ne se départirent pas de leurs excellentes dispositions tactiques et de leur évidente bonne volonté à l’image des deux nouveaux milieux que O’Loughlin choisit d’introduire : le séduisant De Norre (deux titularisations chez les U17) et le non moins attrayant ivoirien Angban. Pendant ce temps, les Carolos ne purent trouver la solution pour accroître leur avantage et quand on dit que l’histoire ne repasse pas les plats, cette maxime ne se confirme actuellement pas pour les Zèbres puisque, suite aux avertissements préalables de Proschwitz et Gerkens, Kotysch profita d’une furtive et collective inattention coupable pour remettre les compteurs à zéro.
Sur deux rencontres, les Zèbres ont forcé 25 corners qui se sont tous avérés improductifs et une fois de plus, ils n’ont pu chasser leurs vieux démons qui les hantent maintenant depuis plus de 630 minutes (4 défaites et 3 partages où ils se sont fait à chaque fois rejoindre).
Il faudra absolument inverser la tendance sur la pelouse du FC Malinois sous peine d’entendre retentir le clap de fin…