« Jouez au football ! Faites-vous plaisir ! » semblait éructer, de son banc de touche, Felice Mazzù à l’encontre de ses joueurs qui, à l’exception d’un début et d’une fin de première mi-temps mieux en adéquation avec leur statut, n’avaient pas rendu jusque-là un bulletin digne d’une formation de la Jupiler Pro League, malgré une très nette domination en possession de balle. Bigre, on croyait réentendre les mêmes propos de Robert Waseige envers son Capitaine Raymond Mommens et ses coéquipiers, le 6 novembre 1993 sur la pelouse de l’Olympic, le frère ennemi, qui avait réussi à contraindre son cher voisin aux prolongations après un 2-2 anthologique ! Heureusement, ce scénario ne se répéta point, le « Croky » au tableau noir fut mieux assimilé par des Zèbres qui furent (un peu) plus appliqués après un recadrage ou « remontage de bretelles » bien nécessaire. Comme on pouvait s’y attendre, Parfait Mandanda, Benjamin Boulenger, Dorian Dessoleil, Clinton Mata, Karel Geraerts et Florent Stevance avaient l’occasion d’améliorer leurs statistiques de jeu au détriment de Nicolas Penneteau, Francis N’Ganga, Steeven Willems, Stergos Marinos, Christophe Diandy et Jérémy Perbet. Si le Sporting avait bien débuté, la suite fut moins charismatique et Walhain n’hésitait pas à semer le danger sur des initiatives de Benazzi et Steens. Les visiteurs auraient même pu revendiquer l’octroi d’un penalty sur une phase où David Pollet eut le bras un peu trop « nonchalant ». Soit, la pièce tomba du bon côté pour les Carolos avec un auto-goal de Steens sur un pressing intelligent de Karel Geraerts. Après une occasion cinq étoiles que les visiteurs galvaudèrent inexplicablement, David Pollet rassura les siens en plantant, avec un maximum de réalisme, un deuxième but rassérénant juste avant le repos. Peu avant l’heure de jeu, l’ambiance dans les tribunes monta d’un cran avec l’apparition de l’attaquant Walhinois Clément Moors, un inconditionnel du Sporting de Charleroi, qui précéda celle de Jérémy Perbet en lieu et place de Dieumerci Ndongala. Le n° 3 tomba de l’opportunisme de l’attaquant, propriété d’Istanbul Basaksehir, qui profita d’une approximation coupable de Charles Couchies. Les Zèbres ont évité la « Coupe » au carré et même s’ils ont eu un petit coup de barre… quelques « Croky » et ça repart ! Des saveurs savamment salées et sucrées qui les accompagneront pour des retrouvailles avec des Malinois qui, à défaut de « Croky », ont un (ou plusieurs) œuf(s) à peler avec les Zèbres depuis ces fameux barrages européens… croustillants !
Quand le Sporting s’élance… We Are Charleroi !